Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 24 août 2015
Nouveau cas unique d’amnésie déclenché après une visite chez le dentiste !

Il y a des histoires qui viennent périodiquement nous rappeler à quel point notre cerveau est complexe et que nous n’en comprenons encore que ce qu’on pourrait appeler « les grandes lignes ». L’étude de cas publiée par le Dr. Gerald Burgess dans la revue Neurocase le 15 mai dernier raconte l’une de celles-là.

C’est l’histoire d’un militaire anglais qui, le 14 mars 2005, se rend chez son dentiste pour y subir un traitement de canal à une dent. Le dentiste lui fait une anesthésie locale et procède ensuite à l’opération au terme de laquelle il constate que son patient est pâle et confus. Comme il ne revient pas à la normale au bout de quelques heures, on le transporte à l’hôpital où il restera hospitalisé durant trois jours.

À partir de là, et pour le mois suivant, le patient devient incapable de se rappeler ce qu’il a fait au-delà de dix minutes. Avant ça, c’est le trou noir, le vide total. Ou, pour les cinéphiles, c’est Le jour de la marmotte ou Memento… (suite…)

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mardi, 26 octobre 2010
L’inoubliable cerveau d’un amnésique

henry-molaison

Le 2 décembre 2008 disparaissait à l’âge de 82 ans la personne ayant probablement contribué plus que quiconque à notre compréhension de la mémoire humaine. Henry Molaison n’était pas neurologue mais un patient épileptique auquel on avait enlevé en 1953, à l’âge de 27 ans, les deux hippocampes cérébraux pour diminuer ses graves crises d’épilepsie. L’opération fut un succès pour contrôler l’épilepsie mais eut un effet secondaire imprévu : elle emporta avec elle sa capacité à retenir de nouvelles informations sur sa vie ou sur le monde (mémoire déclarative). (suite…)

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