Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 25 novembre 2019
Des circuits de millions de neurones : plaisir, douleur, apprentissage, mémoire

On reprend cette semaine cette série de billets de blog automnaux en lien avec le cours «Notre cerveau à tous les niveaux» donné en collaboration avec l’UPop Montréal au café Les Oubliettes. Comme je n’ai pas fait la semaine dernière un premier billet pour soulever quelques questions générales reliées à cette séance, je ferai simplement une présentation du plan de match de ce qui vous attend ce mercredi 27 novembre lors de notre quatrième séance intitulée « Des circuits de millions de neurones : plaisir, douleur, apprentissage, mémoire ». (suite…)

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mardi, 12 mars 2019
La trace de nos apprentissages observée dans l’hippocampe et le cortex

Apprendre change le cerveau. Mais comment ? Et où ? Depuis quelques décennies, avec le développement des techniques d’imagerie cérébrale, on a de plus en plus de pistes de réponse à ces questions. Mais comme souvent avec le cerveau, ô surprise, ce n’est pas simple… Considérons seulement deux études récentes s’intéressant aux multiples modifications que subissent certaines régions du cerveau avec l’apprentissage, en particulier l’hippocampe et le cortex pariétal. (suite…)

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mardi, 17 avril 2018
Neurogenèse dans le cerveau humain adulte ? Après le récent « non », un « oui » tout aussi affirmatif !

Je l’ai toujours dit : la science offre plus de rebondissements que n’importe quelle série sur Netflix ! D’accord, il faut pour cela s’intéresser à certains aspects de ce que nous sommes qui se situent souvent à des niveaux d’organisation rarement mis en vedette dans le merveilleux monde du cinéma, mais justement c’est ce qui fait leur intérêt… 😉 C’est le cas de la neurogenèse, c’est-à-dire la naissance de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte, véritable énigme qui perdure depuis des décennies. En clair : y’en a-t-il ou pas ? (suite…)

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mardi, 27 mars 2018
La neurogenèse dans le cerveau humain adulte remise en question

Jeunes neurones (en vert) versus neurones matures (en rouge). Crédit image: Sorrells et al.

Un article publié dans l’édition du 15 mars dernier de la revue Nature a fait grand bruit. Intitulée « Human hippocampal neurogenesis drops sharply in children to undetectable levels in adults”, elle remet en question plusieurs autres études qui, depuis une décennie ou deux, avaient décelé plusieurs signes de la naissance de nouveaux neurones durant toute la vie dans au moins une région du cerveau humain, le gyrus dentelé de l’hippocampe.

Or l’étude de Shawn Sorrells et de ses 17 collègues du laboratoire d’Arturo Alvares-Buylla arrive à une toute autre conclusion. La neurogenèse serait bien présente chez l’enfant mais déclinerait rapidement durant l’adolescence et ne subsisterait au mieux qu’à l’état de traces chez l’adulte. Considérant l’engouement et les espoirs qu’avait suscité cette idée que notre cerveau fabrique de nouveaux neurones durant toute notre vie, on comprend pourquoi cette étude a suscité pas mal de réactions. (suite…)

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lundi, 26 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 4 : Plasticité et mémoires : l’inévitable hippocampe

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Ce n’est peut-être pas évident en jetant un coup d’œil au plan du cours, mais j’ai tenté de faire en sorte que chaque séance se bâtisse un peu sur la précédente.

Ainsi, après avoir regardé ce qui caractérisait le vivant dans la séance 2, nous avions conclu qu’il y avait dans l’autopoïèse non seulement des mécanismes de maintien de la structure de l’organisme, mais également une nécessité pour celui-ci d’entrer en contact avec son environnement afin de réguler activement son métabolisme.

Cette « finalité projective », génératrice de « sense-making » pour l’organisme (pour employer le vocabulaire des sciences énactives…), atteint un niveau de complexité considérable avec l’apparition des systèmes nerveux des animaux. Ceux-ci sont donc construits sur la nécessité de percevoir le monde environnant pour y agir, y trouver ses ressources et y fuir les dangers. Le cerveau humain ne fait pas exception, bien qu’il ait atteint des sommets dans le nombre de neurones qui ne sont ni sensoriels ni moteurs mais purement « associatifs », c’est-à-dire connecté essentiellement à d’autres neurones. (suite…)

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