Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






mardi, 13 mars 2018
La biologie cérébrale a son mot à dire dans nos allégeances politiques

Un peu plus d’un an après l’élection de Donald Trump aux États-Unis et ses prises de positions souvent plus conservatrices que celle de son propre parti notamment sur l’immigration, et quelques jours après l’élection de Doug Ford à la tête du parti « progressiste » conservateur de l’Ontario, au Canada (une course à la chefferie où même le droit à l’avortement a été remis en question), je découvre le livre de John Bargh « Before You Know It: The Unconscious Reasons We Do What We Do », publié l’automne dernier.

Bargh est l’un des psychologues qui a grandement contribué à mettre en évidence l’importance insoupçonnée des mécanismes inconscients qui gouvernent nos comportements conscients. Ceux-ci, souvent bien enrobés de justifications apparemment rationnelles et logiques, dépendraient plus qu’on ne le pense d’instincts ayant rapport à la survie de l’organisme, comme la peur qui permet d’éviter les dangers. Des motivations évolutivement très anciennes et donc profondément enfouies en nous, mais qui pourraient influencer des comportements plus « modernes » comme nos allégeances politiques.

Or s’il est une corrélation bien établie dans ce domaine, c’est bien justement entre la peur et le fait de voter conservateur ! (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 8 août 2011
Quand la peur nous fait réagir en conservateur

Paul Nail et ses collègues de l’Université de Central Arkansas ont réalisé une série de trois expériences qui met en lumière comment un contexte psychologiquement menaçant peut infléchir une pensée habituellement libérale vers une position plus conservatrice. Les adjectifs “libérale” et “conservatrice” sont à prendre ici dans le sens général où le premier décrit une attitude d’ouverture, d’empathie, de communication et de justice sociale alors que le second met l’emphase sur la tradition, l’ordre, l’autorité et la discipline. (suite…)

Que d'émotions! | 6 commentaires »