Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 19 février 2024
Les vers d’oreille comme prétexte pour parler simulations mentales et mémoire de travail

Pour les raisons que les lecteurs et lectrices assidues de ce blogue commencent à connaître (voir par exemple mon premier « journal de bord » de l’année intitulé « Le point sur le « sprint final » pour le bouquin avant sa sortie cet automne »), je me contenterai cette semaine de vous signaler un commentaire sur un phénomène intriguant, celui des « vers d’oreille ». Vous savez, ces bouts de chanson qui se mettent à jouer en boucles dans nos têtes pendant des heures, et parfois même des jours ! Je qualifie le billet de blogue de John Medina dont il est ici question de « commentaire » car comme il l’avoue d’entrée de de jeu, on ne sait pas grand-chose sur les causes de ce phénomène intrigant. Mais les deux points « neuro » abordés sont tout de même intéressants et renvoient à deux concepts clés, évidemment présents dans mon site et mon livre : celui de simulation mentale et de mémoire de travail.

Medina rapporte que lorsqu’on fait entendre une pièce musicale à quelqu’un dans un scan de résonance magnétique fonctionnelle, on voit son cortex auditif s’activer. Et lors qu’on arrête soudainement la pièce avec comme consigne de continuer alors à la chanter mentalement, on voit à peu près la même activation dans le cortex auditif. Rien de surprenant à cela aujourd’hui, alors qu’on sait que les aires sensorielles et motrices sont invariablement recrutées lorsque l’on fait ce qu’on appelle couramment de l’imagerie mentale. Cela aurait cependant paru étonnant à des scientifiques de la fin du XXe siècle qui baignaient dans les métaphores cognitivistes où penser et imaginer rimaient alors avec manipulation de symboles abstraits, et donc plutôt avec l’activation de régions associatives de haut niveau dans notre cerveau, pas des aires sensorielles ou motrices. Mais l’on s’est aperçu depuis que notre pensée est « incarnée », c’est-à-dire qu’elle s’ancre beaucoup plus qu’on pensait dans nos fonctions sensorimotrices, une approche qui traverse donc évidemment tout mon livre.

Médina signale ensuite le second point de son commentaire, à savoir que dans le cas d’un ver d’oreille, le réseau cérébral qui s’active est plutôt celui qu’on associe à la mémoire de travail, cette mémoire tampon qui nous permet de retenir quelques items pendant quelques secondes, mais qui s’évanouit normalement par la suite. Sauf, semble-t-il, pour les vers d’oreille, pour lesquelles un sous-ensemble de régions cérébrales qui correspond à ce qu’on appelle la « boucle phonologique » semble être le circuit où les vers d’oreille se « réverbèrent » inhabituellement longtemps. Pourquoi ? On ne semble pas pour l’instant en avoir la moindre idée, outre le fait que ce sont généralement des mélodies simples et accrocheuses.

Quant à savoir comment s’en débarrasser, disons qu’ils finissent par passer, et que se mettre dans la tête d’autres mélodies peut parfois aider. En espérant qu’elles ne deviennent pas à leur tour un nouveau ver d’oreille ! On aura au moins alors « changé le mal de place »…

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


lundi, 12 février 2024
Lancement de la session d’hiver-printemps de l’UPop Montréal, assorti d’un indice sur le livre !

J’aimerais vous signaler cette semaine un événement qui aura lieu ce mercredi à Montréal (Québec) : le lancement de la session Hiver-Printemps de l’UPop Montréal ! Quel est le lien avec ce blogue sur les sciences cognitives, et plus encore avec le livre que j’ai écrit et dont je fais ici le « journal de bord » depuis janvier 2022 ? Les lecteurs et lectrices de longue date du blogue se souviendront peut-être que je fais partie du collectif qui anime cette université populaire gratuite qui offre depuis 2010 des séries de cours dans les bars et les cafés de ma ville. Et que j’en ai moi-même donné plusieurs sur le cerveau, en particulier deux qui ont un lien avec mon livre : la série de 10 cours à l’automne 2019hiver-printemps 2020 qui ont servi de structure de base à mon bouquin; et un cours un peu spécial que j’avais donné au printemps 2015 en amenant les gens faire une randonnée au mont Royal comme s’ils déambulaient dans un modèle géant de leur cerveau ! Eh bien cette expérience pédagogique particulière, où chaque arbre était devenu un neurone, m’a inspiré l’une des rencontres qui a permis d’écrire une partie de mon livre ! (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 5 février 2024
Une excellent court métrage d’animation sur la naissance d’un cerveau

J’ai évoqué depuis le début de l’année qu’on entrait dans le « sprint final » de la production de mon livre dont je vous parle dans ce « journal de bord »  commencé en janvier 2022 et que cela aurait une incidence directe sur les billets de ce blogue. Par exemple en termes de dévoilement d’indices sur la forme particulière de l’ouvrage, comme ce fut le cas en septembre ainsi que le 15 et le 29 janvier dernier. Mais les premiers tests de mise en page arrivés aujourd’hui auront un autre type de conséquence : ne pas me laisser de temps cette semaine pour écrire un billet de blogue ! Mais je prends quand même une pause pour vous filer une petite perle… (suite…)

Le développement de nos facultés | Pas de commentaires


lundi, 29 janvier 2024
Journal de bord de Notre cerveau à tous les niveaux : des rencontres géographiquement situées dans le livre !

Comme je vous en avais parlé dans mon premier billet de 2024, on entre actuellement dans le sprint final de la production de mon livre dont je vous parle dans ce « journal de bord »  commencé il y a exactement deux ans en janvier 2022 dans la foulée du 20e anniversaire du Cerveau à tous les niveaux. Cela aura deux conséquence bien concrète dont je vous avais déjà parlé dans le billet d’aujourd’hui. D’abord, je n’aurai pas le temps d’y inclure du contenu scientifique comme tel parce que je dois finir la dernière relecture du bouquin qui part en mise en page incessamment. Et ensuite, comme j’avais commencé à le faire en septembre dernier, je vous donne aujourd’hui une autre indice de la forme particulière de l’ouvrage. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 22 janvier 2024
Le mal nommé « deuxième cerveau » dans nos intestins

Après la grosse annonce de la semaine dernière sur mon bouquin qui dévoilait que je l’ai écrit « grâce aux interactions que j’ai eues avec quelqu’un d’autre », je me suis rendu compte que je n’avais rien dit dans le bouquin au sujet d’une question que les gens me posent souvent après mes conférences : est-ce que c’est vrai qu’on a un « deuxième cerveau » dans le ventre, et si oui, comment est-ce possible ?! J’ai donc ajouté quelques lignes là-dessus dans le livre que je reprends pour vous ici ce matin en les modifiant un peu. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


  • Page 1 of 2
  • 1
  • 2
  • >