Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 16 janvier 2017
Des cours pour se mettre à jour

Il n’est jamais facile, quand on enseigne dans un domaine scientifique, de se tenir à jour. La science est, par définition, quelque chose qui évolue sans cesse et la fragmentation des disciplines scientifiques en toujours plus de domaines spécialisés rend cela encore plus ardu.

La question revient donc à se demander, pour un professeur ou un vulgarisateur scientifique, si l’on enseigne sa discipline avec les concepts d’hier ou d’aujourd’hui, les « textbooks » (monographies) ayant par définition quelques années de retard, voire quelques décennies, par rapport à l’actualité scientifique.

Le problème est évident par exemple chez les professeur.es qui enseignent au collège à temps plein. La charge d’enseignement et la disponibilité requise aupès des étudiant.es ne leur laissent guère de temps pour se tenir au courant des nouveaux développements de la recherche, notamment en assistant à un cours à l’université durant l’année scolaire.

Ne reculant encore une fois devant aucun défi altruiste (!), et parce qu’il faut bien aussi payer le loyer depuis l’arrêt du financement de ce site, j’ai monté des formations en sciences cognitives que j’appelle l’École des profs et que j’ai eu le plaisir de donner une bonne douzaine de fois maintenant depuis 3 ans. De deux heures à deux jours, ces cours à « géométrie variable » peuvent mettre l’accent tant sur les aspects neurobiologiques que psychologiques des sciences cognitives, mais avec toujours en toile de fond une perspective évolutive et moult questions philosophiques et épistémologiques.

Comme je l’écrivais en mars dernier, que vous soyez une dizaine ou une trentaine, du même département ou de disciplines variées (ce qui ajoute souvent à la richesse des échanges), n’hésitez pas à me contacter pour discuter de vos besoins. Il me fera plaisir de créer pour vous des présentations sur mesure à partir du travail de recherche continuel que je suis appelé à faire pour les billets hebdomadaires de ce blogue (depuis plus de 6 ans) et autres présentations que je suis appelé à donner.

Merci, donc, de signaler cette offre à toute personne susceptible d’être intéressée.

* * *

Ce n’est certainement pas la même chose que le « happening » d’un véritable cours en chair et en os, mais le phénomène des cours à distance sur Internet, les « MOOC » (« massive open online course ») peut aussi être un moyen de se tenir à jour dans un domaine. Je vous donne juste l’exemple de celui que je commence aujourd’hui même sur les neurosciences computationnelles (faut bien mettre en pratique ce que je prône ci-haut !). Accessible par la plateforme Coursera (mais il en existe de nombreuses autres) et donné par deux profs de l’Universtié de Washington, il s’agit d’un cours de 8 semaines (3-4 heures par semaines) qui explore les capacités computationnelles de nos neurones, c’est-à-dire comment les influx nerveux se transmettent et interagissent pour faire des calculs permettant de percevoir, bouger, apprendre, mémoriser, etc.

C’est donc un cours nécessitant quelques notions de base en mathématiques (algèbre, probabilité, vecteur, matrice…) qui s’adresse aux étudiant.es gradué.es ou en fin de baccalauréat ainsi qu’à toute personne curieuse et assez disciplinée pour écouter les vidéos et faire les lectures requises à chaque semaine. J’espère que ce sera mon cas. Chose certaine, la première séance sur les bases du fonctionnement de la communication neuronale ressemblait pas mal à ce que je donne dans mes formations sur le sujet, ce qui est quand même rassurant, pour vous comme pour moi !

* * *

Preuve que ces MOOC ont le vent dans les voiles, je recevais enfin il y a quelques jours ce courriel d’Isabelle Virard :

« Vous serait-il possible de faire circuler l’information ci-dessous autour de vous, notamment au sein des professeurs de biologie ? Merci!

Forts du succès de la 1ère session, Aix-Marseille Université et l’Inserm proposeront dès le 24 janvier 2017 une nouvelle session du MOOC « Neurophysiologie cellulaire niveau 1 : comment les neurones communiquent ». Inscriptions (gratuites) ouvertes sur France Université Numérique : www.fun-mooc.fr . »

Du simple au complexe | Pas de commentaires


Pour publier un commentaire (et nous éviter du SPAM), contactez-nous. Nous le transcrirons au bas de ce billet.