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Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 25 juillet 2016
À la mémoire d’un pionnier des neurosciences cognitives : Walter J. Freeman III

Un personnage important des neurosciences cognitives est décédé en avril dernier sans que les grands médias ne le soulignent. Walter J. Freeman, véritable pionnier de notre compréhension actuelle du cerveau comme un système dynamique, nous a en effet quitté à l’âge de 89 ans. Les grands médias, toujours plus préoccupé par le sensationnalisme qui fait vendre de la copie que par une réelle compréhension du monde, se souviendront sans doute davantage de son père au nom identique qui popularisa les lobotomies controversée (et souvent fatales…) des années ’40 et ‘50… Mais Walter J. Freeman III (pour le distinguer de son père qui était « II »…) sut tracer une voie fort différente et unique comme le raconte Joel Frohlich dans l’article « Chaos, Meaning, and Rabbits: Remembering Walter J. Freeman III » que je vous propose aujourd’hui (premier lien ci-dessous).

Une voie qui le fit passer par des disciplines aussi variées que les mathématiques, la physique, la philosophie, l’électronique ou la médecine. Pas étonnant alors que cette pensée ait pu accoucher d’une conception générale du fonctionnement du cerveau en opposition complète, sur plusieurs points, à la conception cognitiviste dominante de la seconde moitié du XXe siècle.

C’est en utilisant le système olfactif du lapin et en l’analysant ni au niveau des neurones individuels, ni au niveau de l’activité globale de son cerveau mais à un niveau intermédiaire qu’il a pu jeter les bases, en s’inspirant de concepts de la physique du chaos (comme les oscillations ou les attracteurs étranges), de ce domaine de recherche qu’on appelle aujourd’hui la neurodynamique. Comme l’explique l’article de Frohlich qui comporte une brève introduction accessible à la physique du chaos, on a longtemps cru que l’activité du cerveau s’apparentait au chaos au sens trivial de désordre ou de « bruit ». Mais Freeman a justement montré que c’était plutôt quelque chose d’extrêmement complexe mais d’ordonné en même temps, avec des propriétés permettant au cerveau d’avoir cette flexibilité correspondant à la rapide succession de nos états mentaux. En d’autres mots, ceux de Freeman comme le rappelle Frohlich, « le cerveau est constamment en train de basculer entre différents attracteurs. »

Voilà sans doute pourquoi, dans la fameuse carte de l’état des lieux des sciences cognitives dressée en 1991 par Francisco Varela, Freeman est le neurobiologiste qui se retrouve le plus à l’avant-garde de l’approche dynamique incarnée devenue aujourd’hui incontournable dans les sciences cognitives modernes.

i_lien Chaos, Meaning, and Rabbits: Remembering Walter J. Freeman III
i_lien Neurophysiologist and philosopher Walter Freeman dies at 89

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires


Lundi, 18 juillet 2016
Nos capacités mathématiques ne dépendraient pas du langage

C’est l’été et, je l’espère, vous profitez du beau temps. Moi aussi, en plus de préparer un cours pour l’automne qui aura des échos sur ce blogue. Deux bonnes raisons, donc, pour faire court avec le sujet d’aujourd’hui ! Je l’ai trouvé sur le blogue de Deric Bownds (voir dans la marge de gauche) qui se contente souvent d’afficher le résumé de l’article (« Abstract ») quand il est clair et explicite comme celui de l’étude de Marie Amalric et Stanislas Dehaene dont il sera question ici (sauf que Bownds, lui, signale une bonne étude par JOUR !). (Lire la suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


Lundi, 11 juillet 2016
Faites de l’art, vous ne vous en porterez que mieux !

L’été est un moment privilégié pour sortir de la routine et essayer de faire de nouvelles choses. N’importe quelle forme d’art, par exemple. Et pas besoin de viser une exposition dans un musée pour s’y mettre. Faire de l’art, créer quelque chose, serait intrinsèquement bon pour la santé, par l’entremise de la réduction de stress qu’elle amène chez la plupart des gens. C’est ce que démontre une étude publiée le mois dernier intitulée : « Reduction of Cortisol Levels and Participants’ Responses Following Art Making ». (Lire la suite…)

Les troubles de l'esprit | Pas de commentaires


Lundi, 4 juillet 2016
L’été, un bon temps pour contempler la complexité du vivant

Au Canada, le mois emblématique de l’été, c’est juillet. Et au Québec où j’habite, les signes avant-coureurs en sont la fête nationale le 24 juin et, le 1er juillet, la fête… du déménagement ! ;-) Dans le milieu montréalais des sciences cognitives, la fin juin est également particulièrement intense avec l’école d’été de l’ISC de l’UQAM qui portait cette année sur le raisonnement.

Mais voilà juillet et le temps de se reposer un peu. Ou alors, si vous êtes un peu « science addict » comme moi, peut-être de lire moins d’articles scientifiques, mais de prendre le temps de les méditer un peu plus. Car pressé par la multitude de publications accessibles à l’heure d’Internet, on ne prend peut-être pas suffisamment la mesure de la formidable complexité des mécanismes biologiques qui y sont décrit. Et cela, non seulement pour ce qu’on pourrait appeler leur beauté intrinsèque, mais aussi pour la question, souvent vertigineuse, du « comment » cela peut être un produit de l’évolution biologique, de processus sélectifs adaptatifs ou de simple dérive génétique.

Prenez par exemple l’étude de Sama F. Sleiman et ses collègues publiée le mois dernier et dont le titre annonce la réflexion que j’aimerais vous proposer cette semaine : « Exercise promotes the expression of brain derived neurotrophic factor (BDNF) through the action of the ketone body β-hydroxybutyrate ». (Lire la suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


Lundi, 27 juin 2016
Faire des liens grâce à l’école d’été sur le raisonnement

Je vous avais parlé le 16 mai dernier de l’école d’été de l’Institut des sciences cognitives de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), dont on a ici souvent suivi les activités. La sixième édition de cet événement qui s’étale sur dix jours et qui porte cette année sur le raisonnement en est déjà à mi-chemin aujourd’hui.

Organisée par le professeur Serge Robert de l’UQAM et rassemblant des scientifiques de plusieurs pays, les sessions portent sur des aspects aussi variés que les multiples processus de raisonnement, les modèles du raisonnement humain, le raisonnement et l’acquisition du langage ou encore les dimensions sociales et environnementales du raisonnement. (Lire la suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires