Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 15 juin 2020
Nous versus Eux : notre espèce a-t-elle de l’avenir ?

C’est ce mercredi 17 juin prochain à 19h qu’aura lieu la 10e et dernière séance du cours Notre cerveau à tous les niveaux commencé en octobre dernier en collaboration avec l’UPop Montréal. Cette séance sera donnée en ligne sur la plateforme Zoom grâce au lien https://us02web.zoom.us/j/87430378790 et tous les détails pour se connecter sont dans l’événement Facebook de cette séance qui s’intitule  « Moi » conscient versus motivations inconscientes : notre espèce a-t-elle de l’avenir ? Après avoir donné la semaine dernière un aperçu de l’opposition conscient versus inconscient, j’aimerais conclure cette semaine avec un exemple du genre de question que la démarche de ce cours permet peut-être d’éclairer sous un jour nouveau. Cette démarche, je le rappelle, tentait d’aborder la complexité de la pensée humaine à partir de l’histoire évolutive de notre système nerveux et de sa longue construction par niveaux d’organisation. Que nous permet-elle de dire par exemple sur les violences raciales et le racisme systémique qui éclate une fois de plus au grand jour depuis quelques semaines ? Se pourrait-il que ce long parcours qui nous a mené des molécules aux biais inconscients, en passant par la grammaire de base du système nerveux, son organisation générale et son activité dynamique nous permette d’apporter une contribution originale aux analyses déjà proposées par les sociologues, les criminologues, les psychologues et tous les militant.es qui s’intéressent à cette question depuis des décennies ? Je n’écrirais pas ce billet et ne ferais pas ce métier si je pensais que non… (suite…)

Du simple au complexe, Que d'émotions! | Pas de commentaires


lundi, 5 novembre 2018
Les effets concrets et troublants des discours haineux sur le cerveau

À la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis, on peut se poser plusieurs questions, dont les deux suivantes. D’abord comment se fait-il que Donald Trump, diagnostiqué «narcissique malin» par un psychothérapeute de renom, et donc «dangereusement malade mentalement et incapable d’être président avec ce tempérament», le soit encore deux ans après son élection ? Question difficile qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et que je n’aborderai pas ici pour me concentrer sur la seconde question : dans quelle mesure les propos haineux qu’il distille régulièrement dans ses discours ou dans les médias sociaux ont-ils des effets néfastes sur le cerveau et le comportement des gens ?

On sait encore bien peu de choses sur cet organe d’une complexité vertigineuse qu’est le cerveau humain. Mais les sciences cognitives, qui tentent d’établir des ponts entre différentes disciplines comme les neurosciences et la psychologie sociale, permettent aujourd’hui d’apporter des éléments de réponse à ce genre de question. Et le verdict est plutôt sans appel : loin de n’être que de simples effets de rhétorique pour gagner des votes, les propos haineux d’une personne en position de pouvoir amènent les gens à s’éloigner de leur humanité. (suite…)

Que d'émotions! | Pas de commentaires


mardi, 13 mars 2018
La biologie cérébrale a son mot à dire dans nos allégeances politiques

Un peu plus d’un an après l’élection de Donald Trump aux États-Unis et ses prises de positions souvent plus conservatrices que celle de son propre parti notamment sur l’immigration, et quelques jours après l’élection de Doug Ford à la tête du parti « progressiste » conservateur de l’Ontario, au Canada (une course à la chefferie où même le droit à l’avortement a été remis en question), je découvre le livre de John Bargh « Before You Know It: The Unconscious Reasons We Do What We Do », publié l’automne dernier.

Bargh est l’un des psychologues qui a grandement contribué à mettre en évidence l’importance insoupçonnée des mécanismes inconscients qui gouvernent nos comportements conscients. Ceux-ci, souvent bien enrobés de justifications apparemment rationnelles et logiques, dépendraient plus qu’on ne le pense d’instincts ayant rapport à la survie de l’organisme, comme la peur qui permet d’éviter les dangers. Des motivations évolutivement très anciennes et donc profondément enfouies en nous, mais qui pourraient influencer des comportements plus « modernes » comme nos allégeances politiques.

Or s’il est une corrélation bien établie dans ce domaine, c’est bien justement entre la peur et le fait de voter conservateur ! (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 22 mai 2017
Évolution conceptuelle et raffinement dans les explications en neuroscience

Ce site et ce blogue commencent à exister depuis suffisamment d’années (plus de 15 pour le premier, près de 7 pour le second) pour avoir assisté à l’évolution et au raffinement de certaines connaissances neuroscientifiques. Car oui, la science évolue, tout le monde le sait, mais il peut être intéressant de montrer comment. C’est ce que je voudrais faire aujourd’hui à travers deux exemples montrant justement pour le premier une évolution conceptuelle et pour le second un raffinement dans les mécanismes. (suite…)

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lundi, 10 août 2015
Un parasite qui réduit la peur d’un prédateur par des «manipulations épigénétiques»

Les escapades estivales dans la nature nous rappellent souvent, surtout à la tombée de la nuit, qu’il existe toutes sortes de bestioles pour qui notre corps est synonyme de buffet « all you can eat » ! Outre les insectes qui ne nous font que de petites « prises de sang », il y a aussi de nombreux parasites qui, eux, élisent carrément domicile dans notre corps et même pour certains carrément à l’intérieur de nos cellules.

C’est par exemple le cas de Toxoplasma gondii, un protozoaire parasite très répandu capable d’infecter à peu près tous les animaux à sang chaud, l’être humain y compris. (suite…)

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