Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Mardi, 29 mai 2018
Le sentiment nationaliste inversement proportionnel à la flexibilité cognitive ?

Plusieurs études ont montré par le passé comment certaines caractéristiques émotionnelles particulières pouvaient avoir des effets cognitifs à des niveaux plus élevés, jusqu’à orienter nos choix politiques. Être plus sensibles aux choses dégoûtantes est ainsi corrélé avec le fait d’avoir une posture plus conservatrice au niveau politique ou éthique. De même, être peureux de nature ou même se faire raconter ponctuellement des histoires d’horreurnous tire aussi vers le même pôle conservateur du spectre politique. Plus récemment, le phénomène inverse a même été démontré : induire un sentiment d’invincibilité avec une simple expérience de pensée nous décale cette fois-ci vers le pôle libéral (ou progressiste) du spectre politique.

Même si ces résultats sont de prime abord un peu surprenant, on peut comprendre intuitivement comment des émotions fortes comme le dégoût ou la peur peuvent avoir un effet très large sur notre psychisme. Mais qu’en est-il des processus plus neutre sur le plan émotionnel comme la catégorisation (ou l’analogie / catégorisation) et la flexibilité cognitive ? (Lire la suite…)

Le développement de nos facultés | Pas de commentaires


Mardi, 22 mai 2018
Une nouvelle technique fait avancer notre compréhension du cerveau adolescent

Le billet de la semaine dernière attirait l’attention sur les limites, d’abord de nos sens, puis des instruments et des techniques qui nous permettent d’amasser des données sur le réel avec la démarche scientifique. On en a un bel exemple cette semaine avec cette étude publiée le 4 avril dernier et intitulée « The Integration of Functional Brain Activity from Adolescence to Adulthood ». Car c’est grâce à une nouvelle approche en imagerie cérébrale que Prantik Kundu et son équipe ont réussi à mettre en évidence ces changements importants dans la connectivité de notre cerveau quand on passe de l’enfance à l’adolescence et finalement à l’âge adulte.

Appelée imagerie par résonance magnétique fonctionnelle “multiecho” ((ME)-fMRI, en anglais), cette approche permet de contourner les limitations et les biais liés à l’utilisation de la fMRI classique dans les études neurodéveloppementales. (Lire la suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


Mardi, 15 mai 2018
Que pouvons-nous connaître ?

“Ce que l’on observe n’est pas la nature en soi mais la nature révélée par nos méthodes de questionnement.”

C’est avec cette citation du physicien quantique Werner Heisenberg, l’auteur du principe d’incertitude qui porte son nom, que Marcelo Gleiser, lui-même professeur de physique et d’astronomie, commençait un article publié dans la revue Nature la semaine dernière.

Intitulé « How Much Can We Know? », ce court texte soulève plusieurs questions fondamentales au sujet de la science en général, et a fortiori des sciences cognitives. Parce que dans la foulée des travaux de Heisenberg, on s’est rendu compte que nous n’avons pas, et n’auront probablement jamais, ce qu’on pourrait appeler un « accès direct » à la nature (ou au monde réel, appelez ça comme vous voulez). Bien sûr il y a des forces, des lois et des principes physiques universels que la science a permis de découvrir et qui nous sont fort utiles. La machine sur laquelle j’écris ce texte, par exemple, en utilise plein !

Mais ce n’est pas parce qu’on a pu révéler une partie de la structure de l’univers que c’est nécessairement une question de temps avant qu’on ait décrit l’entièreté de ses lois, de ses constituants et de ses principes. (Lire la suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


Mardi, 8 mai 2018
Daniel Glaser : un neuroscientifique qui explique

Je voudrais vous signaler cette semaine une petite mine d’or d’informations bien vulgarisées sur les neurosciences (en anglais seulement, malheureusement). Il s’agit du blogue et du podcast ‘A Neuroscientist Explains’ du Dr. Daniel Glaser, accessible par le site web du journal The Guardian.

Glaser a un parcours intéressant, celui d’un scientifique qui a toujours accordé une grande d’importance à la diffusion des connaissances à un large public. Il nourrit aussi depuis longtemps un intérêt pour les arts et les approches multidisciplinaires, comme en fait foi le billet que j’avais consacré il y a plusieurs années à l’une de ses études. Celle-ci portait sur l’activation préférentielles de nos neurones miroirs selon que l’on regarde des danses que l’on pratique on non. Glaser est maintenant directeur de la Science Gallery at King’s College London, un organisme qui cherche à tisser des ponts entre les arts, la science et la santé à travers des recherches, des expérimentations et des expositions auxquelles est convié le grand public. (Lire la suite…)

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Mardi, 1 mai 2018
L’hyperscanning montre une synchronisation cérébrale entre les cerveaux de deux locuteurs

Savez-vous ce qu’est l’hyperscanning ? Non, ce n’est pas un nouveau buzzword en neuroscience pour désigner la (trop?) grande attention que portent les médias aux études d’imagerie cérébrale. C’est simplement l’idée, apparue au début des années 2000, d’enregistrer simultanément l’activité cérébrale de deux sujets en interaction sociale l’un avec l’autre. L’idée m’est venue de vous en glisser un mot après avoir vu passer cet article de l’été dernier sur le site web de Radio-Canada intitulé « Nos cerveaux se synchronisent lorsque nous conversons ». Parce que c’est une nouvelle approche intéressante, et aussi peut-être un peu pour dire que contrairement à ce que l’image choisie pour illustrer l’article le laisse croire, on n’a pas besoin d’envoyer des éclairs électriques avec nos yeux dans les yeux d’une autre personne pour que des synchronisations d’activité apparaissent entre les cerveaux des interlocuteurs. On a juste besoin de lui parler… ;-P (Lire la suite…)

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