Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 27 juillet 2020
Se déshabituer du bruit pour diminuer son stress et son inflammation

De retour de quelques jours dans le Bas-du-fleuve québécois, j’ai pu apprécier sa brise maritime mais aussi son silence. Dans ma tente, je n’entendais pratiquement rien les soirs sans vents. Étrange sensation pour un urbain comme moi habitué à la rumeur constante de la ville. Cela m’a rappelé deux articles récents dont j’aimerais vous parler aujourd’hui : l’un sur les vertus du silence pour la neurogenèse cérébrale, et l’autre sur une voie de signalisation du stress et ses effets sur l’inflammation. Et comme souvent, il est possible de faire des liens entre les deux… (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


lundi, 13 juillet 2020
Les réseaux sociaux toxiques pour la conversation démocratique ?

On le sait, une technologie est rarement bonne ou mauvaise en soit, cela dépend de l’usage qu’on en fait. Un couteau est bien pratique pour couper du pain, mais il peut aussi servir à tuer quelqu’un. Ainsi en est-il des médias sociaux. En une décennie, ils sont devenus incontournables, tantôt lieu d’échange d’information, tantôt tribune de choix pour les potins, tantôt lieu de dénonciation ou de justice parallèle. Et, si l’on en croit l’article « The Dark Psychology of Social Networks » de Jonathan Haidt and Tobias Rose-Stockwell publié en décembre dernier de la revue américaine The Atlantic, une menace au processus démocratique. Après les espoirs optimistes d’il y a dix ans, il semblerait qu’on prenne maintenant toute la mesure de leur toxicité. (suite…)

Que d'émotions! | Pas de commentaires


mardi, 30 juin 2020
Exercice et plein air : se rapprocher de la mythique panacée

Le solstice, mais plus encore au Québec la fête nationale le 24 juin et celle déménagement le 1er juillet (!), marquent le véritable début de l’été. Et ce, malgré les bouleversements climatiques qui nous ont déjà donné ici en juin deux solides canicules avant même le début officiel de la saison estivale… Alors comme à chaque été, et peut-être plus encore cette année avec la crise sanitaire mondiale qui se poursuit, je vais passer davantage de temps dehors loin de mon ordinateur (ce qui réduit aussi les risques de contamination) et donc sauter à l’occasion certaines semaines dans la publication de ces billets de blogue. Et je vous incite comme à chaque année à faire de même ! Simplement parce qu’on connait trop bien maintenant les nombreux bienfaits de l’exercice et des activités dans la nature (où, en plus, la densité de cas de COVID-19 est évidemment moindre). C’est ce que je voudrais rappeler aujourd’hui à partir de liens vers d’anciens billets de ce blogue sur le sujet. (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


lundi, 22 juin 2020
De graves difficultés dans la reproductibilité des résultats en imagerie cérébrale

Avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, j’aimerais d’abord remercier toutes les personnes qui ont participé au cours Notre cerveau à tous les niveaux donné en collaboration avec l’UPop Montréal entre le 16 octobre 2019 et le 17 juin 2020. Les enregistrements vidéos des dix séances se retrouvent tous sur la chaîne YouTube du cours. Vous pouvez donc (re)visionner à loisir certaines séances, comme la cinquième par exemple, dont le sujet a un lien avec notre billet d’aujourd’hui. Intitulée « Cartographier des réseaux de milliards de neurones à l’échelle du cerveau entier », on y présentait différentes techniques d’imagerie cérébrale, dont l’une des plus utilisées, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Et l’on avait vu que non seulement les activations neuronales que détectent ces appareils sont faites de manière indirectes (en monitorant les débits sanguins vasculaires cérébraux), mais qu’elles pouvaient comporter de nombreux biais d’analyse. C’est ce que confirme de manière troublante une étude publiée le 20 mai dernier dans la revue Nature et intitulée « Variability in the analysis of a single neuroimaging dataset by many teams ». (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 15 juin 2020
Nous versus Eux : notre espèce a-t-elle de l’avenir ?

C’est ce mercredi 17 juin prochain à 19h qu’aura lieu la 10e et dernière séance du cours Notre cerveau à tous les niveaux commencé en octobre dernier en collaboration avec l’UPop Montréal. Cette séance sera donnée en ligne sur la plateforme Zoom grâce au lien https://us02web.zoom.us/j/87430378790 et tous les détails pour se connecter sont dans l’événement Facebook de cette séance qui s’intitule  « Moi » conscient versus motivations inconscientes : notre espèce a-t-elle de l’avenir ? Après avoir donné la semaine dernière un aperçu de l’opposition conscient versus inconscient, j’aimerais conclure cette semaine avec un exemple du genre de question que la démarche de ce cours permet peut-être d’éclairer sous un jour nouveau. Cette démarche, je le rappelle, tentait d’aborder la complexité de la pensée humaine à partir de l’histoire évolutive de notre système nerveux et de sa longue construction par niveaux d’organisation. Que nous permet-elle de dire par exemple sur les violences raciales et le racisme systémique qui éclate une fois de plus au grand jour depuis quelques semaines ? Se pourrait-il que ce long parcours qui nous a mené des molécules aux biais inconscients, en passant par la grammaire de base du système nerveux, son organisation générale et son activité dynamique nous permette d’apporter une contribution originale aux analyses déjà proposées par les sociologues, les criminologues, les psychologues et tous les militant.es qui s’intéressent à cette question depuis des décennies ? Je n’écrirais pas ce billet et ne ferais pas ce métier si je pensais que non… (suite…)

Du simple au complexe, Que d'émotions! | Pas de commentaires