Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 21 novembre 2017
La science, comme la philosophie antique, doit se mettre au service de « la vie bonne »

Francisco Varela, William Irwin Thompson et Evan Thompson. Menerbes, Provence, 1997.

Ayant maintenant terminé ma série de billets publiés les mardis sur mes cours à l’Université du troisième âge donnés cet automne, je reprends aujourd’hui mes publications sur divers sujets. Mais je vais dorénavant, pour diverses raisons trop longues à expliquer ici, continuer à les mettre en ligne le mardi (au lieu du traditionnel lundi).

Je voudrais donc dire quelques mots cette semaine sur le rôle social de la science. En particulier sur l’implication politique des scientifiques (et des journalistes scientifiques) sur les enjeux sociaux d’importance. Que peuvent-ils et que doivent-ils dire ? Et quand le dire ? Tout le temps ? Particulièrement lors d’une campagne électorale ? Au point d’appuyer ouvertement un parti et pas un autre ?

Je vous donne mon humble avis là-dessus à la fin de ce billet. Mais d’abord, deux beaux hasards survenus tout récemment et qui éclairent ma position. (suite…)

L'émergence de la conscience, Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 24 octobre 2017
Quand la politique influence notre environnement, et donc notre corps et notre cerveau

Comme je l’ai présenté ici le 11 septembre dernier, voici le résumé d’un aspect de mon cours #6 de l’université du troisième âge (UTA) que je donnerai demain à Longueuil et lundi prochain à St-Bruno.

L’orientation un peu inhabituelle du billet d’aujourd’hui m’a été inspirée par les élections municipales qui se déroulent actuellement au Québec et plus particulièrement dans ma ville, Montréal (désolé pour nos ami.es ailleurs dans la francophonie, mais vous pourrez sans doute faire les transpositions qui s’imposent à votre ville…).

Quel est le rapport avec ce cours sur les liens intimes entre le cerveau, le corps et l’environnement ? Tout simplement les effets considérables que peut avoir l’environnement sur le corps et le corps sur le cerveau en termes de santé de ces derniers. Et comme les choix politiques influencent notre environnement, le politique peut influencer notre santé physique et mentale pas mal plus qu’on pourrait le croire. (suite…)

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


lundi, 23 janvier 2012
Le dégoût derrière nos choix, même politiques ?

Depuis Descartes et encore aujourd’hui, il est de bon ton d’affirmer que nos décisions découlent de notre capacité de raisonnement, de notre rationalité, bref de notre capacité de peser logiquement le pour et le contre. Mais les sciences cognitives contemporaines montrent que c’est loin d’être toujours le cas. Et que bien souvent nos discours rationnels ne sont en fait que des alibis langagiers pour justifier des comportements décidés à notre insu, par des processus inconscients beaucoup plus anciens évolutivement parlant.

Comme le dégoût, cette émotion puissante qui nous a sans doute préservé de bien des maladies en nous détournant instinctivement de la putréfaction et d’autres corps pustuleux. Or ce que l’on découvre de plus en plus, c’est que le dégoût pourrait influencer nos choix dans des domaines apparemment fort éloignés des souches microbiennes, la politique par exemple. (suite…)

L'émergence de la conscience, Que d'émotions! | 6 commentaires »


lundi, 8 août 2011
Quand la peur nous fait réagir en conservateur

Paul Nail et ses collègues de l’Université de Central Arkansas ont réalisé une série de trois expériences qui met en lumière comment un contexte psychologiquement menaçant peut infléchir une pensée habituellement libérale vers une position plus conservatrice. Les adjectifs “libérale” et “conservatrice” sont à prendre ici dans le sens général où le premier décrit une attitude d’ouverture, d’empathie, de communication et de justice sociale alors que le second met l’emphase sur la tradition, l’ordre, l’autorité et la discipline. (suite…)

Que d'émotions! | 6 commentaires »