Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 13 avril 2020
Pour recréer des échanges bienfaisants au temps de la COVID-19

Il y a deux mois à peine, bien peu de gens, en tout cas au Québec, ne se souciaient de ce coronavirus qui sévissait très loin en Asie. Et puis, il y a un mois jour pour jour, le gouvernement annonçait la fermeture de toutes les écoles du Québec pour freiner la propagation de ce qu’on appelait maintenant la COVID-19. Depuis, tout a été fermé sauf les services essentiels à cause de ces très petits êtres qui bouleversent nos vies. Ce blogue tente depuis de faire sa part pour aider à traverser au mieux ces longues semaines de confinement en attirant par exemple l’attention sur les défis qu’elles posent pour notre santé mentale et en mettant des ressources en ligne sur le cerveau. C’est de deux initiatives en ce sens dont j’aimerais vous parler aujourd’hui : la reprise en ligne du cours Notre cerveau à tous les niveaux et l’essai d’un « courrier des lecteurs » avec ce blogue !

Comme l’indique le site web de l’UPop Montréal, les 3 séances restantes du cours Notre cerveau à tous les niveaux seront données en ligne les mercredis 22 avril, 20 mai et 17 juin (avec possibilité de revenir au café si jamais les mesures de confinement commençaient à être levées…). La prochaine séance, la 8e sur 10, s’intitule « Cerveau et corps ne font qu’un : origine et  fonction des émotions ». Elle sera donc donnée le mercredi 22 avril à19h à l’aide de la plateforme Zoom. Pour ceux et celle qui connaissent déjà cet outil, le lien pour cette séance est le https://zoom.us/j/756869242. Pour les autres, l’événement Facebook de cette séance fourni une marche à suivre pas très compliquée pour accéder à la séance avec Zoom. Nous allons rendre muet le micro de tous ceux et celles qui assisteront au cours, histoire d’éviter les bruits parasites, mais vous pourrez cependant utiliser le bouton « Chat » pour poser vos questions par écrit à tout moment durant la présentation.

En préparant celle-ci au cours des dernières semaines, j’ai modifié passablement le plan qui avait été affiché originellement sur le site de l’UPop Montréal. Je vous propose plutôt une séance centrée sur les émotions où l’on découvrira d’abord la nécessité d’attribuer une valeur positive, négative ou neutre aux choses qui nous entourent. On verra ensuite que cette attribution se fait en fonction du corps particulier qu’on a à maintenir en vie. L’origine de ce qu’on appelle les émotions découlera de ce processus essentiel à notre survie.

En toile de fond, cette séance servira aussi à montrer à quel point cerveau et corps sont si inextricablement liés qu’on devrait toujours parler du « cerveau-corps » comme d’un tout. Il est par exemple très difficile de distinguer cognition et émotion, parce que la première s’enracine dans la seconde, qui elle-même s’enracine dans le corps tout entier. On sait maintenant que tous les grands systèmes du corps humain (nerveux, endocrinien, immunitaire, etc.) communiquent entre eux. Cela veut dire que nos simulations mentales peuvent avoir un effet direct bien concret sur notre corps et notre santé. Nous le constaterons avec l’exemple positif de l’effet placebo et négatif du stress.

* * *

C’est en pensant à de potentielles ressources en ligne sur le cerveau que m’est revenu un billet que j’avais écrit il y a trois ans sur des BD qui parlent de science. J’y présentais entre autre le formidable travail de la bédéiste Marion Montaigne et de sa bande dessinée « humoristico-scientifique » qu’elle publie en ligne depuis 2008 sous le titre « Tu mourras moins bête » (avec le délicieux sous-titre « mais tu mourras quand même ! »). En parcourant le Net, j’apprends que la série a aussi été publiée sous forme d’albums BD et qu’elle est aussi adaptée depuis 2016 en une série animée diffusée sur la chaîne Arte (les plus récents épisodes ne semblent pas accessibles au Québec, mais les plus anciens oui). Voici par exemple l’une de ces petits dessins animés de 3 minutes sur l’immunologie, question de se rappeler qu’on est quand même naturellement fort bien protégé contre les microbes en tout genre.

Le même thème avait été traité en BD en 2009, de même que celui des virus en général en 2011 (d’où est tirée l’image en haut de ce billet).

Or chaque épisode de la série commence avec une question adressée sur une carte postale virtuelle au Professeur Moustache, l’irrévérencieux alter ego de l’auteure. Et c’est à partir de cette question que Marion Montaigne va se documenter (voir sa toujours riche bibliographie commentée au bas de chaque publication) et construire l’exposé du Professeur Moustache.

Je n’ai pas la verve incisive et provocatrice de Montaigne, mais je me suis dit qu’il serait peut-être intéressant de tenter l’essai d’un « courrier des lecteurs » avec ce blogue. Mes présentations et autres Écoles des profs m’ont en effet permis de constater que les gens ont souvent des questions apparemment simples ou naïves, mais qui sont la plupart du temps les plus difficiles à répondre ! Ce qui nous semble évident, surtout en ce qui concerne le cerveau ou la pensée en général, cache souvent des couches et des couches de complexité. Et trouver un trajet pédagogique pour évoquer cette complexité sans couper les coins trop rond est souvent un véritable défi !

Ne reculant devant rien(!), je vous propose donc à partir de maintenant de ne pas hésiter à m’envoyer des questions qui vous turlupinent depuis un bout par rapport à n’importe quel processus cérébral ou phénomène psychologique. Je reçois sporadiquement ce genre de question par le courriel du site et cette voie demeure une bonne façon de me contacter. Je pigerai au besoin dans ces anciennes questions pour rédiger à l’occasion des billets « courrier des lecteurs » sur ce blogue, mais n’hésitez pas à m’en envoyer de nouvelles dans les prochaines semaines. Cela pourra être une façon pour vous comme pour moi de recréer ces échanges sociaux bienfaisants qui se font rares par les temps qui courent.

Du simple au complexe | Pas de commentaires


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