Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 22 mars 2021
Un principe très général de l’organisation du cerveau confirmé par son activité dynamique intrinsèque

On savait depuis un certain temps déjà que lorsqu’on effectue une tâche quelconque, une mémoire sensorielle de très courte durée collabore avec des capacités de mémorisation plus longues pour nous permettre d’effectuer la tâche. Et l’on savait aussi que cet encodage à différentes échelles de temps est corrélé avec la fréquence des oscillations de l’activité neuronale dans ces régions, des fréquences élevées des aires corticales sensorielles jusqu’aux fréquences très basses de nos aires associatives multimodales. Or dans un article intitulé Hierarchical dynamics as a macroscopic organizing principle of the human brain publié en août dernier dans la revue PNAS, Ryan Raut, Abraham Snyder et Marcus Raichle montrent que l’on peut généraliser ce grand principe non seulement à l’ensemble du cortex mais aussi à plusieurs structures sous-corticales. Partout, le profil temporal de l’activité oscillatoire spontanée dans le cerveau semble organisé le long de gradients allant de zones sensorielles à activité rapide à des zones multimodales correspondant à des fonctions de plus haut niveau où l’activité oscillatoire est beaucoup plus lente. (suite…)

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lundi, 15 mars 2021
Consolider nos souvenirs simplement en dormant

Est-ce qu’on peut apprendre en dormant ? Ce désir d’apprendre passivement durant la nuit et de se réveiller trilingue le matin a alimenté bien des fantasmes. Le problème, c’est juste que ça ne marche pas. Du moins pas comme on pensait. Car dans un cadre très précis il semblerait que ça puisse avoir une influence, mais très modeste. D’abord il faut dire tout de suite qu’on ne peut pas apprendre des choses complètement nouvelles en dormant. Donc faire jouer de l’espagnol ou de l’allemand durant la nuit, sans rien faire d’autre, ça ne va rien vous apporter, à part peut-être une mauvaise nuit de sommeil. Ce qu’on a découvert cependant, c’est que d’envoyer durant notre sommeil profond des stimuli bien précis ayant préalablement été associés à des choses apprises durant la journée peut aider un peu à consolider ces apprentissages. (suite…)

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lundi, 8 mars 2021
Le sommeil, un prix à payer pour la plasticité de notre cerveau ?

À 75 ans, un humain a dormi environ 25 années ! Ce n’est quand même pas rien de passer 8 heures par jours sur le dos, presqu’immobile, à dormir et à rêver. Pourquoi le sommeil semble-t-il si essentiel ? Dans un article publié en 2008 dans la revue Plos Biology, Chiara Cirelli et Giulio Tononi se demandaient si ce ne n’était pas une sorte d’état pas défaut dans lequel les animaux tomberaient lorsqu’ils n’ont pas de besoins immédiats comme manger ou se reproduire. Et peut-être aussi bien sûr pour reposer un peu leur corps et leur cerveau. Mais cette hypothèse de départ ne tient pas la route bien longtemps à mesure que sont explorées différentes caractéristiques du sommeil dans l’article. Je vous les résume brièvement avant de dire deux mots sur la « synaptic homeostasis hypothesis » présentée par la suite par ces auteurs comme rôle fondamental du sommeil. (suite…)

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lundi, 1 mars 2021
Un exemple de l’importance de nos rythmes cérébraux

Une grande majorité de nos neurones ont une activité rythmique, c’est-à-dire qu’ils envoient des influx nerveux, puis se taisent, puis recommencent, et ainsi de suite. Ces oscillations ont différentes fréquences et constituent un moyen de communication de choix entre les neurones de notre cerveau. Mais ce qui est souvent dommage avec les rythmes cérébraux, c’est que les textbooks sur les neurosciences pour les jeunes au collège et même à l’université ne les abordent que très superficiellement, alors que c’est là que bien des mystères commencent un peu à s’éclaircir. Prenons par exemple la consolidation de nos apprentissages qui est associée à certains types d’activité nerveuse dans l’hippocampe. Bien des bouquins vont s’arrêter là. Par quel mécanisme cela pourrait se faire ? Mystère et boule de gomme. On dit que les souvenirs appris récemment vont être consolidés durant le sommeil ou reconsolidés quand on va se les remémorer, et que ça implique l’hippocampe, point. (suite…)

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lundi, 22 février 2021
Des cours en ligne sur la COVID-19, la science et le cerveau

Pandémie oblige encore, j’aimerais vous signaler aujourd’hui plusieurs ressources déjà en ligne où à venir prochainement sur les sujets annoncés dans le titre de ce billet. Elles sont accessibles gratuitement grâce au collectif de bénévoles de l’UPop Montréal dont j’ai le plaisir de faire partie. Et ça commence pas plus tard que demain soir, alors que débute le premier cours de cette session Printemps-Hivers 2021 ! (suite…)

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