Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 1 novembre 2021
La diminution du volume cérébral humain plus récente qu’on ne le croyait

Durant les derniers quelques millions d’années, notre lignée du genre Homo a vu son mode de vie radicalement transformé. On est passé de chasseurs cueilleurs, à agriculteurs, à travailleurs autonomes tout seul chez soi devant son ordinateur avec des rencontres Zoom toute la journée… Je blague un peu, mais il est vrai qu’aucune autre espèce n’a connu de tels changements comportementaux durant la même période. Or le cerveau de l’australopithèque puis des différentes lignées du genre Homo a vu, durant les 6-7 derniers millions d’années, son volume tripler ou quadrupler, une explosion de volume absente chez nos plus proches cousins les chimpanzés. Cet accroissement spectaculaire de notre volume cérébral est donc bien sûr le suspect numéro un pour explqiuer le développement incroyable de nos capacités cognitives durant à peu près la même période. Or on savait que, plus récemment, le volume cérébral du cerveau humain avait légèrement diminué. Certains situaient le début de cette baisse de volume à il y a 35 000 ans vers l’époque des premières peintures rupestres, d’autres plus vers il y a 10 000 au début du néolithique, c’est-à-dire l’avènement de l’agriculture et de la domestication animale. Mais une étude publiée le 22 octobre dernier situe le début de ce déclin de volume beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait, vers il y a 3 000 ans seulement ! (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 25 octobre 2021
La microscopie de localisation ultrasonore pour voir la circulation sanguine comme jamais dans le cerveau

Les techniques d’imagerie qui permettent de voir différents aspects du cerveau humain, tant anatomiques que physiologiques, chez des sujets vivants sont autant d’exploits technologiques que d’inventivité scientifique. On en a un nouvel exemple avec la microscopie de localisation ultrasonore qui vient d’être utilisée pour la première fois pour visualiser la circulation sanguine cérébrale de façon dynamique à l’échelle du capillaire sanguin. Cette possibilité nouvelle de voir les flux sanguins de manière ultrarapide de ultra précise ouvre la porte à une meilleure compréhension de l’irrigation du cerveau et des problèmes qui peuvent y survenir, comme les anévrismes.

Ayant repris mes conférences sur le cerveau et étant serré dans le temps de ce côté cette semaine, je me contenterai de citer deux sources qui expliquent bien les bases de la technique en question (merci à André Dufresne pour m’avoir signalé la première). Dans l’article de Chloé Bourquin, doctorante en génie biomédical à Polytechnique Montréal qui travaille avec la microscopie de localisation ultrasonore au niveau du cœur, on apprend ainsi que : (suite…)

Non classé | Pas de commentaires


lundi, 18 octobre 2021
Un manifeste pour une véritable santé publique

J’aimerais vous parler aujourd’hui d’une initiative importante qui est un peu passée sous le radar des grands médias : Le Manifeste pour une véritable Santé publique. Il soutient entre autre que la santé publique a failli à de nombreux niveaux durant la crise sanitaire en laissant plusieurs décisions être davantage motivées politiquement que scientifiquement. Plusieurs des mesures mises en place au Québec par le gouvernement Legault, la plupart du temps de façon unilatérale, auraient fait, selon les 640 professionnels de la santé et universitaires qui ont présentement signé le manifeste, plus de tort que de bien à la population dans son ensemble. L’un des objectifs de ce regroupement est d’ailleurs de répertorier ces « dommages collatéraux » qui vont de l’anxiété à la dépression en passant par le décrochage scolaire, les violences familiales, les surdoses et même le suicide. C’est en ce sens qu’il me semble pertinent d’en parler dans un blogue qui ne cesse vouloir montrer les liens intimes qui unissent notre cerveau, notre corps et notre environnement. (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 12 octobre 2021
Francisco Varela : une pensée vivante

De retour d’une bouffée de belle nature campagnarde durant la journée fériée de l’action de grâce d’hier, je me contenterai cette semaine de vous transmettre l’information sur une autre journée d’étude hommage à la pensée de Francisco Varela que m’a transmis un lecteur (merci Dominique !). Elle a eu lieu à Paris le 28 mai dernier, donc très exactement 20 ans jour pour jour après la disparition prématurée du neurobiologiste chilien le 28 mai 2001. (suite…)

Dormir, rêver... | Pas de commentaires


lundi, 4 octobre 2021
Les multiples dimensions de la douleur, du moléculaire au social

« Si tu ressens la douleur, tu es un être vivant. Si tu ressens la douleur des autres, tu es un être humain. »  – Léon Tolstoï

 

Je suis tombé par hasard ce matin sur cette citation attribuée à Léon Tolstoï au sujet de la douleur alors que j’ai justement eu une discussion là-dessus hier avec un ami. Et tout de suite après, j’apprends que le prix Nobel de physiologie ou de médecine a été décerné plus tôt aujourd’hui aux Américains David Julius et Ardem Patapoutian, pour leur découverte sur les “récepteurs concernant la température et le toucher”. Et comme Julius a utilisé la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure, pour caractériser un récepteur qui réagit à la chaleur, cet autre lien avec la douleur venait me convaincre d’en faire le sujet de mon billet d’aujourd’hui ! (suite…)

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires