Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 23 septembre 2019
La réaction au stress aigu initiée par une hormone sécrétée par les os

Parcourant les savants ouvrages sur la physiologie humaine, on peut avoir l’impression que l’on connaît dans le détail toutes les fines régulations de notre organisme. Mais il arrive que cette impression de « fin de l’histoire » soit ébranlée par une découverte non pas d’un détail à l’une de ces régulations complexes, mais bien par un nouveau mécanisme relativement indépendant de tous ceux que l’on connaissait jusqu’alors. C’est la réaction de surprise que j’ai eue quand on m’a signalé l’article « Votre réaction aux dangers passe par votre squelette » sur le site web de Radio-Canada. Bon, encore un titre un tantinet sensationnaliste, me suis-je dit en pensant qu’il s’agissait d’un ajout sans doute mineur à l’axe hypothalamo-hypophysio-surrénalien bien connu pour activer la réponse de fuite ou de lutte devant un danger imminent. Mais il semblerait que non. L’article original publié dans Cell Metabolism le 12 septembre dernier a un titre tout aussi affirmatif : « Mediation of the Acute Stress Response by the Skeleton”. Qu’en est-il au juste ? (je vous résume rapidement l’article avant de vous faire deux annonces d’événements qui pourraient vous intéresser) (suite…)

Les troubles de l'esprit | Pas de commentaires


lundi, 16 septembre 2019
Notre cerveau n’a pas évolué pour gérer autant de sollicitations électroniques

Pendant l’immense majorité de notre longue histoire évolutive nous avons vécu dans le calme des milieux naturels bercés par le vent, probablement semblables à la savane afraicaine d’aujourd’hui (voir l’image au bas de ce billet). De temps en temps, un craquement de branche inhabituel ou un mouvement dans les herbes au loin attirait notre attention. Avec raison : ce pouvait être soit notre repas du soir qui passait, ou soit une bête pour qui l’on était son repas du soir ! Il fallait donc tenir compte immédiatement de cette sollicitation inattendue. Ceux qui ne l’ont pas fait n’ont pas vécu longtemps et n’ont pas laissé de descendants avec leurs gènes un peu trop relax…. (suite…)

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires


lundi, 9 septembre 2019
La danse (comme la musique) modifie le cerveau de ceux qui en font souvent

Les différentes techniques d’imagerie cérébrale dont on dispose depuis quelques décennies maintenant ont permis de voir les changements anatomiques structuraux qui surviennent dans notre cerveau lorsqu’on s’adonne à une activité régulière, comme la musique ou la dance dont il sera question aujourd’hui à travers les récents travaux de Falisha Karpati de l’université McGill, à Montréal. Celle-ci a voulu comparer les cerveaux de danseurs professionnels avec ceux de musiciens professionnels (qui avaient été davantage étudiés) et de gens qui n’étaient ni danseurs ni musiciens. Le titre de ses deux dernières publications scientifiques, « Dance and music share gray matter structural correlates » en 2017 et « Structural Covariance Analysis Reveals Differences Between Dancers and Untrained Controls » en 2018, laissent entrevoir qu’effectivement, passer huit heures par jour à danser ou à jouer de la musique rend votre cerveau différent d’une personne qui ne fait ni l’un ni l’autre… (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 3 septembre 2019
Des souris et des humains qui retiennent à différents niveaux (plus un scoop!)

Comme c’est la rentrée pour plusieurs aujourd’hui, on va parler d’apprentissage et de mémoire. Mais on va en parler à deux niveaux très différents. D’abord au niveau des neurones et des groupes de neurones qui encodent nos souvenirs avec la présentation de l’article « Persistence of neuronal representations through time and damage in the hippocampus » qui vient d’être publié dans la revue Science le 23 août dernier. Et ensuite au niveau psychologique et même social avec l’annonce du lancement de la 10e année de l’UPop Montréal qui donne des cours gratuits dans les bars et les cafés. Commençons donc par les souris de l’étude avant d’arriver aux humains qui boivent en apprenant! (suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


mardi, 27 août 2019
La cognition incarnée enfin devenue « mainstream » !

Le dossier principal du numéro de septembre 2019 de la revue Cerveau & Psycho porte sur la « cognition incarnée ». Cela donne un bon prétexte pour mesurer le chemin parcouru depuis trois décennies au sein de ce qu’on appelle aujourd’hui les «sciences cognitives» et qui incluent les neurosciences, la psychologie, la philosophie, la linguistique, etc. Bref, toutes les disciplines qui s’intéressent de près ou de loin à « l’esprit humain ». Cela fait beaucoup de guillemets en peu de phrases (incluant le titre du billet!), mais c’est symptomatique d’une difficulté que rencontrent depuis toujours ceux et celles qui s’intéressent à l’être humain, à la façon dont il pense et se comporte. Les mots sont en effet les moins pires outils à notre disposition pour penser le monde, mais ils comportent de nombreuses limites et de nombreux pièges. À commencer par la catégorisation dichotomique, la plus célèbre en ce qui nous concerne aujourd’hui étant celle du corps et de l’esprit. (suite…)

De la pensée au langage, Le corps en mouvement | Pas de commentaires