Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 14 juin 2021
Trois niveaux de couplage essentiels pour le langage

Quand on aborde des grands débats comme celui de l’origine du langage ou de son caractère plus ou moins « instinctif », on peut en venir à se poser « la question qui tue », celle qui est encore plus difficile à répondre que la question des origines, mais qui lui est forcément liée : la question du pourquoi. Pourquoi parlons-nous ? Et encore plus largement, pourquoi les individus d’une espèce communiquent-ils, que ce soit par des signaux chimiques, visuels ou olfactifs ? Pour répondre à ce genre de question très large, le bon réflexe est d’adopter une perspective évolutive. Et parfois, il ne faut pas avoir peur de remonter très loin, à des phénomènes fondamentaux comme la vie elle-même. Voici donc un bref aperçu de trois niveaux de couplage essentiels sans lesquels je ne serais pas en train d’écrire aujourd’hui et vous de me lire. (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


mardi, 15 mai 2018
Que pouvons-nous connaître ?

“Ce que l’on observe n’est pas la nature en soi mais la nature révélée par nos méthodes de questionnement.”

C’est avec cette citation du physicien quantique Werner Heisenberg, l’auteur du principe d’incertitude qui porte son nom, que Marcelo Gleiser, lui-même professeur de physique et d’astronomie, commençait un article publié dans la revue Nature la semaine dernière.

Intitulé « How Much Can We Know? », ce court texte soulève plusieurs questions fondamentales au sujet de la science en général, et a fortiori des sciences cognitives. Parce que dans la foulée des travaux de Heisenberg, on s’est rendu compte que nous n’avons pas, et n’auront probablement jamais, ce qu’on pourrait appeler un « accès direct » à la nature (ou au monde réel, appelez ça comme vous voulez). Bien sûr il y a des forces, des lois et des principes physiques universels que la science a permis de découvrir et qui nous sont fort utiles. La machine sur laquelle j’écris ce texte, par exemple, en utilise plein !

Mais ce n’est pas parce qu’on a pu révéler une partie de la structure de l’univers que c’est nécessairement une question de temps avant qu’on ait décrit l’entièreté de ses lois, de ses constituants et de ses principes. (suite…)

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires