Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 26 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 4 : Plasticité et mémoires : l’inévitable hippocampe

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Ce n’est peut-être pas évident en jetant un coup d’œil au plan du cours, mais j’ai tenté de faire en sorte que chaque séance se bâtisse un peu sur la précédente.

Ainsi, après avoir regardé ce qui caractérisait le vivant dans la séance 2, nous avions conclu qu’il y avait dans l’autopoïèse non seulement des mécanismes de maintien de la structure de l’organisme, mais également une nécessité pour celui-ci d’entrer en contact avec son environnement afin de réguler activement son métabolisme.

Cette « finalité projective », génératrice de « sense-making » pour l’organisme (pour employer le vocabulaire des sciences énactives…), atteint un niveau de complexité considérable avec l’apparition des systèmes nerveux des animaux. Ceux-ci sont donc construits sur la nécessité de percevoir le monde environnant pour y agir, y trouver ses ressources et y fuir les dangers. Le cerveau humain ne fait pas exception, bien qu’il ait atteint des sommets dans le nombre de neurones qui ne sont ni sensoriels ni moteurs mais purement « associatifs », c’est-à-dire connecté essentiellement à d’autres neurones.

Et l’on a donné la semaine dernière un aperçu des mécanismes complexes par lesquels ces neurones et les cellules gliales communiquent entre eux et surtout comment ils intègrent cette information en prenant à chaque quelques millisecondes des milliers et des milliers de petites décisions qui débouchent au niveau subjectif global sur ce qu’on appelle la pensée…

Comme si ce n’était pas déjà assez compliqué, on va faire rentrer dans tout cela cette semaine le phénomène de plasticité cérébrale, autrement dit le fait que l’efficacité des connexions entre les neurones varie continuellement en fonction de l’expérience de l’individu. [je vous rappelle que toutes les présentations Power Point en pdf des séances précédentes sont disponibles ici]

La première chose qu’on peut dire sur cette plasticité, c’est qu’elle se décline sur plusieurs échelles de temps. De très brèves d’abord, comme les phénomènes de potentialisation synaptique où, en quelques secondes ou minutes, un renforcement synaptique durable peut s’établir entre de nombreux neurones et créer des « assemblées de neurones » sélectionnées. Des temps plus long aussi, comme durant les premières années de la vie où l’on assiste à un véritable élagage de connexions ou de neurones superflus suite aux interactions répétées avec l’environnement. Et même des temps quasi « géologiques », si l’on considère que l’évolution des espèces est une forme de plasticité sur le long terme où la forme de l’ensemble du corps de l’organisme s’adpte à son environnement.

Jean Claude Ameisen soulignait d’ailleurs avec justesse dans son émission Sur les épaules de Darwin que les traces laissées par les mutations dans les ADNs amènent une divergence des espèces par l’entremise de la sélection naturelle, exactement comme les traces laissées dans notre système nerveux durant notre vie nous amène à « diverger », si l’on peut dire, de qui nous étions plus jeune.

On peut maintenant se demander ce que nous faisons avec cette boucle sensori-motrice modulée par de plus en plus « d’interneurones » quand quelque chose attire notre attention dans notre environnement ? Deux choses, essentiellement : nous approchons les ressources prometteuses ou nous évitons ce qui semble une menace à notre intégrité physique (ou psychologique, ce qui revient au même…). Or il n’est pas difficile de voir que la possibilité de retenir ce qui a, dans le passé, été gratifiant ou douloureux, puisse avoir une très grande valeur adaptative. Et de fait, les systèmes de mémoire sont apparus très tôt au cours de l’évolution. (Lire la suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


Lundi, 19 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 3 : Le cerveau humain : développement, communication et intégration neuronale, organisation générale

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Et comme indiqué dans le plan de cours, après avoir fait un survol historique des grands paradigmes en sciences cognitives et remonté aux origines des êtres vivants et de la cognition la semaine dernière, on va tenter cette semaine une présentation générale du cerveau humain. [toutes les présentations Power Point en pdf des séances précédentes sont disponibles ici]

Autrement dit, comment se fabrique l’objet le plus complexe de l’univers connu dont nous avons tous et toutes, je me plais à le rappeler, un exemplaire unique entre les deux oreilles ! Il sera donc question de développement, de communication et intégration neuronale, et d’une vue d’ensemble de son organisation générale, particulièrement celle de son cortex (qui représente environ 80% du poids du cerveau humain). (Lire la suite…)

Du simple au complexe, Le bricolage de l'évolution | Pas de commentaires


Lundi, 12 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 2 : Autopoïèse et émergence des systèmes nerveux

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Et comme indiqué dans le plan de cours, cette deuxième séance fait suite au survol historique des grands paradigmes en sciences cognitives présenté la semaine dernière et dont le pdf de la présentation Power Point est disponible ici [et celui de cette seconde séance est maintenant aussi disponible ici].

Nous voici donc en route pour une autre séance marathon puisque nous allons cette semaine parcourir 13,7 milliards d’années d’évolution cosmique, chimique et biologique en un peu plus d’une heure ou en quelques pages sur ce blogue ! Pourquoi refaire ainsi tous le trajet qui a mené jusqu’à nous ? (Lire la suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


Lundi, 5 septembre 2016
« La cognition incarnée », séance 1 : Survol historique des sciences cognitives et présentation du cours

Comme promis il y a deux semaines, voici donc un bref aperçu du premier cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM. Et comme je l’indiquais dans le plan de cours présenté la semaine dernière, cette première séance consistera en un survol historique des grands paradigmes qui se sont succédé en sciences cognitives depuis un siècle. [le pdf de la présentation Power Point de cette séance est disponible ici]

Car avant d’en arriver à l’idée générale du cours qui est de regarder comment notre cerveau, notre corps et l’environnement dans lequel nous nous trouvons interagissent constamment pour produire ce qu’on appelle la cognition (c’est-à-dire les processus produidant des connaissances au sens large), il faut prendre conscience qu’on est parti de très loin avant d’en arriver à ce constat que les sciences cognitives font aujourd’hui. (Lire la suite…)

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Lundi, 29 août 2016
Plan des 14 séances sur la « cognition incarnée » pour l’automne

Après avoir présenté ici la semaine dernière la description générale du cours sur la cognition incarnée que je donnerai à l’UQAM cet automne (ISC8001), voici tel que promis le plan du cours avec les titres et quelques notions qui seront abordées dans chacune des 14 séances. [le pdf de la présentation Power Point de chaque séance sera disponible ici]

Comme vous allez le constater, ça ratisse plutôt large. Que voulez-vous, je suis un généraliste (donc quelqu’un qui « ne sait rien sur tout », par opposition au spécialiste qui, lui, « sait tout sur… rien ») alors j’essaie de ratisser large pour dissimuler mon ignorance ! ;-P

Et durant tout l’automne, à chaque lundi, je vais essayer de vous résumer ici mon cours du mercredi suivant. L’idée étant, comme je l’expliquais la semaine passée « de rendre accessible aux gens loin de Montréal ce parcours auquel je consacrerai la majorité de mon temps cet automne. (Lire la suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires