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mardi, 29 mai 2018
Le sentiment nationaliste inversement proportionnel à la flexibilité cognitive ?

Plusieurs études ont montré par le passé comment certaines caractéristiques émotionnelles particulières pouvaient avoir des effets cognitifs à des niveaux plus élevés, jusqu’à orienter nos choix politiques. Être plus sensibles aux choses dégoûtantes est ainsi corrélé avec le fait d’avoir une posture plus conservatrice au niveau politique ou éthique. De même, être peureux de nature ou même se faire raconter ponctuellement des histoires d’horreurnous tire aussi vers le même pôle conservateur du spectre politique. Plus récemment, le phénomène inverse a même été démontré : induire un sentiment d’invincibilité avec une simple expérience de pensée nous décale cette fois-ci vers le pôle libéral (ou progressiste) du spectre politique.

Même si ces résultats sont de prime abord un peu surprenant, on peut comprendre intuitivement comment des émotions fortes comme le dégoût ou la peur peuvent avoir un effet très large sur notre psychisme. Mais qu’en est-il des processus plus neutre sur le plan émotionnel comme la catégorisation (ou l’analogie / catégorisation) et la flexibilité cognitive ? (suite…)

Que d'émotions! | Pas de commentaires