Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 29 octobre 2018
Neurobiologie de la mort : on a réussi à enregistrer la vague de dépolarisation finale

La mort est par définition la fin de la vie. Cette quasi tautologie peut néanmoins nous faire avancer dans notre compréhension de l’ultime moment qui nous attend tous à condition considérer correctement ce qui se passe dans ces derniers instants. Longtemps l’on a cru que l’arrêt de l’activité cérébrale faisait foi de tout. La « flatline », comme on dit en anglais pour désigner le tracé plat de l’électroencéphalogramme (EEG), ne montrant plus l’activité électrique oscillatoire intense propre au cerveau vivant, on en déduisait logiquement que la personne était alors décédée.

Mais la vie n’est pas une entité discrète. C’est un processus dynamique complexe. Ainsi en est-il de la mort si l’on en croit les résultats étonnants publiés en janvier dernier dans les Annals of Neurology par Jens Dreier et son équipe. L’article s’intitule “Terminal spreading depolarization and electric silence in death of human cortex.” Cette vague de dépolarisation qui se propage durant plusieurs minutes dans notre cerveau après le début de l’EEG plat, ce serait plutôt ça le vrai visage de la mort cérébral ! (suite…)

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lundi, 14 septembre 2015
« Waking, Dreamin, Being », ou comment l’orient et l’occident ont tous deux des choses à nous apprendre sur ce que nous sommes

J’aimerais vous parler cette semaine de ma lecture de l’été. Ou plutôt de MA lecture de l’été, car il y en a eu d’autres, mais celle-ci s’est clairement démarquée. Il s’agit du livre ” Waking, Dreaming, Being. Self and Consciousness in Neuroscience, Meditation, and Philosophy”, de Evan Thompson, publié l’automne dernier chez Columbia University Press.

Avant de donner un aperçu du bouquin, un mot sur l’itinéraire particulier de son auteur. Evan Thompson est le fils du philosophe et historien des cultures William Irwin Thompson. Ce dernier fut aussi l’instigateur de la Lindisfarne Association, un regroupement d’intellectuels qui, de 1972 à 2012, ont réfléchi sur nombre de questions touchant la planétarisation de la culture. (suite…)

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lundi, 25 mai 2015
Chercher du sens à la vie devant la mort

J’ai appris hier qu’une bonne amie, qui du reste n’a pas eu une année facile, vient de perdre son père. Pourquoi mentionner cela ici ? Parce que la perte d’un être cher provoque une telle onde de choc dans les cerveaux humains des proches de la personne disparue qu’un site web qui aspire à parler du cerveau « à tous les niveaux » serait bien mal venu de ne pas considérer comme fondamental cet aspect de l’expérience humaine. Un aspect qui soulève immédiatement un problème difficile, encore plus que celui de la conscience (bien qu’en découlant) : le problème du sens, de la signification de l’existence humaine.

Et donc en cherchant ce matin un sujet pour mon billet hebdomadaire sur ce blogue, mon regard survolait les dizaines d’études amassées dans mon dossier pour leur intérêt certain en sciences cognitives sans qu’aucun ne me donne pourtant le goût d’écrire. Tous me semblaient « hors sujet » par rapport à ce qui me trottait dans la tête. Jusqu’à ce que mon regard accroche sur ce titre d’un résumé de Deric Bownds d’il y a six mois : « E.O. Wilson and « The Meaning of Human Existence » ». (suite…)

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