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Lundi, 27 juin 2011
Neurogenèse et dépression

Les maux qui peuvent affecter l’équilibre psychique d’un être humain sont nombreux et leur origine encore très débattue. D’où la prolifération d’hypothèses pour tenter de cerner ces processus souvent multifactoriels . Dans le cas de la dépression par exemple, l’une des plus connues est la théorie monoaminergique associée à une baisse de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine.

Toujours pour la dépression, une hypothèse plus récente sur laquelle travaillent plusieurs laboratoires implique un phénomène qui a été confirmé vers la fin des années 1990 chez l’humain : la neurogenèse, ou naissance de nouveaux neurones dans le cerveau adulte. Le fait que ces jeunes neurones semblent montrer une grande plasticité et qu’ils ne se retrouvent que dans certaines régions du cerveau, comme le gyrus dentelé de l’hippocampe associé aux émotions, est le point de départ de cette hypothèse.

On a pu démontrer par exemple que le stress, qui est un facteur aggravant de la dépression, diminue également la neurogenèse dans l’hippocampe. Ou encore les antidépresseurs, qui améliorent souvent les symptômes de la dépression, augmentent aussi la neurogenèse.  Même le temps d’action relativement long des antidépresseurs (autour de 3 à 6 semaines) reflète le temps de maturation des neurones fonctionnels issus de la neurogenèse.

Il y a ainsi de nombreux phénomènes qui convergent pour appuyer l’idée qu’une diminution du taux de neurogenèse dans l’hippocampe contribuerait à accentuer les symptômes de la dépression, du moins ses symptômes cognitifs. Une étude récente vient aussi confirmer l’implication du récepteur aux glucocorticoïdes dans la cascade de réactions biochimiques provoquées par un antidépresseur (de type ISRS) et favorisant la différenciation de nouveaux neurones dans l’hippocampe.

i_lien New neurons and a new therapeutic target
i_lien Chronic stress, neurogenesis and depression
a_exp Antidepressants increase human hippocampal neurogenesis by activating the glucocorticoid receptor

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