Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 31 juillet 2017
Deux autres liens qui nous unissent au cosmos

Quand je donne un cours de plusieurs heures sur le cerveau et les sciences cognitives, j’aime bien passer la première à parler du « silence éternel de ces espaces infinis [qui] m’effraie » (Pascal). Ou alors à relier les trois infinis : le petit, le grand et le complexe. Bref, à parler d’où viennent les atomes qui constituent notre corps et notre cerveau : des étoiles ! On sait en effet depuis plusieurs décennies maintenant que tous les atomes lourds qui constituent nos molécules (carbone, azote, phosphore, oxygène, etc.) ont été formé par fusion nucléaire dans le cœur des étoiles et dispersés à leur mort dans l’espace. Et c’est cette « poussière d’étoile », comme le dit si bien Hubert Reeves, qui par la suite s’est agglomérée grâce à la force gravitationnelle pour former diverses planètes, dont la nôtre. Le vivant s’étant par la suite servi de ces briques élémentaires pour construire ses premières cellules.

Mais voilà qu’il y a quelques rebondissements récents à cette histoire. (Lire la suite…)

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Lundi, 24 juillet 2017
Une marche en milieu naturel plutôt qu’urbain diminue vos idées noires

Pour ceux et celles qui sont surtout en ville cet été, de gré (en vacances) ou de force (parce que vous n’avez pas trop les moyens d’en sortir…), essayez de marcher un peu chaque jour dans un grand parc (ce qui, encore une fois, n’est pas toujours facile dans les quartiers moins favorisés). Pourquoi ? Parce qu’une énième étude, depuis celle de Roger Ulrich en 1984, vient de confirmer l’effet bénéfique des environnements naturels pour diminuer nos tendances à ruminer des idées noires. C’est ce qui ressort de l’étude de Gregory Bratman et ses collègues intitulée « Nature experience reduces rumination and subgenual prefrontal cortex activation » qui vient d’être publiée dans la revue PNAS. (Lire la suite…)

De la pensée au langage, Dormir, rêver... | Pas de commentaires


Mardi, 18 juillet 2017
Les corbeaux aussi bons que les grands singes pour la planification ?

Je voudrais commencer ce billet sur l’intelligence des corvidés (corneilles, corbeaux, geais, etc.) par un petit souvenir. C’était il y a un an ou deux, alors que je prenais ma marche matinale au parc Lafontaine à Montréal. Mon attention avait été attirée par les coups répétés du bec d’un grand pic qui fouillait de ses coups adroits l’écorce d’une grosse branche à la recherche des insectes qui s’y cachent. La présence du plus grand pic du Québec étant inhabituelle dans le parc, j’en profitai pour admirer un peu ce bel oiseau et surtout la puissance de ses coups de bec. Alors que le pic passait à l’arbre voisin, je vis arriver une corneille qui se percha très exactement où le pic était cinq secondes plus tôt. Et immédiatement, la corneille se mit à picorer elle aussi l’écorce, bien qu’avec évidemment moins de force et d’adresse. Elle avait donc vu comme moi le grand pic travailler et en avait conclu qu’il y avait là probablement encore de la nourriture.

Cela me rappela aussitôt toutes les études sur l’intelligence des oiseaux de cette famille, les corvidés. (Lire la suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


Lundi, 26 juin 2017
La seule présence de votre téléphone intelligent près de vous affecte vos capacités cognitives

Ce n’est pas d’hier que des philosophes des sciences cognitives comme Andy Clark disent que nos capacités cognitives ne sont pas situées que «dans notre tête»; elles «fuient» littéralement dans notre environnement. C’est l’idée de la «cognition étendue» que Clark et d’autres ont lancé dans les années 1990 et dont le degré d’étendu, si l’on peut dire, continue aujourd’hui d’être débattu.

Il est en en effet assez facile de s’entendre par exemple sur le fait que notre mémoire de travail est limitée et qu’il est plus facile de calculer 359 x 492 avec un papier et un crayon que mentalement. Ce faisant, on externalise (« offload », en anglais) dans notre environnement une partie du processus cognitif. Notre cerveau pouvant se référer de manière directe et fiable à ce qu’il y a sur la feuille, le calcul qu’on y a fait est généralement accepté comme faisant partie de notre cognition. (Lire la suite…)

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Lundi, 19 juin 2017
Révolutions quant à l’origine d’Homo sapiens et de son arrivée en Amérique du Nord

Vous avez peut-être entendu parler de cette publication dans la revue Nature qui a fait beaucoup parler d’elle début juin. Et pour cause : elle a fait vieillir notre espèce, Homo sapiens, de 100 000 ans, rien que ça ! Autrement dit, on est « juste » 50% plus vieux que l’âge qu’on croyait avoir (environ 300 000 ans au lieu de 200 000).

C’est une nouvelle technique de datation qui a permis de réévaluer l’âge de restes humains en provenance d’un site archéologique marocain découvert en 1961 mais où l’on a fait de nouvelles fouilles à partir de 2004. (Lire la suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires