Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 22 juin 2020
De graves difficultés dans la reproductibilité des résultats en imagerie cérébrale

Avant d’aborder le sujet d’aujourd’hui, j’aimerais d’abord remercier toutes les personnes qui ont participé au cours Notre cerveau à tous les niveaux donné en collaboration avec l’UPop Montréal entre le 16 octobre 2019 et le 17 juin 2020. Les enregistrements vidéos des dix séances se retrouvent tous sur la chaîne YouTube du cours. Vous pouvez donc (re)visionner à loisir certaines séances, comme la cinquième par exemple, dont le sujet a un lien avec notre billet d’aujourd’hui. Intitulée « Cartographier des réseaux de milliards de neurones à l’échelle du cerveau entier », on y présentait différentes techniques d’imagerie cérébrale, dont l’une des plus utilisées, l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Et l’on avait vu que non seulement les activations neuronales que détectent ces appareils sont faites de manière indirectes (en monitorant les débits sanguins vasculaires cérébraux), mais qu’elles pouvaient comporter de nombreux biais d’analyse. C’est ce que confirme de manière troublante une étude publiée le 20 mai dernier dans la revue Nature et intitulée « Variability in the analysis of a single neuroimaging dataset by many teams ». (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 10 octobre 2016
« La cognition incarnée », séance 6 : La cartographie du connectome humain et ses limites à différentes échelles

Comme à chaque lundi de cet automne, voici un bref aperçu de la prochaine séance du cours sur la « cognition incarnée » que je donnerai mercredi prochain à 18h au local A-1745 du pavillon Hubert-Aquin de l’UQAM.

Après avoir constaté la semaine dernière que des phénomènes oscillatoires rythmiques émergent de l’interaction des populations neuronales dans notre cerveau, nous allons maintenant considérer l’organisation spatiale de ces réseaux de neurones.

Ce n’est pas d’hier qu’on tente de cartographier le cerveau humain. Sans remonter jusqu’à la phrénologie du XIXe siècle, on peut citer les efforts d’un Korbinian Brodmann au début du XXe siècle dont la célèbre carte corticale subdivisée en 52 aires distinctes sert encore de référence en recherche même aujourd’hui. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 25 avril 2016
Une première étude d’imagerie cérébrale sur les effets du LSD

« Ces travaux sont aux neurosciences ce que le boson de Higgs a été pour la physique des particules ».
Cette déclaration, pour le moins accrocheuse, vient de David Nutt, neuropsychopharmacologue et chercheur sénior de l’étude en question qui vient d’être publiée dans la revue PNAS en mars dernier. Et un peu comme pour le boson de Higgs, les résultats ont confirmé la théorie, à savoir que les modifications d’activité cérébrale qui ont été observées rendent très bien compte de ce qu’un « trip sur l’acide » peut provoquer comme état mental ! (suite…)

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires


lundi, 14 décembre 2015
Chaque semaine pendant un an et demi, il prend en photo… son cerveau !

On voit souvent passer sur les medias sociaux des articles sur une personne qui s’est prise en photo à intervalle régulier pendant de longues périodes. Eh bien le concept vient d’être poussé encore un peu plus loin avec ce psychologue de l’université de Stanford, Russell Poldrack, qui a scanné son cerveau deux fois par semaine pendant un an et demi !

Et il ne l’a pas fait simplement pour mettre ses scans sur Facebook, mais bien pour publier les résultats de cette première étude du genre dans la revue Nature Communications du 9 décembre dernier. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 11 novembre 2013
Voir le cerveau en couleur

Au cours des 10 ou 20 dernières années, un nombre considérable de techniques permettant d’explorer le cerveau a vu le jour. Certaines d’entre elles donnent d’ailleurs de superbes images en couleur dont les grands médias raffolent. Mais peu de ces articles prennent le temps de décrire par quels moyens ces images ont été obtenues. Ce qui a tout de même son importance étant donné tout ce qu’on leur fait dire («on a découvert le centre de ceci, les neurones qui font cela, etc.») ! (suite…)

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