lundi, 11 mai 2026
Dernier club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » : nos multiples « soi »
Ces jours-ci, je suis en train de préparer le dernier club de lecture de mon livre Notre cerveau à tous les niveaux qui aura lieu mercredi le 27 mai à 19h au bar Les Sans-Taverne du Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, à Montréal), toujours dans le cadre convivial de l’UPop Montréal. De la première rencontre qui portait sur le « connais-toi toi-même » de Socrate à l’heure des sciences cognitives en mars 2025 jusqu’à celle du mois dernier sur notre espèce si culturelle pouvant être tirée vers le meilleur ou vers le pire, le temps est venu de « boucler la boucle » avec l’une des questions qui traverse l’épilogue du bouquin : on est qui, nous, finalement ? Avec tout ce qu’on a pu mettre dans notre sac à dos durant ce long voyage, on va pouvoir maintenant revenir à la question initiale de notre démarche, celle de notre subjectivité. Cette subjectivité qui, pour la comprendre, nous a obligé à nous intéresser à notre corps et en particulier à notre système nerveux, en retraçant la longue histoire de son émergence. Et ce, tant à l’échelle du temps long de l’évolution, qu’à celle d’une vie durant le développement d’un individu. Cette question du « soi », on verra qu’elle en soulève inévitablement une autre qu’on avait repoussée lors de notre 11e rencontre où elle est abordée dans le livre : celle du libre arbitre ! Quel est donc ce « soi » qui, en plus, se dit libre ? C’est cette ultime question qu’on abordera dans la deuxième heure de notre dernière rencontre, et dont je détaillerai les principales critiques dans mon billet de la semaine prochaine. Car vous ne pensiez tout de même pas qu’après tous les « tours » qu’on a vu que notre cerveau était capable de nous jouer, le sentiment de libre arbitre allait s’en tirer intact, quand même ! 😉
Cette semaine, je me contenterai donc de vous exposer les grandes lignes de la première partie de ma présentation sur la question du « soi »… en soi ! On est qui, donc, finalement ? Pour aller droit à la conclusion à laquelle nous a mené la grande quête de ce bouquin, je dirais que
« Une personne humaine est maintenant considérée comme ce système dynamique complexe d’un cerveau-corps indissociable de son milieu et qui fait l’expérience intime de ce sentiment d’être « soi ». »
C’est ce que suggère le schéma de la philosophe Saneke de Haan en haut de ce billet. Je l’ai toujours aimé car en plus d’évoquer la boucle sensori-motrice « personne-monde », les quatre cercles gris qui représentent les quatre dimensions de notre existence sont littéralement fusionnés les uns dans les autres, marquant ainsi leur caractère indissociable. En d’autre termes, un être humain, c’est tout ça, tout le temps !
De ces quatre dimensions de la personne découlent au moins quatre niveau de notre « moi » que je déclinerai ensuite en m’inspirant de ce schéma.
Il y a d’abord notre identité corporelle qui nous vient du fait d’avoir un « cerveau-corps ». Et l’on verra à quel point cette identité corporelle, qui est une base importante de notre conscience de soi, ne nous est pas donnée d’avance, mais qu’elle est continuellement construite grâce à l’intégration multi-sensorielle. (suite…)
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lundi, 4 mai 2026
Manifs du 1er mai et victoire au hockey : « emporté par la foule »…
(Crédit photo : Bruno Dubuc / André Querry / Montreal Now)
Les récentes manifestations de la fête des travailleurs et des travailleuses et le premier tour des séries éliminatoires de la ligue nationale de hockey remporté hier soir par le Canadien de Montréal m’ont suggéré quelques drôles de liens que j’aimerais vous partager ce matin. Des liens sur la nature profonde de l’être humain et les institutions sociales dans lesquelles il évolue (il faut quand même qu’il y ait un lien avec la mission de ce blogue !). J’essaie de vous exposer ça ici d’une traite, comme à mon habitude, en y distinguant trois actes (j’allais dire trois périodes…) : la manif populaire du vendredi soir 1er mai à Montréal; la manif syndicale du 2 mai, toujours à Montréal; et le sentiment d’identification au Canadien… de Montréal ! Qu’ont en commun ces trois événement soulevant les foules ? Peut-être de nous en dire un peu, justement, sur notre comportement au sein desdites foules, et peut-être aussi un peu (beaucoup même) sur comment nos institutions (politiques, médiatiques et policières, dans ces cas-ci) gèrent ou contrôlent ces mouvements de foule. (suite…)
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