lundi, 2 mars 2026
La fumée des bombes et l’écran de fumée de leur justification langagière
Comment écrire un petit billet de blogue ce matin alors que le monde s’embrase à cause des cerveaux les plus inhumains que la Terre ait porté ? Quatre milliards d’années d’évolution du vivant, 2,5 millions d’années d’hominisation, 300 000 de déploiement d’Homo sapiens pour arriver à ça : des Trump, Netanyahou, Epstein qui violent ou bombardent des enfants dans une fuite en avant qui semble sans fin et crée partout souffrance et dévastation. Les justifications langagières les plus grotesques pour justifier ces crimes de guerre contre le droit international et l’humanité toute entière sont alors repris sans broncher par nos dirigeants politiques et la classe médiatique. Tous protègent ainsi un système hiérarchique au sein duquel ils occupent une place privilégiée. L’avantage d’une démarche scientifique transdisciplinaire comme celle que je tente d’avoir ici a au moins le mérite de nous permettre de discerner, à travers l’écran de fumée des beaux discours, les comportements et motivations réellement en jeu dans ces moments de crises. Partager ci-dessous quelques éléments de compréhension de ces actualités peut paraître bien dérisoire devant le vent d’extrême droite et de fascisme qui balaie notre monde. Ne pas réagir devant tout ça n’est cependant pas une option. Car si réfléchir et partager le fruit de nos réflexions ne garantit pas l’avènement d’un monde meilleur, ne rien faire garantit à coup sûr l’enfoncement dans la dystopie en cours. Je me contenterai donc de retranscrire quelques lignes de ma présentation de jeudi dernier au club de lecture de Notre cerveau à tous les niveaux qui résonnent particulièrement bien avec le triste « remake » guerrier auquel on assiste ces jours-ci au Moyen-Orient. La version pdf de cette présentation est accessible directement ici ou sous la description de la 10e séance sur la page du club de lecture sur le site de l’UPop Montréal. (suite…)
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lundi, 7 février 2022
Se méfier des métaphores pour le cerveau et la Covid
Les métaphores et les analgies nous aident à comprendre le monde. C’est même, selon certains auteurs, le cœur de notre pensée. Mais elles peuvent aussi nous piéger en nous enfermant dans une logique qui n’est pas la bonne si on oublie ce qu’elles sont : des ressemblances, souvent superficielles, entre deux choses dont la nature profonde peut être très différente. Deux exemples de ce danger me viennent immédiatement à l’esprit. Deux métaphores qui semblent s’imposer d’elles-mêmes mais dont les limites sont si vite atteintes qu’elles nous embrouillent plus qu’autre chose sur ce qu’on tente de comprendre : celle du cerveau comme un ordinateur et celle de la pandémie de Covid-19 comme une guerre à gagner. (suite…)
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