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lundi, 20 janvier 2020
Quand notre système immunitaire se trompe et attaque nos récepteurs NMDA

On l’oublie trop souvent quand tout va bien, mais le bon fonctionnement de notre corps et de notre cerveau dépend à tout moment de milliers et de milliers d’interactions moléculaires tant à l’intérieur qu’entre nos cellules. Certaines de ces molécules sont petites et assez simples mais d’autres sont extrêmement complexes comme les protéines, ces « briques du vivants » formées de centaines et même souvent de milliers d’acides aminées qui s’enchaînent dans un ordre précis et se replient pour former une structure tridimensionnelle qui donnera sa fonction à la protéine. Tantôt ce sera une enzyme capable de couper ou de coller telle molécule à telle autre, tantôt de changer de forme pour faire se contracter nos fibres musculaires ou encore pour laisser passer des petits ions à travers la membrane d’une cellule comme dans le cas des protéines transmembranaires qui agissent comme des canaux ou des pompes. Quand tout va bien, on oublie l’extrême complexité et donc l’extrême fragilité de tout ça. Qu’arriverait-il si, par exemple, une seule de ces protéines se mettait à mal fonctionner ou à être détruite ? Le billet d’aujourd’hui en donne un exemple parmi tant d’autres, celui des encéphalites auto-immunes, et plus particulièrement la forme qui s’attaque à nos récepteurs NMDA. (suite…)

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