lundi, 27 avril 2026
Un peu d’anthropologie, de préhistoire et de primatologie pour faire suite à mon 12e club de lecture
Suite à belle soirée du 12e club de lecture de mon livre mercredi dernier, j’ai mis comme je le fais toujours ma présentation Power Point en pdf sur le site de l’UPop sous le descriptif de cette séance ou directement en cliquant ici. Comme souvent aussi, j’avais travaillé jusqu’à la dernière minute cette présentation, ce qui fait qu’elle est un peu différente de ce que j’avais annoncé dans ce blogue deux jours avant. Il ne reste donc plus qu’un seul de ces clubs de lecture, le mercredi 27 mai prochain, encore une fois au bar les Sans-Taverne. Cette rencontre va donc correspondre à l’épilogue de mon bouquin et va, comme dans celui-ci, nous permettre de « boucler la boucle » en questionnant, au terme de ce long voyage, de « petits » sujets comme ceux du « soi » ou du libre arbitre… Je me remets donc à la relecture de cet épilogue pour en faire ressortir les concepts essentiels pour ce dernier club de lecture. Mais avant, je voudrais juste profiter de ce blogue pour vous en faire connaître un autre et les circonstances assez sympas qui m’ont donc fait découvrir « La hutte des classes » ! (suite…)
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lundi, 20 avril 2026
12e club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » : cultures et institutions sociales
C’est donc ce mercredi le 22 avril à 19h, au bar Les Sans-Taverne, Bâtiment 7, 1900 rue le Ber, à Montréal que va avoir lieu la 12e et avant-dernière rencontre du club de lecture de mon livre Notre cerveau à tous les niveaux, toujours dans le cadre convivial de l’UPop Montréal. Je viens de relire mon billet de la semaine dernière où j’explique pourquoi c’est un peu le point culminant de ces rencontres mensuelles débutées il y a un an. Et c’est vrai que l’approche évolutive qui traverse cet ouvrage nous aura permis de gravir les nombreux niveaux d’organisation à partir des atomes et des molécules qui nous constituent jusqu’à la personne humaine que nous sommes, et qu’on peut être considérée comme un système dynamique complexe indissociable de son milieu. Or c’est ce milieu, principalement socio-culturel en ce qui nous concerne, dont on va explorer toute la richesse mercredi. Les grandes lignes évoquées dans ce dernier billet sont toujours celles que je compte développer lors de cette soirée. Mon plan de match est cependant maintenant plus clair et je vous partage donc ici le fil d’Ariane qui va nous permettre de cheminer à travers toutes ces thématiques sans trop se perdre (cliquez sur le plan pour l’agrandir) : (suite…)
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lundi, 13 avril 2026
12e club de lecture de mon livre : une espèce sociale et très culturelle pouvant être tirée vers le meilleur ou vers le pire
« En effet, la question n’est pas de savoir quelle est la part d’inné et d’acquis, de contrainte ou de déterminisme génétique et de contrainte ou de déterminisme culturel, dans tel ou tel comportement social, mais de savoir en quoi l’espèce humaine, en tant qu’elle est le produit d’une longue histoire des espèces vivantes, est, par ses caractéristiques biologiques propres (altricialité secondaire, partition sexuée, grande longévité, uniparité, etc.), d’emblée porteuse de contraintes sociales qui vont peser très lourdement sur l’ensemble de son histoire culturelle. »
– Bernard Lahire, Les structures fondamentales des sociétés humaines (2023)
Un billet de blogue n’est pas un chapitre de livre et encore moins un ouvrage entier, et c’est rare que j’en commence un avec une citation. Mais comme je veux vous parler aujourd’hui de la 12e et avant-dernière rencontre du club de lecture de mon livre Notre cerveau à tous les niveaux, et comme c’est la plus chargée du bouquin, je trouve que cette phrase en exergue en résumait bien le point culminant, en quelque sorte. Car on arrive au terme de notre long voyage (il ne restera ensuite que l’épilogue) où grâce à une perspective évolutive sur nous-même on a tenté de comprendre d’abord comment la complexité de notre cerveau a pu se mettre en place, et comment par la suite (ou plus justement en coévolution avec) s’est complexifiée notre vie sociale si riche et culturellement diversifiée. Voilà donc venu ce moment où l’on va s’immiscer dans le merveilleux monde des « sciences sociales » où les démarches comme la nôtre n’ont pas toujours été les bienvenues. Heureusement, les choses changent et la transdisciplinarité est mise de l’avant (du moins dans les discours) comme la seule approche possible pour comprendre un tant soit peu les innombrables facteurs derrière le moindre fait humain. Inutile de dire que mon travail habituel pour ces clubs de lecture qui consiste à faire ressortir les concepts clés de cette rencontre est particulièrement ardu cette fois-ci, avec près de 70 pages à résumer ! Je ne pourrai donc aujourd’hui que vous en donner un aperçu, une dizaine de jours avant cette soirée qui aura donc lieu mercredi le 22 avril prochain à 19h, au bar Les Sans-Taverne, Bâtiment 7, 1900 rue le Ber, à Montréal (comme dans le bouquin, où tout a commencé et va finir…). (suite…)
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lundi, 6 avril 2026
Albert Moukheiber : le doute contre le prêt-à-penser neuroscientifique
Après avoir introduit sa pensée par rapport à la crise climatique l’été dernier, je vous avais dit que je voulais vous parler davantage d’Albert Moukheiber, ce neurobiologiste français d’origine libanaise. Parce qu’il prend très au sérieux le métier que je fais, la vulgarisation scientifique, et qu’en plus d’être psychologue clinicien, il consacre beaucoup de temps à expliquer les milles et une nuance de la recherche sur le cerveau. Comme dans son premier livre Votre cerveau vous joue des tours (2019) et son second Neuromania (2024, 2026 pour la réédition en poche). Ou dans ses interviews que les algorithmes de Youtube m’ont présentées dernièrement, peut-être suite au blitz médiatique de la réédition de Neuromania, peu importe. Le fait est que j’ai commencé à en écouter quelques-unes qui m’ont confirmé son grand talent de vulgarisateur qui ne sombre jamais dans la facilité du déboulonnage rapide des méconceptions sur le cerveau, mais prend le temps de rentrer dans les rouages de la recherche actuelle pour montrer ce qui ne va pas. Et surtout, il répète comme moi que rien ne peut se comprendre uniquement en focussant sur le cerveau, que celui-ci est lié de façon inextricable à un corps, et que ce cerveau-corps est situé dans un contexte à tout moment qui l’influence aussi grandement. Il n’en fallait pas plus pour que je lui délègue mon travail hebdomadaire sur ce blogue en vous suggérant simplement certaines de ses interventions ! (suite…)
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