Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 29 mai 2017
Le cerveau prédictif du frappeur au baseball

Depuis un certain nombre d’années maintenant, les sciences cognitives considèrent de plus en plus le cerveau comme une machine à faire des prédictions. Autrement dit, notre cerveau passerait le plus clair de son temps à anticiper ce qui va se passer l’instant d’après pour agir en conséquence. On voit tout de suite la grande valeur adaptative d’un tel processus.

Le cadre théorique détaillant cette vision des choses est riche et assez nouveau, bien que ses racines soient anciennes. Certains parlent même d’un éventuel changement de paradigme pour le décrire, comme on a qualifié tour à tour les approches cognitivistes, connexionnistes ou dynamiques incarnées depuis un demi-siècle. Mais ces modèles font appel aux probabilités (de type bayésien) et ne se laissent pas simplifier rapidement, au grand désarroi de l’auteur de ces lignes qui voudrait vous en parler plus souvent mais n’y arrive pas toujours.

Or je suis tombé sur la vidéo ci-dessus d’à peine plus de deux minutes qui a priori n’a rien à voir avec ceci mais qui, au fond, en présente les fondements d’une façon on ne peut plus concrète avec la question suivante : comment un joueur de baseball professionnel parvient-il à frapper la balle? (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


lundi, 12 décembre 2016
« La cognition incarnée », séance 14 : Minimisation de l’énergie libre et codage prédictif (anticiper l’environnement pour agir plus efficacement)

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la dernière séance du cours sur la cognition incarnée que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 de l’UQAM.  [les présentations en format pdf sont disponibles ici]

Nous arrivons donc au terme de cette aventure avec cette semaine un sujet pas facile car encore relativement nouveau pour plusieurs (bien qu’il soit apparu progressivement dans la littérature scientifique depuis au moins dix ou quinze ans). Il s’agit du codage ou du traitement prédictif du cerveau (« predictive coding » ou « predictive processing »), bref cette idée assez révolutionnaire de considérer le cerveau comme étant essentiellement une machine à faire des prédictions (un cas particulier de ce que l’on appelle aussi le « Bayesian Brain »). (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 27 décembre 2010
Jouer aux échecs à l’école améliore l’apprentissage

chessLe jeu d’échecs serait un outil d’apprentissage idéal pour les enfants selon « America’s Foundation for Chess », un organisme qui en fait la promotion en milieu scolaire.  Les capacités d’analyse du cerveau se développent rapidement autour de huit ou neuf ans et les échecs les stimuleraient favorablement. Des études montrent en tout cas que les enfants qui partiquent ce jeu ont de meilleurs résultats dans la plupart de leurs matières. (suite…)

Au coeur de la mémoire | 2 commentaires »