lundi, 15 juin 2026
Les enfants de M.C. Escher : Francisco Varela, Edgar Morin et… Douglas Hofstadter !
Il y a une dizaine de jours, je suis allé voir l’exposition en cours à Montréal jusqu’au 30 août sur Maurits Cornelis Escher (1898-1972), le graveur illusionniste. Grand fan de cet artiste hors norme depuis mon adolescence, j’ai néanmoins été ébloui par cette exposition qui m’a fait découvrir plusieurs de ses œuvres « alimentaires » (estampes, illustrations de livres, etc.) moins connues. Bien que je sois d’accord avec les critiques sur les aspects techniques et muséales de Catherine Lalonde dans l’article du lien précédent, les trois personnes qui m’accompagnaient (merci Isabelle, Ana et Renaud !) ont autant trippé que moi, entre autres parce qu’elles ont été comme moi aussi beaucoup marquées par l’œuvre du neurobiologiste et philosophe Francisco Varela (dont je parle abondamment dans mon livre) et qui s’est souvent servi des dessins d’Escher pour rendre compte de certains de ses concepts originaux (autopoîèse, énaction). C’est ce que je voudrais souligner dans le reste de ce billet, non sans oublier une autre grand sociologue et philosophe qui nous a quitté récemment à l’âge vénérable de 104 ans, Edgar Morin. Car Morin avait lui aussi mis de l’avant des aspects récursifs et autoréférentiels de l’expérience humaine que certaines œuvres d’Escher rendent à merveille. Sans parler de Douglas Hofstadter, qui m’a pour ainsi dire sauté au visage en terminant l’écriture de ce billet ! (suite…)
De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires









