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Lundi, 28 mai 2012
Nous sommes tous un réseau complexe

On a déjà parlé ici des vidéos de RSA Animate et de Brain Science Podcast et je vous avais promis de vous en signaler d’autres à l’occasion. Or les deux derniers de chacune de ces excellentes séries se complètent si bien que je vous les présente cette semaine en même temps !

Le RSA Animate intitulé The Power of Networks (premier lien ci-bas) est un exposé fascinant de Manuel Lima sur le véritable changement de paradigme qui s’est opéré durant le XXe siècle quant à la métaphore principale pour nous représenter le monde complexe dans lequel nous vivons. En gros, alors que l’arbre avec ses multiples embranchements avait été le modèle par excellence des siècles passé pour hiérarchiser les éléments du monde, celui-ci cède progressivement la place au réseau à mesure que nos connaissances sur ce monde se raffinent.

En effet, on s’est rendu compte que, dans la plupart des domaines, la règle plutôt que l’exception est que chaque élément d’un système est hautement interconnecté avec les autres. Que ce soit dans l’organisation de nos sociétés, dans les écosystèmes naturels ou sur Internet, le réseau avec ses liens dans toutes les directions représente bien plus adéquatement les choses que l’arbre avec ses bifurcations toujours dans le même sens.

Ce qui nous amène au 85e épisode de Brain Science Podcast (deuxième lien ci-bas) où le Dr. Ginger Campbell s’entretient avec le Dr. Sebastian Seung sur le projet de connectome humain. Il s’agit, un peu comme le séquençage du génome humain, d’essayer de faire une description complète de la structure du réseau de connexions neuronales qui forment le cerveau humain. Cela a pris une décennie pour y parvenir avec le système nerveux très simple du petit vers C. elegans qui ne possède que 302 neurones. Il est donc clair que la cartographie des connexions mutuelles de nos 80 milliards de neurones est un projet à très long terme. Malgré cela, plusieurs scientifiques comme le Dr. Seung croient que la connaissance de ces interconnexions dans le détail nous permettra de mieux comprendre la dynamique et les propriétés émergentes étonnantes du cerveau humain.

Et bien que chaque neurone peut ressembler un peu à un arbre avec son long axone comme tronc et ses dendrites comme branches, les connexions que forment chaque neurone avec des centaines, voire des milliers d’autres neurones créent un réseau d’une incroyable complexité, une toile d’araignée en trois dimensions dont on ne peut se permettre d’ignorer l’architecture.

i_lien RSA Animate – The Power of Networks
i_lien SEBASTIAN SEUNG EXPLORES BRAIN’S WIRING (BSP 85)
i_lien Sebastian Seung: I am my connectome
i_lien Connectome

Du simple au complexe | 6 commentaires »


6 commentaires à “Nous sommes tous un réseau complexe”

  1. [...] la structure en réseau sous-jacente à ces trois objets d’échelle fort différente qui pourrait en expliquer le [...]

  2. [...] la structure en réseau sous-jacente à ces trois objets d’échelle fort différente qui pourrait en expliquer le [...]

  3. [...] la structure en réseau sous-jacente à ces trois objets d’échelle fort différente qui pourrait en expliquer le [...]

  4. [...] Mais ce qui rend le projet « EyeWire » particulièrement excitant, c’est qu’en y collaborant, on peut avoir l’impression de participer à ce qu’on fait un peu tous les jours : essayer de mieux se comprendre. Sauf qu’on le fait ici à une échelle qui nous est autrement inaccessible, celle de la carte intime des connexions des neurones de notre cerveau, que certains appellent le « connectome ». [...]

  5. [...] de faire converger les éléments d’information que chacune peut recueillir. C’est le cas du Human Connectome Project qui veut combiner d’une part les données structurelles de la connectivité du cerveau [...]

  6. [...] de faire converger les éléments d’information que chacune peut recueillir. C’est le cas du Human Connectome Project qui veut combiner d’une part les données structurelles de la connectivité du cerveau [...]