Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 29 novembre 2021
Des neurones humains différents de ceux des autres mammifères

Je vous ai parlé la semaine dernière de capacités computationnelles insoupçonnées dans les dendrites des neurones pyramidaux de la couche 2/3 du cortex humain. Ces fins prolongements seraient capables, localement, d’intégrer des signaux et même d’effectuer des opérations logiques de base qu’on a coutume d’attribuer au neurone tout entier. L’étude que je voudrais vous signaler cette semaine met aussi en lumière des caractéristiques singulières des neurones du cerveau humain. Ceux-ci seraient ainsi les seuls à ne pas voir leur densité de certains canaux transmembranaires augmenter avec la taille des neurones et du cerveau en général chez les mammifères. Un phénomène susceptible de nous faire économiser de l’énergie. Pourquoi sommes-nous les seuls à nous démarquer ainsi ? Où est alors réallouée cette énergie épargnée ? Une découverte qui, comme souvent, soulève plus de questions qu’elle n’apporte pour l’instant de réponses. (suite…)

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lundi, 22 novembre 2021
Une puissance computationnelle insoupçonnée dans les dendrites des neurones du cortex humain

La science en général, et les neurosciences en particulier, ont le don de provoquer un drôle de sentiment que j’appellerais « découragement-émerveillement ». Il nous envahit par exemple lorsque lisant à propos d’une nouvelle découverte, on se rend compte que celle-ci remet en question tout un pan de la discipline qu’on avait pris longtemps à comprendre. Et en même temps, la nouveauté est si surprenante qu’on ne peut qu’être ébahi devant tant de raffinement. C’est de l’une de ces études publiée récemment dont j’aimerais vous parler en ce lundi matin de novembre, question de bien se réveiller pour commencer la semaine ! En gros, on vient de confirmer que ce ne sont pas les neurones qui sont les unités computationnelles de base du cerveau humain, mais que ce peut être simplement un petit bout de dendrite. Rien que ça… (suite…)

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lundi, 15 novembre 2021
Les jeunes écopent durement de la pandémie et des mesures sanitaires associées

On sait que la Covid-19 a eu plus d’effets négatifs au niveau économique et au niveau de la santé physique chez les populations au statut socio-économique plus bas. Mais qu’en est-il au niveau de la santé mentale et des habiletés cognitives ? J’en ai déjà parlé ici, mais de plus en plus d’études  commencent à sortir là-dessus. Et comme on pouvait s’y attendre, les résultats ne sont pas joyeux. Ainsi, une étude qui vient tout juste d’être publiée dans la revue PNAS indique que les adolescents vivant dans des familles à statut socio-économique bas et ayant eu à transiger avec la Covid-19 voient leurs aptitudes prosociales diminuer de façon plus marquée que les adolescents provenant de familles plus aisées. (suite…)

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lundi, 8 novembre 2021
Du nouveau sous le sommeil

Après avoir reculé d’une heure hier (mais pas de quatre ans, les Montréalais.es soulagé.es de l’issue heureuse du « remake » électoral d’hier me comprendront…!) et d’avoir ainsi gagné une heure de sommeil, j’en profite pour simplement mettre à jour aujourd’hui deux phénomènes reliés à ce comportement nocturne apparemment banal mais réellement fascinant. Premièrement notre façon de dormir, en un bloc d’environ huit heures, qui était vraisemblablement scindé en deux blocs de quatre heures avant la révolution industrielle. Et deuxièmement, un taux d’évacuation des déchets métaboliques plus élevé durant le sommeil que durant l’éveil, notamment pour les protéines bêta-amyloïdes qui sont associées à l’Alzheimer (bien que les détériorations cognitives associées « aux Alzheimers » ne se superposent pas toujours bien avec la présence ou l’absence de ce marqueur biologique). (suite…)

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lundi, 1 novembre 2021
La diminution du volume cérébral humain plus récente qu’on ne le croyait

Durant les derniers quelques millions d’années, notre lignée du genre Homo a vu son mode de vie radicalement transformé. On est passé de chasseurs cueilleurs, à agriculteurs, à travailleurs autonomes tout seul chez soi devant son ordinateur avec des rencontres Zoom toute la journée… Je blague un peu, mais il est vrai qu’aucune autre espèce n’a connu de tels changements comportementaux durant la même période. Or le cerveau de l’australopithèque puis des différentes lignées du genre Homo a vu, durant les 6-7 derniers millions d’années, son volume tripler ou quadrupler, une explosion de volume absente chez nos plus proches cousins les chimpanzés. Cet accroissement spectaculaire de notre volume cérébral est donc bien sûr le suspect numéro un pour explqiuer le développement incroyable de nos capacités cognitives durant à peu près la même période. Or on savait que, plus récemment, le volume cérébral du cerveau humain avait légèrement diminué. Certains situaient le début de cette baisse de volume à il y a 35 000 ans vers l’époque des premières peintures rupestres, d’autres plus vers il y a 10 000 au début du néolithique, c’est-à-dire l’avènement de l’agriculture et de la domestication animale. Mais une étude publiée le 22 octobre dernier situe le début de ce déclin de volume beaucoup plus tôt qu’on ne le croyait, vers il y a 3 000 ans seulement ! (suite…)

De la pensée au langage | Comments Closed