Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 27 mars 2018
La neurogenèse dans le cerveau humain adulte remise en question

Jeunes neurones (en vert) versus neurones matures (en rouge). Crédit image: Sorrells et al.

Un article publié dans l’édition du 15 mars dernier de la revue Nature a fait grand bruit. Intitulée « Human hippocampal neurogenesis drops sharply in children to undetectable levels in adults”, elle remet en question plusieurs autres études qui, depuis une décennie ou deux, avaient décelé plusieurs signes de la naissance de nouveaux neurones durant toute la vie dans au moins une région du cerveau humain, le gyrus dentelé de l’hippocampe.

Or l’étude de Shawn Sorrells et de ses 17 collègues du laboratoire d’Arturo Alvares-Buylla arrive à une toute autre conclusion. La neurogenèse serait bien présente chez l’enfant mais déclinerait rapidement durant l’adolescence et ne subsisterait au mieux qu’à l’état de traces chez l’adulte. Considérant l’engouement et les espoirs qu’avait suscité cette idée que notre cerveau fabrique de nouveaux neurones durant toute notre vie, on comprend pourquoi cette étude a suscité pas mal de réactions. (suite…)

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lundi, 26 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 4 : Plasticité et mémoires : l’inévitable hippocampe

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Ce n’est peut-être pas évident en jetant un coup d’œil au plan du cours, mais j’ai tenté de faire en sorte que chaque séance se bâtisse un peu sur la précédente.

Ainsi, après avoir regardé ce qui caractérisait le vivant dans la séance 2, nous avions conclu qu’il y avait dans l’autopoïèse non seulement des mécanismes de maintien de la structure de l’organisme, mais également une nécessité pour celui-ci d’entrer en contact avec son environnement afin de réguler activement son métabolisme.

Cette « finalité projective », génératrice de « sense-making » pour l’organisme (pour employer le vocabulaire des sciences énactives…), atteint un niveau de complexité considérable avec l’apparition des systèmes nerveux des animaux. Ceux-ci sont donc construits sur la nécessité de percevoir le monde environnant pour y agir, y trouver ses ressources et y fuir les dangers. Le cerveau humain ne fait pas exception, bien qu’il ait atteint des sommets dans le nombre de neurones qui ne sont ni sensoriels ni moteurs mais purement « associatifs », c’est-à-dire connecté essentiellement à d’autres neurones. (suite…)

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lundi, 16 novembre 2015
La collaboration entre différentes régions cérébrales

L’une des choses les plus difficiles à comprendre avec le cerveau, c’est peut-être son organisation en réseau. Et l’étude sur les structures cérébrales impliquées dans la récompense retardée dans le temps dont il sera question aujourd’hui aide à mieux la comprendre. (suite…)

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lundi, 12 mai 2014
Une continuité évolutive entre la navigation spatiale et la mémoire déclarative ?

Il y a parfois de ces hypothèses dont on s’étonne qu’elles soient nouvelles tellement leurs éléments semblent bien s’emboîter. C’est un peu le cas de l’hypothèse d’une continuité évolutive entre nos processus cognitifs pour l’orientation dans l’espace et les mécanismes à la base de la mémoire déclarative, telle que proposée par György Buzsáki et Edvard Moser en janvier 2013 dans la revue Nature Neuroscience. (suite…)

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lundi, 27 janvier 2014
Un circuit cérébral pour lier deux événements dans le temps

Lorsqu’un éclair déchire le ciel durant un orage, on a tendance à « rentrer la tête dans les épaules » dans les secondes qui suivent parce qu’on appréhende le gros coup de tonnerre qui s’en vient. Ce type d’association entre un stimulus et un danger potentiel est quelque chose que notre cerveau retient facilement car cela a toujours eu une importance évidente pour la survie de l’organisme. (suite…)

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