lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !
Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org
Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:
Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace
Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :
Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe
Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.
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mardi, 13 octobre 2026
De l’utilité des vrai.es mathématicien.nes pour comprendre notre cerveau, malgré les problèmes résolus par l’IA
J’aimerais vous parler aujourd’hui de deux vidéos, un sur les mathématiques, l’autre sur l’initiation de nos mouvements. Le premier sort de mon domaine, mais ses conclusions sont fondamentales d’un point de vue de la recherche scientifique. Et le second est en quelque sorte un exemple de ce que le premier avance ! Les deux chercheurs qui les présentent, le mathématicien Giordano Scarciotti et le candidat au doctorat en neuroscience Artem Kirsanov, vulgarisent fort bien leur propos, même s’il s’agit de réflexions d’assez haut niveau. Je vais donc simplement tenter ici de résumer la notion centrale de chaque vidéo, et surtout montrer le lien qu’il m’apparaît y avoir entre les deux, à savoir que ce sont les longs détours des recherches en maths qui ouvrent souvent des voies nouvelles qui peuvent ensuite être appliquées à des choses apparemment aussi éloigné que la question du 2e vidéo : pourquoi on peut penser à faire un geste sans qu’il se déclenche automatiquement ?
Vous avez peut-être entendu parler, il y a environ un mois, que la compagnie d’intelligence artificielle OpenAI a annoncé qu’un de ses systèmes utilisant 10 000 agents autonomes pendant plus de 88 heures avait réussi à apporter une preuve au problème Navier-Stokes, l’un des grands problèmes non résolus des mathématiques. La déclaration fait depuis l’objet de controverses et de débats. Et puis, il y a quelques jours, la même compagnie annonçait que leur IA avait trouvé des solutions en tout ou en partie à 372 problèmes mathématiques remarquables. Comme c’est arrivé avant dans d’autres milieux, un sentiment de peur de perdre leur job à plus ou moins brève échéance a envahi la communauté des mathématicien.nes.
On peut le comprendre, mais la réflexion que propose Scarciotti dans sa vidéo va plus loin. Il rappelle que ce n’est pas tant la solution à un problème mathématique qui est le plus important, mais le chemin et les explorations parfois très longues qui ont été nécessaire pour la trouver. C’est en se « perdant » ainsi que des champs entiers des maths ont été développé, comme la théorie des graphes qui découle d’un vieux problème sans trop d’importance à propos d’un certain nombre de pont à traverser en prenant une marche, comme il le rappelle dans sa vidéo. Mais le domaine mathématique que ça a permis de développer nous est aujourd’hui fort utile dans plein de domaine, ne serait-ce que lorsqu’on demande à Google Map de nous trouver le meilleur trajet entre deux lieux quelconque. Et donc pour lui, les solutions que trouvera l’IA en maths pourra sans doute aider un peu, mais jamais autant que toutes les recherches et déambulations théoriques qui forment le travail quotidien des chercheur.es en mathématiques. Pire, ces solutions trouvées par l’IA pourraient démotiver les jeunes chercheurs qui ont l’impression qu’il n’y aura bientôt plus rien à résoudre, nous privant par là même du maintien d’une communauté activs et à même de comprendre non seulement les solutions aux problèmes mathématiques, mais les problèmes eux-mêmes. Et surtout, de moins en moins de mathématicien.nes qui passent des années à chercher à résoudre certains problèmes en trouvant au passage des choses souvent encore plus intéressantes.
Ce qui m’amène au second vidéo intitulé « The Hidden Dimensions Behind Every Move You Make » (Les dimensions cachées derrière chacun de vos mouvements). Comme il le fait souvent, Kirsanov est parti d’un article scientifique publié récemment dans un journal scientifique (Nature Reviews Neurocience) ayant pour titre « Preparatory activity and the expansive null-space ». Commençons par éclaircir, comme le fait Kirsanov, la notion d’activité préparatoire. Elle part de l’observation qu’il y a toujours de l’activité nerveuse endogène qui se déploie dans notre cerveau et qu’on n’a pas besoin de bouger pour ça. Quand on pense à ceci ou à cela, des séquences d’activation se produisent au sein de vaste populations de neurones. C’est d’ailleurs depuis qu’on pense le cerveau en termes d’activité dynamique au sein de vastes populations de neurones, comparé à l’activité de tel ou tel neurone particulier, qu’on s’est mis à comprendre des choses beaucoup plus intéressantes sur la façon dont fonctionne notre cerveau. Et donc pour le mouvement, le paradoxe apparent est le suivant : comment se fait-il que juste le fait de penser à exécuter éventuellement un mouvement produit déjà de l’activation neuronale dans les régions motrices de notre cerveau sans que celle-ci ne déclenche réellement le mouvement ? Et que se passe-t-il pour qu’à un moment donné, le mouvement finisse par se déclencher ? (suite…)
Dormir, rêver... | Pas de commentaires
lundi, 5 octobre 2026
« Qui a cassé le monde ? » Et autres considérations en ce jour d’élection
C’est jour d’élection au Québec aujourd’hui. Comme j’ai pris dix minutes pour aller voter par anticipation pour Québec Solidaire lundi dernier, ça me laisse 365 jours moins dix minutes pour essayer de comprendre et de lutter à d’autres niveaux contre la destruction en cours de notre seul vaisseau spatial, la Terre. Car je ne me fais pas d’illusion sur l’infime portée d’un vote qui ne fait que s’opposer à la droite capitaliste des autres partis dans un processus électoral hautement critiquable et défaillant. Une amie publiait ce matin sur les réseaux sociaux un autre cas « d’effet de surplomb », ces astronautes qui passent une couple de mois dans la station spatiale et qui en reviennent sous le choc après avoir compris qu’il n’y a pas de plan B si on continue à détruire ainsi notre fragile biosphère. Mais bon, comme envoyer largement les gens dans l’espace pour qu’ils aient cette illumination n’est pas vraiment une option, il nous reste la réflexion, ce que je tente de faire ici les lundis matins… La vie nous peut alors nous faire des clins d’oeil dont on ne peut pas ne pas tenir compte. Comme j’ouvrais mon blogue pour savoir où j’en étais dans mes publications, je vois ainsi dans la marge de gauche que Deric Bowonds a publié il y a quelques jours un billet au titre intrigant : Who Broke the World? Who are the villains?…Where do we not want to be? Je traduis ci-dessous quelques éléments de présentation du texte inspirant de Nate Hagens du blogue « La Grande Simplification » (Great Simplification) dont il est question. (suite…)
Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires
lundi, 28 septembre 2026
Vidéo de la 3e rencontre du club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux »
J’ai commencé dans ce blogue le 23 août dernier la publication des enregistrements vidéos de la douzaine de clubs de lecture de mon livre “Notre cerveau à tous les niveaux” pour prolonger encore un peu plus la vie du bouquin. Et j’ajoutais que ce pouvait être « une occasion, comme l’ont été les soirées des clubs de lecture, pour décortiquer et approfondir les thèmes de chaque rencontre. »
Après avoir mis en ligne le 8 septembre dernier le 2e club de lecture, je diffuse donc cette semaine ci-haut (ou sur YouTube) la 3e rencontre qui a eu lieu le 20 mai 2025, à la librairie Un livre à soi, et qui s’intitule comme dans le livre : « L’humain découvre la grammaire de base de son système nerveux », dont le résumé dans le descriptif sur YouTube va comme suit :
Après avoir considéré comment s’est mis en place notre système nerveux sur le temps long de l’évolution à la rencontre précédente, on va résumer comment il se déploie ensuite chez ce petit être humain immature qui va s’imprégner de la culture dans laquelle il grandit. Et comme le développement de son cerveau est grandement dépendant de l’activité nerveuse découlant de son interaction avec l’environnement, on n’aura pas le choix de considérer un peu le fonctionnement de cet influx nerveux qui permet la communication rapide entre les neurones. Sans oublier le rôle essentiel de la partie chimique de cette transmission au niveau de la synapse qui permet aux neurones d’intégrer tous les messages qu’il reçoit et de transmettre le résultat de ce calcul.
Du simple au complexe | Pas de commentaires
lundi, 21 septembre 2026
Avant-goût de la session d’automne de l’UPop Montréal qui sera lancée le 22 septembre 2026
Je vous en avais glissé un mot à la fin de mon billet de lundi dernier : c’est demain, mardi le 22 septembre 2026 à 19h qu’aura lieu le lancement session d’automne 2026 de l’UPop Montréal à la librairie La Livrerie (1289, rue Ontario Est, Montréal). Comme d’habitude, on aura droit à une brève présentation de quelques minutes de chacun des cours par les profs qui vont les donner. Suivra ensuite un atelier de théâtre forum créé et interprété par La Collective, Théâtre de l’Opprimé avec la collaboration d’Equiterre. Le théâtre forum est un outil d’éducation populaire qui vise à créer des changements individuels et politiques en mettant en scène des problématiques sociales. Dans ce cas-ci, c’est la question de la polarisation sociale qui sera abordée, et par la suite les spectateur.ice.s seront invité.e.s à proposer des alternatives et à en discuter collectivement. Donc une soirée qui s’annonce stimulante et conviviale, tout à fait dans l’esprit de l’UPop ! Traditionnellement, on dévoile les cours lors du lancement seulement, mais le collectif de l’UPop (dont je fais partie) est devenu plus souple là-dessus depuis quelques sessions, et permet de laisser filtrer certaines informations quelques jours avant le lancement, question de vous titiller un peu. C’est dans cet esprit taquin que je vais évoquer rapidement ci-dessous certaines thématiques qui seront abordées dès le début du mois d’octobre à l’UPop ! En essayant de montrer aussi un peu qu’elles sont liées à travers la triade cerveau-corps-environnement au cœur du Cerveau à tous les niveaux, tant le site web que le livre. (suite…)
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lundi, 14 septembre 2026
Les 50 ans d’Éloge de la fuite, le livre phare d’Henri Laborit
Ce billet a une drôle d’origine, comme plusieurs de mes écrits ici, qui suivent souvent l’inspiration et les hasards du moment, et ce, de plus en plus. Et cette liberté n’est pas étrangère au sujet d’aujourd’hui, je dirais. Car dans ce cas-ci, ça commence par un courriel reçu la semaine dernière d’une personne qui m’envoie en document attaché une traduction anglaise complète de l’Éloge de la fuite faite, comme elle le précise au début de l’ouvrage, « pour la simple satisfaction de rendre le travail de Laborit accessible au public anglophone ». En plus de combler une lacune importante, cette traduction se voulait aussi un acte de rébellion, comme elle l’expose aussi en anglais au début du livrel, extrait que j’ai retranscrit vendredi dernier dans le billet de blogue qui présente cette traduction sur mon site web Éloge de la suite consacré à la vie et l’œuvre de Laborit. Mais c’est seulement ce matin, en voulant relayer cette nouvelle ici sur le blogue du Cerveau à tous les niveaux, que je me suis aperçu que ça faisait 50 ans cette année que le bouquin certainement le plus connu d’Henri Laborit avait été publié, en 1976 ! Ça fait donc un demi-siècle que ce livre contribue à transformer des vies, comme ce fut le cas pour moi, pour la personne qui a fait cette traduction, et pour tant d’autres dont la liste serait trop longue à faire ici. Mais pourquoi ? Pourquoi diable tant de gens ne sont pas sortis intacts de la lecture de cet ouvrage écrit par un chirurgien devenu chercheur en pharmacologie, puis « biologiste des comportements », auteur d’une trentaines d’ouvrages dont plusieurs à portée sociologique, politique et philosophique importante ? (suite…)
Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires














