Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 10 mars 2020
Voir un comportement comme une boucle de contrôle, mais à l’extérieur de l’organisme

C’est mercredi le 18 mars prochain qu’aura lieu la prochaine séance du cours «Notre cerveau à tous les niveaux» donnée en collaboration avec l’UPop Montréal au café Les Oubliettes. Après la septième séance du 4 mars dernier qui nous avait permis de comprendre que notre cerveau projette constamment ses meilleures hypothèses pour percevoir du sens dans le chaos du monde, on va maintenant ajouter une grosse pièce du puzzle dont on n’a pas trop parlé jusqu’ici : le reste du corps !

Car notre cerveau n’a pas évolué dans le vide, mais toujours dans un corps qui lui-même est toujours situé dans un environnement. En fait, il existe tellement de voies de communication entre le cerveau et le corps qu’on devrait toujours parler du « cerveau-corps » comme d’un tout. Par conséquent, les simulations mentales que notre cerveau génère constamment affectent le reste du corps par toutes sortes de « processus descendants » bien concrets. L’effet néfaste du stress chronique et celui positif de l’effet placebo sont deux exemples de ces phénomènes qui seront brièvement présentés durant cette séance ayant pour titre « Cerveau et corps ne font qu’un et sont constamment affectés par l’environnement ». (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 27 août 2019
La cognition incarnée enfin devenue « mainstream » !

Le dossier principal du numéro de septembre 2019 de la revue Cerveau & Psycho porte sur la « cognition incarnée ». Cela donne un bon prétexte pour mesurer le chemin parcouru depuis trois décennies au sein de ce qu’on appelle aujourd’hui les «sciences cognitives» et qui incluent les neurosciences, la psychologie, la philosophie, la linguistique, etc. Bref, toutes les disciplines qui s’intéressent de près ou de loin à « l’esprit humain ». Cela fait beaucoup de guillemets en peu de phrases (incluant le titre du billet!), mais c’est symptomatique d’une difficulté que rencontrent depuis toujours ceux et celles qui s’intéressent à l’être humain, à la façon dont il pense et se comporte. Les mots sont en effet les moins pires outils à notre disposition pour penser le monde, mais ils comportent de nombreuses limites et de nombreux pièges. À commencer par la catégorisation dichotomique, la plus célèbre en ce qui nous concerne aujourd’hui étant celle du corps et de l’esprit. (suite…)

De la pensée au langage, Le corps en mouvement | Pas de commentaires


lundi, 24 avril 2017
Cerveau et corps ne font qu’un, a fortiori quand on parle des émotions

Préparant ces derniers jours la deuxième séance de mon cours de l’UPop Montréal qui s’intitule Cerveau et corps ne font qu’un (la cognition incarnée), j’ai été amené à réviser les grandes voies de communication entre le cerveau et le reste du corps. Et ça m’a rappelé à quel point elles sont nombreuses !

Si l’on ne considère d’abord que le système nerveux (car il faudra ensuite  considérer les systèmes hormonaux et immunitaires), le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) est relié au reste du corps par ce qu’on appelle le système nerveux périphérique que l’on subdivise en deux : le système neveux somatique, celui de nos afférences sensorielles et de nos efférences motrices volontaires; et le système nerveux autonome (ou végétatif), celui qui régule, encore une fois dans les deux sens, le fonctionnement de nos viscères (intestins, cœur, poumons, etc.). (suite…)

Que d'émotions! | Pas de commentaires


lundi, 10 avril 2017
Trois séances sur le cerveau à l’UPop Montréal prochainement !

Il me fait très plaisir de porter à votre attention le cours intitulé « Pourquoi le cerveau a besoin du corps et de l’environnement pour penser »  que je donnerai à partir du 19 avril prochain en collaboration avec l’UPop Montréal, un collectif de bénévoles qui organise depuis 7 ans des cours gratuits dans les bars et les cafés de Montréal.

Je ne vous cacherai pas que cela fait quelques années que je fais partie de ce collectif dont la mission est de favoriser le partage des connaissances sur notre monde et développer un esprit critique sur celui-ci. Un mandat fort similaire à celui du Cerveau à tous les niveaux, mais incluant carrément tous les champs du savoir ! (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 17 mars 2014
Remettre en question le droit des compagnies de nous empoisonner

Le dualisme cartésien a rendu l’âme, si vous me permettez ce jeu de mot. Corps et cerveau forment un tout. Les données de la neuroendocrinologie ou de la psycho-neuro-immunologie ne cessent de le confirmer. S’attaquer au corps, affecter sa santé, c’est donc aussi, et peut-être même avant tout, affecter la santé de notre cerveau. (suite…)

Les troubles de l'esprit | 1 commentaire