mardi, 3 septembre 2019
Des souris et des humains qui retiennent à différents niveaux (plus un scoop!)
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Comme c’est la rentrée pour plusieurs aujourd’hui, on va parler d’apprentissage et de mémoire. Mais on va en parler à deux niveaux très différents. D’abord au niveau des neurones et des groupes de neurones qui encodent nos souvenirs avec la présentation de l’article « Persistence of neuronal representations through time and damage in the hippocampus » qui vient d’être publié dans la revue Science le 23 août dernier. Et ensuite au niveau psychologique et même social avec l’annonce du lancement de la 10e année de l’UPop Montréal qui donne des cours gratuits dans les bars et les cafés. Commençons donc par les souris de l’étude avant d’arriver aux humains qui boivent en apprenant! (suite…)
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mardi, 12 mars 2019
La trace de nos apprentissages observée dans l’hippocampe et le cortex

Apprendre change le cerveau. Mais comment ? Et où ? Depuis quelques décennies, avec le développement des techniques d’imagerie cérébrale, on a de plus en plus de pistes de réponse à ces questions. Mais comme souvent avec le cerveau, ô surprise, ce n’est pas simple… Considérons seulement deux études récentes s’intéressant aux multiples modifications que subissent certaines régions du cerveau avec l’apprentissage, en particulier l’hippocampe et le cortex pariétal. (suite…)
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mardi, 22 janvier 2019
Pourquoi l’oubli peut vous sauver la vie

Quand on parle de la mémoire humaine, on a toujours l’impression, implicitement, que plus égalerait mieux. Mais voilà que de plus en plus de neurobiologistes affirment le contraire : oublier permet de nous rendre plus efficace ! Deux questions importantes surgissent alors : 1) oublier quoi ? et 2) plus efficace pour quoi ? C’est ce que tente d’expliquer l’article du blogueur scientifique Tom Siegfried publié la semaine dernière sous le titre « Why forgetting may make your mind more efficient ». Oublier, donc. Mais quoi au juste ? (suite…)
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lundi, 19 novembre 2018
Des facultés cognitives utiles aux échecs… et dans la vie

Si vous êtes un amateur d’échecs comme moi, ou à plus forte raison un joueur ou une joueuse intermédiaire ou expert.e, vous êtes peut-être en retard sur votre journée de travail parce que vous regardez la 8e partie en cours (sur 12) du championnat mondial des échecs opposant le champion en titre depuis 2013, le norvégien Magnus Carlsen à l’aspirant américain Fabiano Caruana, numéro deux mondial. Mais contrairement à vous peut-être, j’ai la chance, grâce à mon métier de blogueur sur les sciences cognitives, de transformer ma procrastination matinale en « temps de réflexion » pour mon billet d’aujourd’hui. Les ruses de l’esprit humain vont bien au-delà de l’échiquier…
Après uniquement des parties nulles à date (donc 7!), que nous réserve cette 8e rencontre ou pendant en général 4 à 5 heures (7 heures pour la première!) deux êtres humains sont assis l’un devant l’autre et font essentiellement que… penser. En langage des sciences cognitives (puisqu’il faut bien en parler un peu ici pour justifier ma procrastination), on pourrait dire que leur cerveau fait du « offline » pendant l’immense majorité du temps où ils réfléchissent, et du « online » quand ils finissent par bouger de temps en temps leurs pièces. Mais au fait, qu’entend-t-on au juste par « réfléchir » quand on joue aux échecs ? Quels sont les mécanismes cognitifs ou mentaux qui sont alors sollicités ? (suite…)
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mardi, 10 octobre 2017
L’engramme mnésique, ou la trace concrète d’un souvenir dans notre cerveau

Comme je l’ai présenté ici le 11 septembre dernier, voici le résumé d’un aspect de mon cours #4 de l’université du troisième âge (UTA) que je donnerai demain à Longueuil et lundi prochain à St-Bruno (l’ordre habituel a été inversé car St-Bruno a fait une pause hier pour l’Action de grâce).
J’ai eu l’idée de choisir cet aspect du cours dont je vais vous parler aujourd’hui en me rappelant une conversation récente avec un ami médecin pourtant généralement bien au fait des avancées en neurosciences. Or celui-ci ne connaissait ni les travaux des dernières années ayant permis de nouveaux développements dans notre compréhension du support biologique de nos souvenirs, ni la technique les ayant rendu possible, l’optogénétique. Alors je me suis dit que ce ne serait peut-être pas inutile d’en parler ici… (suite…)
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