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lundi, 9 novembre 2020
Comment expliquer nos pensées les plus abstraites ?

Poursuivant ces jours-ci la lecture de l’ouvrage “Enactive Psychiatry dont je vous ai parlé en septembre dernier, je retombe sur cette expression évocatrice de « representation-hungry phenomena » que j’avais découverte en lisant d’autres bouquins sur l’histoire des sciences cognitives. Il s’agit, comme le rappelle Sanneke de Haan, de ces pensées que nous avons souvent à propos de choses qui ne sont pas concrètement présentes sous nos yeux. Ou alors de pensées à propos de concepts abstraits comme la justice ou la liberté. Comment notre cerveau s’y prend-il pour actualiser ce genre de pensées qui sont loin de ce que nos sens peuvent percevoir ? L’une des réponses qui semble aller de soi est donc justement cette idée de « représentation ». Autrement dit, on se présente mentalement quelque chose, inspiré de nos interactions passées avec le monde, qui « équivaut » ou qui est « mis à la place » de ce qui est physiquement absent. Comme le livre de de Haan porte sur l’approche énactive, elle rappelle que l’on peut considérer ce problème autrement. (suite…)

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