Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 16 avril 2019
Des juges moins influencés qu’on ne le croyait par leur taux de glucose

La science s’appuie sur des données recueillis ou les résultats d’une expérience, bref sur des faits empiriques. Mais elle s’appuie aussi sur l’interprétation de ces faits, ce qu’ils veulent dire, ce qui a bien pu les rendre possibles. Cela correspond à la section «Résultats» et la section «Discussion» des articles scientifiques. Il n’est donc pas étonnant que des membres d’un domaine scientifique particulier ne soient pas toujours d’accord avec l’interprétation que font leurs collègues de certains résultats. Cela arrive dans toutes les disciplines scientifiques, en particulier en psychologie, et en particulier quand les données sont très tranchées ou quand les corrélations sont très fortes. Et c’est d’un cas comme celui-ci dont on va parler aujourd’hui (on abordera peut-être une autre fois la crise plus large de réplication des résultats qui secoue la psychologie depuis quelques années).

Il s’agit de la fameuse expérience, souvent rapportée dans de bons médias scientifiques, de Danziger, Levav et Avnaim-Pesso publiée en 2011 sous le titre : « Extraneous factors in judicial decisions ». (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 4 avril 2016
Pourquoi notre cerveau est-il si énergivore ?

Cette semaine on va causer énergie, celle requise au bon fonctionnement de votre cerveau et, à la fin de ce billet, du mien qui me permet d’écrire ces lignes. Et comme on est sur le blogue du Cerveau à tous les niveaux, on va considérer la question aux deux niveaux extrêmes de ce site, le moléculaire et le social !

Partons du billet de la semaine dernière qui attirait l’attention sur l’activité endogène du cerveau pour aborder sa grande demande énergétique constante au niveau moléculaire. En effet, je l’ai déjà écrit ici, bien qu’il ne représente que 2% du poids du corps humain, le cerveau consomme en permanence environ 20% de l’énergie nutritive et de l’oxygène absorbé par le corps. C’est donc, et de loin, l’organe le plus énergivore de l’organisme comme le montre l’image ci-dessus où son activité métabolique est comparée à celle du cœur et du foie. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires