Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 24 février 2020
Nos perceptions sont façonnées par la possibilité d’actions imminentes

La prochaine séance du cours «Notre cerveau à tous les niveaux» qui aura lieu mercredi le 4 mars prochain continuera de construire sur les bases déjà posées lors des six séances précédentes. Toujours donnée en collaboration avec l’UPop Montréal au café Les Oubliettes, cette séance s’intitule donc « Tout ce qui précède permet de simuler le monde pour décider quoi faire ». On est en effet rendu là, à considérer tout ce qu’on est appelé à faire à chaque instant. Parce que c’est bien beau avoir résumé un peu la longue évolution de notre système nerveux, puis d’avoir évoqué comment quelques neurones, puis des millions, puis des milliards s’assemblent et coordonnent leur activité, reste que ce cerveau n’a pas évolué dans le vide, mais toujours dans un corps qui doit trouver de quoi boire, manger et si possible se reproduire ! Et en faisant tout ça, éviter aussi autant que possible les dangers et autres menaces pour l’intégrité de ce cerveau-corps (que l’on devrait toujours relier par un trait d’union tellement ils sont inextricablement liés, comme on le verra à la séance #8). (suite…)

Le corps en mouvement, Les détecteurs sensoriels | Pas de commentaires


lundi, 13 mars 2017
Nous sommes le fruit de processus dynamiques à différentes échelles de temps

Je donnais la semaine dernière un cours à l’Université du troisième âge de Vaudreuil-Dorion sur la plasticité du système nerveux. Pour l’introduire, j’ai voulu situer la capacité de nos réseaux neuronaux à se réorganiser constamment durant toute notre vie dans une perspective plus large. J’ai voulu, en fait, rappeler que de tels processus dynamiques sont aussi présents à des échelles de temps bien différentes dans le monde animal. Cela a donné le petit tableau ci-dessous qu’il m’a semblé pertinent de présenter ici. J’en décrirai donc très brièvement les quatre cas de figure en insérant quelques hyperliens pour en savoir plus sur chaque niveau.

Le premier, en commençant par le bas dans les deux images de ce billet, est celui de la longue histoire évolutive qui a mené jusqu’à nous. C’est l’échelle de temps la plus longue qui se mesure en millions d’années. Durant ces temps très longs, la reproduction sexuée, accélératrice de diversité, a produit régulièrement des systèmes nerveux mutants ou différents. Certaines de ces variantes vont être viables dans certains environnements et vont ainsi permettre à leurs heureux détenteurs de laisser des descendants ayant ces mêmes systèmes nerveux capables de couplages viables avec cet environnement. (suite…)

Au coeur de la mémoire, Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 14 mars 2011
Pourquoi vous n’êtes pas seulement votre cerveau

Dans l’introduction de leur livre de 1991 intitulé The Embodied Mind (en français, L’Inscription Corporelle de l’Esprit, 1993), Francisco Varela, Evan Thompson et  Eleanor Rosch notent que les sciences cognitives, au moment de la publication de leur ouvrage, n’ont pas grand-chose à dire sur ce que signifie « être humain dans les situations concrètes de la vie de tous les jours ».

Cette critique s’adressait directement au paradigme dominant voulant que notre cerveau fonctionne un peu comme un ordinateur, avec input, traitement de l’information, représentation symbolique, output, etc. Au contraire, l’approche que Varela et ses collègues proposent, celle de « l’énaction », montre à quel point notre raisonnement dépend du corps que nous avons et du contexte environnemental dans lequel ce corps est situé. (suite…)

L'émergence de la conscience, Le corps en mouvement | 5 commentaires »