Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 22 février 2021
Des cours en ligne sur la COVID-19, la science et le cerveau

Pandémie oblige encore, j’aimerais vous signaler aujourd’hui plusieurs ressources déjà en ligne où à venir prochainement sur les sujets annoncés dans le titre de ce billet. Elles sont accessibles gratuitement grâce au collectif de bénévoles de l’UPop Montréal dont j’ai le plaisir de faire partie. Et ça commence pas plus tard que demain soir, alors que débute le premier cours de cette session Printemps-Hivers 2021 !

Ce premier cours s’intitule « Les limites de la prise en charge actuelle de la COVID-19 : transmission et traitements » et fera le point sur ce qu’on sait maintenant, plus d’un an après le début de cette crise sanitaire mondiale, sur ces deux aspects importants de la maladie.

« Est-ce que les autorités de santé publique et le gouvernement du Québec prennent les meilleures décisions en fonction du consensus scientifique qui se dessine à propos de la transmission aérienne du virus ? Et qu’en est-il de l’état des lieux à propos des traitements disponibles ? Y a-t-il des traitements peu dispendieux et largement accessibles dès maintenant qui pourraient être utilisés ? Si oui, pourquoi le sont-ils si peu ? Et qu’est-ce qui conditionne ces choix ? »

Voilà quelques questions soulevée dans le descriptif de ce cours de deux séances dont la première sera donnée demain, mardi le 23 février, à 19h, par Nancy Delagrave sur Zoom (lien pour assister à la séance : https://us02web.zoom.us/j/85863542013?pwd=OW5pdWhvb3E2YzBncFF2OG9zbzhsQT09 ). L’autre séance, donnée le mardi suivant, 2 mars, par Perig Gouanvic, aura pour titre « Les conflits entre médecine, recherche et pharmaceutiques dans la lutte contre la COVID-19 ».

Comme on a de la suite dans les idées à l’UPop, un autre cours creusera cet aspect épistémologique des sciences en s’attardant pour sa part sur les « Splendeurs et misères des publications scientifiques ». En effet, plus que jamais depuis le début de cette pandémie

« Nous sommes quotidiennement exposés à des titres tels que : « Les scientifiques ont montré que… », « D’après une équipe de biologistes…. », « Les experts sont d’avis que… » Mais d’où ces affirmations tiennent-elles leur légitimité ? Et comment savoir s’il nous est possible de s’y fier? Pour la majorité de la population, l’univers des publications scientifiques demeure opaque. Accessibilité limitée, langue spécialisée, hermétisme des termes employés : plusieurs raisons peuvent être invoquées pour expliquer cette situation qui n’en demeure pas moins problématique. Alors qu’il semble de plus en plus difficile de déterminer le vrai du faux dans un monde médiatique où tout un chacun peut s’exprimer publiquement, il importe de comprendre les objectifs et le fonctionnement de la publication académique. »

C’est Julie Augustin, doctorante en sciences biologiques, qui prendra le temps de débroussailler tout ça avec nous les mardis 16 et 30 mars prochains.

Quant aux cours sur le cerveau, il n’y en a pas de nouveaux cette session-ci à l’UPop, mais votre humble serviteur s’est commis à maintes reprises par le passé en laissant des traces de ses présentations, toujours accessibles gratuitement. À commencer par le cours de dix séances « Notre cerveau à tous les niveaux » donné l’année dernière pour souligner les dix ans de l’UPop. Les 7 premières séances filmées en Facebook live et les 3 dernières sur Zoom sont accessibles sur la chaîne Youtube crée à la suite de ce cours. Pour faire un petit voyage du Big Bang à la conscience, en passant par la grammaire neuronale et nos grands réseaux cérébraux, c’est là que ça se passe !

Sinon avant ça il y avait eu à l’hiver 2017 les 3 séances de « Pourquoi le cerveau a besoin du corps et de l’environnement pour penser” dont les pdf des présentations sont accessibles par la page du cours sur le site de l’UPop. Un cours en trois temps, donc, qui se déploie avec la complexité du sujet traité avec d’abord le cerveau, ensuite le cerveau-corps, et finalement le cerveau-corps-environnement.

À l’hiver 20016, il y avait eu aussi le cours « Deux inclassables du XXe siècle: Walter Benjamin et Henri Laborit » où j’avais présenté d’abord les intuitions de Laborit sur le cerveau, puis son leitmotiv « Conscience, connaissance, imagination ». Les pdfs sont aussi disponible, en plus du site web Éloge de la suite sur la vie et l’oeuvre de Laborit que j’avais créé en 2014 et par où tout ça avait commencé.

Finalement, si l’on remonte dans la « préhistoire » de l’UPop, il y avait eu mes 4 cours « Parlons cerveau » de l’hiver 2011 à l’automne 2013 dont certaines séances sont accessibles par la page Présentations du Cerveau à tous les niveaux (les 5 dernières de cette page, #6 à #10).

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lundi, 15 février 2021
Le cerveau à tous les niveaux retrouve toutes ses animations !

Le cerveau à tous les niveaux a voulu être, dès sa conception, un site web interactif permettant au grand public de s’approprier les bases biologiques des comportements humains. Beaucoup de cette interactivité lui vient de ses différentes boîtes de navigation qui permettent d’explorer à loisir les différents niveaux d’organisation du vivant tout en choisissant le niveau d’explication qui vous convient : débutant, intermédiaire ou avancé. Mais comme la biologie et les neurosciences regorgent de phénomènes dynamiques, c’est-à-dire qui se déploient dans le temps, il est apparu très vite essentiel que certains mécanismes nécessitaient plus que des images pour en donner un réel aperçu. C’est ainsi que près d’une centaine d’animations avaient été produite en Flash pour rendre compte de ces mécanismes, allant de la génération des potentiels d’action à l’effet des drogues au niveau de la synapse, en passant par les bases de la plasticité neuronale ou de la contraction musculaire. Or près de deux décennies après son lancement, la technologie Flash en question est devenue obsolète et les navigateurs web ont même cessé de la supporter complètement  à partir du 31 décembre dernier, tel que mentionné par exemple ici ou , C’est donc l’ensemble des animations du site qui étaient devenues ainsi inaccessibles. Or la bonne nouvelle du jour, c’est qu’elles sont à nouveau toutes disponibles ! (suite…)

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lundi, 8 février 2021
Des pionniers de la recherche sur la neurogenèse et la vision

Ayant moins de temps cette année pour la rédaction de ces billets, je me contenterai cette semaine d’attirer l’attention sur deux chercheurs séniors qui sont toujours actifs et inspirants : Fred Gage et Deric Bownds.

Le premier s’est prêté récemment au jeu d’une entrevue sur sa carrière scientifique. On y apprend comment Fred Gage est devenu un pionnier de la recherche sur la neurogenèse, c’est-à-dire le développement de nouveaux neurones dans le cerveau de mammifères adultes. Il est toujours intéressant de voir le parcours scientifique de quelqu’un qui a été amené à briser un dogme, soit ici l’idée qui a eu cours durant les dernières décennies du XXe siècle qu’on naissait avec notre stock de neurones et qu’on ne faisait qu’en perdre par la suite durant toute notre vie. (suite…)

Le bricolage de l'évolution | Pas de commentaires


lundi, 1 février 2021
Des cartes mentales pour s’orienter, mais pas que !

Dans les années 1930-1940, on expliquait la capacité des rats à apprendre à retrouver leur chemin dans un labyrinthe selon le paradigme behavioriste dominant de l’époque basé uniquement sur la construction de liens entre des stimuli et des réponses comportementales. Quand le rat arrivait au bout du labyrinthe au bon endroit, une récompense alimentaire permettait de renforcer les connexions neurales derrière les associations qui avaient été nécessaires pour réussir la tâche, disait-on. Mais cette façon de voir les choses était incapable d’expliquer des observations étonnantes faites en 1948 par le psychologue américain Edward Tolman : des rats découvraient des raccourcis pour atteindre leur récompense dans des labyrinthes sans jamais y être  passé auparavant ! (suite…)

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lundi, 25 janvier 2021
« L’école des profs » toujours active, même en temps de pandémie !

Crédit image : M.C. Escher

J’ai présenté mercredi dernier une conférence d’une heure en ligne dans le cadre de mes « Écoles de profs », ces perfectionnements en sciences cognitives que je donne surtout aux professeurs de cégep du Québec. Je vous en parle aujourd’hui pour deux raisons : d’abord pour vous en signaler le contenu accessible comme toujours en pdf sur le site, et aussi pour rappeler que cette activité peut se tenir en ligne et que je suis plus que disponible pour en donner dans les mois qui viennent !

Le sujet proposé par des profs de philo du collège de Maisonneuve à Montréal tournait autour des  « théories contemporaines de l’esprit ». Cela m’a permis de faire une petite synthèse de différents éléments de contenu que j’avais accumulé au fil des ans sur la question et qui se retrouvent donc dans la présentation Cerveau, corps, conscience et environnement : l’apport des sciences cognitives accessible directement en suivant ce lien. (suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


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