Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !

Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org

Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:

Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace

Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :

Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe

Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.

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lundi, 2 mars 2026
La fumée des bombes et l’écran de fumée de leur justification langagière

Comment écrire un petit billet de blogue ce matin alors que le monde s’embrase à cause des cerveaux les plus inhumains que la Terre ait porté ? Quatre milliards d’années d’évolution du vivant, 2,5 millions d’années d’hominisation, 300 000 de déploiement d’Homo sapiens pour arriver à ça : des Trump, Netanyahou, Epstein qui violent ou bombardent des enfants dans une fuite en avant qui semble sans fin et crée partout souffrance et dévastation. Les justifications langagières les plus grotesques pour justifier ces crimes de guerre contre le droit international et l’humanité toute entière sont alors repris sans broncher par nos dirigeants politiques et la classe médiatique. Tous protègent ainsi un système hiérarchique au sein duquel ils occupent une place privilégiée. L’avantage d’une démarche scientifique transdisciplinaire comme celle que je tente d’avoir ici a au moins le mérite de nous permettre de discerner, à travers l’écran de fumée des beaux discours, les comportements et motivations réellement en jeu dans ces moments de crises. Partager ci-dessous quelques éléments de compréhension de ces actualités peut paraître bien dérisoire devant le vent d’extrême droite et de fascisme qui balaie notre monde. Ne pas réagir devant tout ça n’est cependant pas une option. Car si réfléchir et partager le fruit de nos réflexions ne garantit pas l’avènement d’un monde meilleur, ne rien faire garantit à coup sûr l’enfoncement dans la dystopie en cours. Je me contenterai donc de retranscrire quelques lignes de ma présentation de jeudi dernier au club de lecture de Notre cerveau à tous les niveaux qui résonnent particulièrement bien avec le triste « remake » guerrier auquel on assiste ces jours-ci au Moyen-Orient. La version pdf de cette présentation est accessible directement ici ou sous la description de la 10e séance sur la page du club de lecture sur le site de l’UPop Montréal.

J’y rappelais entre autres que le sociologue Max Weber écrivait déjà, il y a plus d’un siècle, que

« Toute classe dominante développe un discours idéologique de légitimation rationnelle de sa domination sociale ».

Et j’exprimais le souhait que les sciences cognitives, avec les mécanismes psychologiques que je venais de survoler dans ma présentation, en mettant en évidence les rouages de nos justifications langagières, permettrait aux gens de mieux voir les véritables motivations de la classe dominante et ainsi de tomber moins facilement dans leurs pièges rhétoriques.

Car les concepts qui se diffusent dans une culture donnée et qu’on adopte spontanément nous amènent à projeter ces catégories plutôt que d’autres sur notre monde, qu’il soit celui, intérieur, de nos émotion ou celui,  extérieur, de nos perceptions. Dans les deux cas, cela va nous amener à percevoir le monde à travers ces catégories mentales-là qui peuvent éclairer mais aussi bien souvent obscurcir le réel.

Les exemples sont nombreux et au cœur des manipulations dans le « merveilleux monde » de la politique. Quand on invoque par exemple la « sécurité économique » pour justifier des dépenses pharaoniques comme l’a fait récemment le ministre Bernard Drainville pour défendre son projet de « 3e lien » à Québec, ou comme les États-Unis le font depuis bien avant Trump pour justifier leurs guerres de conquête, on cherche à jouer sur deux cordes sensibles en même temps, puisque ces deux termes sont fortement connotés positivement : le 1er pour des raisons évolutive; le 2e par conditionnement répété dans les grands médias où il ne se passe pas une journée sans qu’on nous répète que l’économie (lire, la croissance infinie dans un monde fini) est bonne pour nous.

Même chose quand on parle de l’impôt sur le revenu en tant que « fardeau fiscal », ce qui permet dans ce cas-ci de mettre en avant d’abord son aspect prélèvement (et donc négatif) et pas son aspect positif de redistribution pour les programmes sociaux, par exemple.

Et on pourrait continuer longtemps la liste de concepts auxquels on a associé une émotion négative, et dont l’utilisation ad nauseam dans sur la scène politico-médiatique sert constamment le pouvoir en place. Deux grands classiques encore ici :

–          complotiste, pour toute personne qui déroge ou questionne la version officielle des faits ou de leur interprétation avancée par les pouvoirs en place (quand on sait à quel point les « armes de destruction massive » et autres mensonges fameux sont la norme en politique, c’est pour le moins problématique);

–          antivax, pour toute personne qui osait durant la pandémie nuancer la consigne de vaccination mur à mur sans discernement en évoquant le principe de précaution ou le rapport coût / bénéfice selon sa condition particulière, pourtant deux piliers de l’art de la médecine depuis toujours.

J’arrête ici pour aujourd’hui. Non sans rappeler que lorsqu’on peut encore échapper à ces fous furieux qui détruisent le monde, on peut chercher à travailler ensemble pour améliorer le destin de tout un chacun. Comme le font par exemple les chercheurs et chercheuses du laboratoire de Guillaume Dumas à l’hôpital Sainte-Justine à Montréal qui prennent le temps de venir nous en parler à l’UPop Montréal comme mardi dernier et les trois prochains mardis. Et donc demain, pour une séance intitulée : Quand le patient devient la boussole du chercheur. À 19h, au café les Oubliettes.

De la pensée au langage, Non classé | Pas de commentaires


lundi, 23 février 2026
Penser notre cerveau et s’en servir chaque soir cette semaine

J’essaie de faire ici des billets pas trop longs, mais j’échoue souvent lamentablement comme la semaine dernière quand je découvre en l’écrivant des phénomènes fort révélateurs comme la « merdification » des plateformes numériques. Alors aujourd’hui, je me contenterai de vous donner un aperçu de la première semaine de cours de la session hiver-printemps de l’UPop Montréal qui commence demain soir. Après tout, deux des trois cours de cette semaine parlent directement du cerveau. Et même le troisième, d’une certaine façon, car tout ce qui touche l’humain, ses difficultés et ses défis, touche inévitablement bien sûr à son cerveau aussi ! Je vous ajoute même en bonus une activité hors UPop ce soir, mais avec un de nos collaborateurs réguliers. Donc en chronologie, ça donne ceci. (suite…)

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lundi, 16 février 2026
Lancement de l’UPop Montréal ce soir, et la « merdification » des grandes plateformes numériques

Je reviens rapidement sur deux des trois sujets de mon billet de la semaine dernière : mes déboires avec Facebook et la soirée de lancement de l’UPop Montréal ce soir. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas le temps de parler neuroscience directement aujourd’hui car j’ai encore plusieurs choses à faire pour préparer cette soirée qui aura donc lieu ce lundi 16 février au théâtre l’Espace Libre (1945 Fullum, Montréal) à compter de 19h. Je commence par vous en donner un bref aperçu. (suite…)

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lundi, 9 février 2026
Migration vers En Commun, maladie de Parkinson et nouvelle session de l’UPop Montréal !

Je vais parler science un peu plus bas dans ce billet, ne vous inquiétez pas. De ce que les neurosciences ont de plus complexe et d’encore méconnu en plus, comme la maladie de Parkinson. Et aussi d’un cours de l’UPop Montréal qui s’en vient sur toutes sortes d’enjeux de la recherche sur le cerveau. Mais je voudrais d’abord revenir sur mon billet de la semaine dernière qui annonçait la perte de ma page Facebook du Cerveau à tous les niveaux et de ses 3000 abonné.es suite au verrouillage de mon compte. Après, donc, ma réaction à chaud de la semaine dernière, je viens de pondre une petite réflexion sur les perspectives à court, moyen et long terme suite à la fermeture de mes comptes Facebook que je vous invite à lire. (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 3 février 2026
Pourquoi la page Facebook verrouillée du Cerveau à tous les niveaux motive mon réseautage, en particulier hors des GAFAM

Alors que la sécurisation de mon site web Le cerveau à tous les niveaux avait été complétée avec succès au début de l’année, je viens d’encaisser un coup dur il y a une semaine avec la perte de la page Facebook du Cerveau à tous les niveaux et des quelques 3000 abonnés qui y suivaient la publication de mes billets de blogue hebdomadaire. L’histoire ayant mené au verrouillage qui semble définitif du compte Facebook de Yvon D. Ranger, mon alter ego qui était le seul administrateur de cette page, est plutôt kafkaïenne et m’a montré à quel point les utilisateurs des GAFAM comme Facebook sont bien peu de choses pour ces machines à fric et leurs algorithmes. Voici quelques pensées que m’a inspiré cette mésaventure et quelques suggestions pour reconstruire le réseau de diffusion des activités reliées à mon blogue, mon site web et mon livre, dont son club de lecture. Et pour considérer un « monde d’après » hors GAFAM. (suite…)

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