Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 13 février 2012
Des protéines qui guident le câblage cérébral

Le cerveau humain contient des millions de fois plus de connexions entre ses neurones que les quelque 20 000 ou 25 000 gènes contenus dans l’ADN de nos cellules. Et pourtant, durant le développement de notre cerveau, les extrémités des axones de nos neurones en développement ressemblent à de véritables « têtes chercheuses » qui réussissent à trouver leur cible spécifique à travers la soupe moléculaire complexe que constitue le milieu extracellulaire.

On sait depuis longtemps que ces cibles produisent des molécules qui sont détectées par des récepteurs situés sur les cônes de croissance des axones et qui les guident vers leur cible. Mais ce qu’une équipe du Salk Institute, en Californie, vient de découvrir, c’est comment une poignée de gènes seulement rend possible des processus de guidages susceptibles de mettre en place le câblage complexe du cerveau.

Les quelques protéines fabriquées à partir de ces gènes s’agencent entre elles pour former des « co-récepteurs » qui sont capables d’intégrer des signaux moléculaires multiples et les traduire en instructions de navigation cohérentes pour le cône de croissance.

L’étude portait sur les neurones moteurs de souris dont l’axone doit quitter la moelle épinière et se rendre jusqu’au bon muscle dans les pattes de l’animal. Mais ces mécanismes périphériques, comme bien d’autres avant eux, risquent fort d’être les mêmes au niveau central et de fournir ainsi une clé de plus pour comprendre comment nos axones en développement se dirigent dans la bonne direction.

i_lien Complex Wiring of the Nervous System May Rely on Handful of Genes and Proteins
a_lien Ret Is a Multifunctional Coreceptor that Integrates Diffusible- and Contact-Axon Guidance Signals

Le développement de nos facultés | Pas de commentaires


Pour publier un commentaire (et nous éviter du SPAM), contactez-nous. Nous le transcrirons au bas de ce billet.