Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 13 octobre 2020
Le prix Nobel de physique de Roger Penrose comme prétexte pour causer conscience

Comme je l’écrivais il y a un mois, afin d’avancer un gros projet d’écriture, je me vois contraint de prendre moins de temps pour rédiger mes billets hebdomadaires dans ce blogue. Mais le merveilleux monde de la science, lui, ne ralentit pas pas pour autant. Me voilà donc à nouveau tenté de parler de choses fascinantes mais passablement compliquées en relativement peu de mots. Je succomberai donc, en me disant que c’est peut-être mieux que rien, et en vous invitant à suivre les hyperliens pour rentrer un peu plus dans le sujet. Et ce sujet, il a pour nom Roger Penrose, un mathématicien et physicien anglais né en 1931 qui vient de remporter le prix Nobel de physique 2020. En fait, il partage ce prix avec un duo d’astrophysiciens, Reinhard Genzel et Andrea Ghez, pour leur découverte d’un objet compact supermassif au centre de notre galaxie. (suite…)

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lundi, 8 juin 2020
« Moi » conscient versus motivations inconscientes

Le mercredi 17 juin prochain à 19h aura lieu la 10e et dernière séance de la série Notre cerveau à tous les niveaux entreprise en octobre dernier en collaboration avec l’UPop Montréal. J’avais pensé la faire en plein air, question de se retrouver en personne pour cette dernière, mais les enjeux techniques sont trop lourds et l’on va finalement y aller une dernière fois avec la formule maintenant éprouvée de la présentation en ligne sur la plateforme Zoom (avec ce lien : https://us02web.zoom.us/j/87430378790 ). Pour les personnes qui ne seraient pas familières avec Zoom, tous les détails sont dans l’événement Facebook. La séance aura pour titre « Moi » conscient versus motivations inconscientes : notre espèce a-t-elle de l’avenir ? et sera en quelque sorte une tentative d’intégration de tout ce qui a été vu auparavant dans ce cours. Celui-ci, vous vous en souviendrez peut-être, a une approche « additive » et même « cyclique » : chaque séance construit à partir de la précédente en ajoutant des niveaux de complexité; et la dernière nous ramènera aux questions plus philosophiques posées lors de la première séance sur la nature même de la connaissance. Mais pour cela il faudra, à défaut d’en donner une explication détaillée (ce dont je serais bien incapable), à tout le moins démêler deux concepts fort chargés de connotations multiples : le conscient et l’inconscient ! Je me limiterai dans ce billet à vous faire part du plan de match que j’envisage de vous proposer dans dix jours. (suite…)

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mardi, 28 janvier 2020
Un « concours » pour tester deux grandes théories rivales sur la conscience

Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler la façon classique de faire de la science. Mais quand vient le temps d’étudier quelque chose d’aussi complexe et évanescent que la conscience humaine, il semble qu’on puisse en arriver à l’étonnant « concours » dont j’aimerais vous parler aujourd’hui. Deux grandes théories rivales sur les corrélats neuronaux de la conscience vont en effet être testées littéralement l’une contre l’autre dans six laboratoires répartis sur trois continents ! C’est ce que nous apprenait un article de la revue Science en octobre dernier, tout en précisant que ce qui ressemblait à une sorte de pari fait entre scientifiques à la pause-café était tout de même assorti d’un budget de 20 millions de dollars venant d’une fondation subventionnant les recherches à l’intersection de la science et de la religion. (suite…)

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lundi, 3 décembre 2018
L’étrange ordre des choses selon Antonio Damasio

De l’autopoïèse à l’homéostasie, et de l’affect à la culture, il n’y aurait qu’un pas qu’Antonio Damasio tente de franchir dans son dernier bouquin publié au début de l’année et intitulé « The Strange Order of Things: Life, Feeling, and the Making of Cultures ». Depuis au moins « L’erreur de Descartes » (1994, traduit en français en 1995), Damasio n’a jamais cessé de rappeler comment notre raison, loin d’être la chose désincarnée et rationnelle que l’on croit, s’enracinait littéralement dans nos émotions. Sans ces dernières, aucun choix éclairé ne serait vraiment possible, du moins en ce qui concerne notre survie ou ce qui, dans nos sociétés modernes, nous facilite la vie. C’est ce dernier pas, cette dernière brique à cet édifice qu’il construit depuis trois bonnes décennies, que l’on retrouve dans son dernier ouvrage si j’en crois cette recension dans Knowing Neurons et celle-là dans The Gardian. (suite…)

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mardi, 15 mai 2018
Que pouvons-nous connaître ?

“Ce que l’on observe n’est pas la nature en soi mais la nature révélée par nos méthodes de questionnement.”

C’est avec cette citation du physicien quantique Werner Heisenberg, l’auteur du principe d’incertitude qui porte son nom, que Marcelo Gleiser, lui-même professeur de physique et d’astronomie, commençait un article publié dans la revue Nature la semaine dernière.

Intitulé « How Much Can We Know? », ce court texte soulève plusieurs questions fondamentales au sujet de la science en général, et a fortiori des sciences cognitives. Parce que dans la foulée des travaux de Heisenberg, on s’est rendu compte que nous n’avons pas, et n’auront probablement jamais, ce qu’on pourrait appeler un « accès direct » à la nature (ou au monde réel, appelez ça comme vous voulez). Bien sûr il y a des forces, des lois et des principes physiques universels que la science a permis de découvrir et qui nous sont fort utiles. La machine sur laquelle j’écris ce texte, par exemple, en utilise plein !

Mais ce n’est pas parce qu’on a pu révéler une partie de la structure de l’univers que c’est nécessairement une question de temps avant qu’on ait décrit l’entièreté de ses lois, de ses constituants et de ses principes. (suite…)

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