Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !

Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org

Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:

Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace

Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :

Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe

Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.

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lundi, 13 avril 2026
12e club de lecture de mon livre : une espèce sociale et très culturelle pouvant être tirée vers le meilleur ou vers le pire

« En effet, la question n’est pas de savoir quelle est la part d’inné et d’acquis, de contrainte ou de déterminisme génétique et de contrainte ou de déterminisme culturel, dans tel ou tel comportement social, mais de savoir en quoi l’espèce humaine, en tant qu’elle est le produit d’une longue histoire des espèces vivantes, est, par ses caractéristiques biologiques propres (altricialité secondaire, partition sexuée, grande longévité, uniparité, etc.), d’emblée porteuse de contraintes sociales qui vont peser très lourdement sur l’ensemble de son histoire culturelle. »

– Bernard Lahire, Les structures fondamentales des sociétés humaines (2023)

Un billet de blogue n’est pas un chapitre de livre et encore moins un ouvrage entier, et c’est rare que j’en commence un avec une citation. Mais comme je veux vous parler aujourd’hui de la 12e et avant-dernière rencontre du club de lecture de mon livre Notre cerveau à tous les niveaux, et comme c’est la plus chargée du bouquin, je trouve que cette phrase en exergue en résumait bien le point culminant, en quelque sorte. Car on arrive au terme de notre long voyage (il ne restera ensuite que l’épilogue) où grâce à une perspective évolutive sur nous-même on a tenté de comprendre d’abord comment la complexité de notre cerveau a pu se mettre en place, et comment par la suite (ou plus justement en coévolution avec) s’est complexifiée notre vie sociale si riche et culturellement diversifiée. Voilà donc venu ce moment où l’on va s’immiscer dans le merveilleux monde des « sciences sociales » où les démarches comme la nôtre n’ont pas toujours été les bienvenues. Heureusement, les choses changent et la transdisciplinarité est mise de l’avant (du moins dans les discours) comme la seule approche possible pour comprendre un tant soit peu les innombrables facteurs derrière le moindre fait humain. Inutile de dire que mon travail habituel pour ces clubs de lecture qui consiste à faire ressortir les concepts clés de cette rencontre est particulièrement ardu cette fois-ci, avec près de 70 pages à résumer ! Je ne pourrai donc aujourd’hui que vous en donner un aperçu, une dizaine de jours avant cette soirée qui aura donc lieu mercredi le 22 avril prochain à 19h, au bar Les Sans-Taverne, Bâtiment 7, 1900 rue le Ber, à Montréal (comme dans le bouquin, où tout a commencé et va finir…).

Je vous retranscris donc d’abord le résumé au début de cette rencontre à la page 465 de mon livre, pour ensuite vous en extraire quelques grandes lignes de force que j’aimerais articuler pour vous lors du club de lecture :

Où l’on constatera que l’émergence des fortes émotions prosociales qui caractérise notre espèce fait en sorte que la cognition humaine est toujours culturellement située. Et que des choses comme la classe sociale dans laquelle on grandit peuvent influencer grandement nos façons de penser. On réalisera ainsi que la richesse éloigne les riches de leur humanité et leur fait promouvoir une croissance économique qui leur est favorable, mais qui va à l’encontre des lois de la physique. Car on ne peut pas croître à l’infini dans un monde fini, comme le montrent des données plus qu’alarmantes sur la crise écologique et climatique. Il faut donc s’opposer à cette logique mortifère dès maintenant tout en essayant de mieux comprendre d’où on vient et ce qu’on est, sinon rien ne va changer. Comme se rendre compte du caractère toxique, socialement, de tout ce qui accentue le « Nous » versus « Eux ». Ou que changer favorablement le contexte peut avoir une influence positive sur nos prédispositions biologiques. Voilà ce qui donne peut-être quelques raisons d’espérer : l’idée que pour comprendre cette coévolution complexe entre biologie et culture, il faut une approche transdisciplinaire à travers laquelle on peut discerner une utopie sociale concrète : reconstruire des communs !

Il faudra d’abord commencer, il me semble, par distinguer clairement ce qu’on entend quand on parle de « social » et de « culturel ». Parce que si tout ce qui est culturel est nécessairement social, l’inverse n’est pas vrai. Je m’inspirerai à nouveau pas mal du travail de clarification de Bernard Lahire dans son ouvrage phare publié il y près de 3 ans maintenant pour rappeler que si Homo sapiens est certes l’espèce vivante de loin la plus culturelle (sans être la seule à se transmettre des savoirs de manière non génétique), nombreuses sont les autres espèces qu’on peut qualifier de sociales, c’est-à-dire qui vivent simplement dans des groupes où les individus ont des relations entre eux.

Et puis il faudra rentrer dans ce qui dérange encore en sciences humaines, à savoir que l’évolution culturelle est probablement beaucoup plus sévèrement contrainte qu’on ne le pense par notre longue histoire évolutive qui a façonné notre biologie. Autrement dit, et de façon générale, face aux mêmes problèmes (d’adaptation biologique ou culturelle), les organismes comme les sociétés humaines trouvent des solutions semblables. On peut penser à des phénomènes très répandus comme l’État, l’écriture ou l’agriculture qui ont émergé à plusieurs endroits et montrent que les sociétés ne se construisent pas de manière aléatoire (ce qui ne veut pas dire que ces phénomènes soient inéluctables non plus).

On parlera aussi d’autres phénomènes associés comme la convergence de certains faits culturels ou de  savoirs tels que l’astronomie ou les mathématiques, et aussi de la grande « cumulativité » culturelle et technologique chez notre espèce où la plasticité cérébrale et la longévité souvent sur trois générations permet cette construction sans fin de savoirs sur d’autres savoirs. (suite…)

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lundi, 6 avril 2026
Albert Moukheiber : le doute contre le prêt-à-penser neuroscientifique

Après avoir introduit sa pensée par rapport à la crise climatique l’été dernier, je vous avais dit que je voulais vous parler davantage d’Albert Moukheiber, ce neurobiologiste français d’origine libanaise. Parce qu’il prend très au sérieux le métier que je fais, la vulgarisation scientifique, et qu’en plus d’être psychologue clinicien, il consacre beaucoup de temps à expliquer les milles et une nuance de la recherche sur le cerveau. Comme dans son premier livre Votre cerveau vous joue des tours (2019) et son second Neuromania (2024, 2026 pour la réédition en poche). Ou dans ses interviews que les algorithmes de Youtube m’ont présentées dernièrement, peut-être suite au blitz médiatique de la réédition de Neuromania, peu importe. Le fait est que j’ai commencé à en écouter quelques-unes  qui m’ont confirmé son grand talent de vulgarisateur qui ne sombre jamais dans la facilité du déboulonnage rapide des méconceptions sur le cerveau, mais prend le temps de rentrer dans les rouages de la recherche actuelle pour montrer ce qui ne va pas. Et surtout, il répète comme moi que rien ne peut se comprendre uniquement en focussant sur le cerveau, que celui-ci est lié de façon inextricable à un corps, et que ce cerveau-corps est situé dans un contexte à tout moment qui l’influence aussi grandement. Il n’en fallait pas plus pour que je lui délègue mon travail hebdomadaire sur ce blogue en vous suggérant simplement certaines de ses interventions ! (suite…)

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lundi, 30 mars 2026
Quelques antidotes contre les méfaits environnementaux du capitalisme sur la santé

Après un an de rencontres mensuelles, je peux dire que le “club de lecture” de mon livre, Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale, aura été une expérience enrichissante à… tous les niveaux ! Tant pour les échanges avec les gens qui y assistent que pour l’occasion qu’il me donne de continuer mes lectures sur les sujets de chaque rencontre et d’en offrir une synthèse encore un peu plus à jour que dans le livre. Ce fut particulièrement le cas de la 11e rencontre de mardi passé sur les grandes théories contemporaines sur la conscience, présentation qui se trouve maintenant en pdf sur la page du club sur le site web de l’UPop Montréal. Comme toujours, l’enregistrement audio de la conférence sera aussi éventuellement disponible d’ici quelques semaines / mois sur le même site web de l’UPop. Je commence donc aujourd’hui à structurer notre prochaine rencontre qui aura lieu le mercredi 22 avril prochain, à 19h, au bar les Sans-Taverne au Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, Montréal). Et en commençant à relire le contenu de cette rencontre peut-être la plus « consistante » du livre, je me rends compte qu’il me faudra encore faire des choix pour ne pas que ça parte dans toutes les directions. Pour aujourd’hui, je tombe sur deux notes qui rejoignent les « conseils santé » qui concluent la rencontre. Des conseils en lien avec une santé pas seulement individuelle mais aussi planétaire, et c’est donc de ça que j’aimerais vous parler  rapidement aujourd’hui. (suite…)

Au coeur de la mémoire, Dormir, rêver... | Pas de commentaires


lundi, 23 mars 2026
Des clarifications essentielles pour lever un peu la confusion autour de « la conscience »

À chaque fois c’est la même chose. Chaque fois que j’ai eu à travailler sur « le mot en c » (la conscience !), je me fais happer dans quelque chose de plus grand que moi. J’en ressors toujours plus riche de connaissances sur moi-même et les autres, mais aussi un peu ébranlé et en retard sur mes autres « affaires à faire » ! Ce fut le cas lorsque j’ai rédigé le thème sur la conscience dans mon site web, sorti en 2008. Normalement ça me prenait environ 6 mois pour écrire un thème et celui-là m’en avait pris… 16 ! Ensuite pour mon livre je me souviens que ça avait été un effort de synthèse épique pour réussir à en parler en une quinzaine de pages seulement. Et cette fois-ci ne fait pas exception, alors que le club de lecture du bouquin m’amène à revisiter cette 11e rencontre pour vous en parler demain soir, mardi le 24 mars à 19h à l’Espace des possibles de la Petite-Patrie (1052, rue Beaubien Est, Montréal). Depuis trois semaines, j’ai pratiquement mis sur pause toutes mes autres lectures pour préparer convenablement cette soirée. Heureusement, on m’a demandé de présenter sur le même thème en avril et en mai, donc je vais pouvoir « optimiser » ce travail de clarification. C’est d’ailleurs un avant-goût de quelques-une de ces clarifications terminologiques et épistémologiques que je ferai au début de mon exposé que je voudrais vous livrer ce matin en guise de « teaser » du riche contenu que nous allons aborder demain. Parce qu’une bonne part de la confusion qui accompagne généralement les discussions sur « la conscience » viennent du fait, justement, qu’on ne fait pas ces distinctions de base avant d’en parler. Car comme disait le philosophe Daniel Dennett, le problème avec la conscience n’est peut-être pas tant dans « conscience » que dans le « LA » qui précède et qui laisse sous-entendre qu’il s’agirait d’une chose (alors que c’est un processus), ou pire encore, une chose unique (alors que le mot peur renvoyer à plusieurs phénomènes). (suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


lundi, 16 mars 2026
« Toute est dans toute », de la conscience à l’orientation, en passant par les pratiques alternatives de notation !

C’est rare que je commence par trouver le titre de mon billet avant même de l’avoir écrit, mais c’est le cas ce matin. D’habitude c’est évidemment plutôt à la toute fin où, en considérant l’ensemble du billet, je trouve le titre le plus adéquat, ce qui est beaucoup plus logique comme façon de faire. Mais aujourd’hui j’ai comme un « gut feeling », après avoir lu mes notes éparses de la dernière semaine à partir desquelles je décide sur quoi je vais écrire, que c’est la ligne directrice qui se dégage de ce que j’aurais le goût de vous parler. Alors j’essaie cette forme de « rétro-ingénierie», juste pour voir ce que ça va donner. Après tout, bloguer est pour moi une forme de thérapie, et les associations libres font partie depuis Freud de la boîte à outil de nos explorations intérieures ! Alors bienvenue dans mon cortex associatif du lundi matin… (suite…)

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