{"id":1908,"date":"2020-07-27T19:34:55","date_gmt":"2020-07-27T18:34:55","guid":{"rendered":"http:\/\/www.blog-lecerveau.org\/?p=8979"},"modified":"2022-01-04T21:07:04","modified_gmt":"2022-01-04T20:07:04","slug":"se-deshabituer-du-bruit-pour-diminuer-son-stress-et-son-inflammation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/2020\/07\/27\/se-deshabituer-du-bruit-pour-diminuer-son-stress-et-son-inflammation\/","title":{"rendered":"Se d\u00e9shabituer du bruit pour diminuer son stress et son inflammation"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" class=\"alignleft  wp-image-8984\" title=\"fx1\" src=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/wp-content\/uploads\/fx1.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"300\" \/>De retour de quelques jours dans le Bas-du-fleuve qu\u00e9b\u00e9cois, j\u2019ai pu appr\u00e9cier sa brise maritime mais aussi son silence. Dans ma tente, je n\u2019entendais pratiquement rien les soirs sans vents. \u00c9trange sensation pour un urbain comme moi habitu\u00e9 \u00e0 la rumeur constante de la ville. Cela m\u2019a rappel\u00e9 deux articles r\u00e9cents dont j\u2019aimerais vous parler aujourd\u2019hui\u00a0: l\u2019un sur les vertus du silence pour <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/blog\/2011\/06\/27\/neurogenese-et-depression\/\"><span style=\"color: #008080;\">la neurogen\u00e8se c\u00e9r\u00e9brale<\/span><\/a><\/span>, et l\u2019autre sur une voie de signalisation du stress et ses effets sur l\u2019inflammation. Et comme souvent, il est possible de faire des liens entre les deux\u2026<!--more--><\/p>\n<p>L\u2019article du journaliste scientifique S\u00e9bastien Bohler <strong><span style=\"color: #808080;\"><a href=\"https:\/\/www.cerveauetpsycho.fr\/sr\/cerveaux-confines\/12-le-confinement-ferait-pousser-les-neurones-19352.php?from=EMA20STD&amp;utm_source=email&amp;utm_medium=email&amp;utm_campaign=nl_cp_confinement_N9\"><span style=\"text-decoration: none; color: #808080;\">publi\u00e9 le 29 avril dernier dans la revue Cerveau &amp; Psycho<\/span><\/a><\/span><\/strong> rappelle justement <strong><span style=\"color: #808080;\"><a href=\"https:\/\/theconversation.com\/bring-the-noise-has-technology-made-us-scared-of-silence-10988\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #808080;\">une \u00e9tude de 2012<\/span><\/a><\/span><\/strong> o\u00f9 des \u00e9tudiants, angoiss\u00e9s par le silence, lui pr\u00e9f\u00e9raient le bruit de fond rassurant d\u2019une radio, d\u2019un t\u00e9l\u00e9viseur ou d\u2019un t\u00e9l\u00e9phone diffusant de la musique. Pourtant l\u2019on sait que l\u2019exc\u00e8s de bruit est n\u00e9faste \u00e0 plusieurs niveaux, constituant une source de stress et affectant \u00e0 la baisse nos capacit\u00e9s de m\u00e9moire et d\u2019attention. Et pourtant on en vient \u00e0 s\u2019habituer \u00e0 sa pr\u00e9sence, \u00e0 ne plus le remarquer. Ainsi, c\u2019est souvent lorsque le r\u00e9frig\u00e9rateur s\u2019arr\u00eate qu\u2019on s\u2019aper\u00e7oit, par contraste avec un silence soudain, qu\u2019il faisait un ronronnement bruyant.<\/p>\n<p>Ce ph\u00e9nom\u00e8ne <span style=\"color: #ff9900;\"><a href=\"https:\/\/lecerveau.mcgill.ca\/flash\/d\/d_03\/d_03_cr\/d_03_cr_que\/d_03_cr_que.html\"><span style=\"color: #ff9900;\">d\u2019habituation<\/span><\/a><\/span> peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une forme \u00e9l\u00e9mentaire d\u2019apprentissage. Je me souviens, pour avoir eu la chance de travailler un peu avec le mollusque marin <em>Aplysia californica <\/em>durant mes \u00e9tudes, <strong><span style=\"color: #808080;\"><a href=\"https:\/\/en.wikipedia.org\/wiki\/Aplysia_gill_and_siphon_withdrawal_reflex\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #808080;\">comment ce mollusque marin cessait de contracter son siphon et sa branchie si on les touchait plusieurs fois de suite.<\/span><\/a><\/span><\/strong> Au bout d\u2019une dizaine de fois, la contraction \u00e9tait presque nulle, comme si l\u2019animal avait \u00ab\u00a0compris\u00a0\u00bb qu\u2019il ne s\u2019agissait l\u00e0 que d\u2019une algue que le courant marin faisait ondoyer sur son corps. Et aujourd\u2019hui, c\u2019est le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne qui est \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le cerveau d\u2019un humain qui n\u2019entend plus le bruit de son frigo ou la rumeur de la ville tellement elle est constante.<\/p>\n<p>Mais cette constance d\u2019un bruit, m\u00eame si on s\u2019y habitue, pourrait avoir des effets cognitifs ind\u00e9sirables. En fait, tout est une question de compromis, de \u00ab\u00a0trade off\u00a0\u00bb dirait nos coll\u00e8gues anglophones. Car l\u2019habituation participe au ph\u00e9nom\u00e8ne plus large de l\u2019adaptation en g\u00e9n\u00e9ral. Un environnement peut \u00eatre par exemple stressant parce que bruyant, mais si l\u2019organisme est contraint d\u2019y demeurer, il va avoir tendance \u00e0 s\u2019y adapter \u00e0 court ou moyen terme, m\u00eame si, \u00e0 long terme, cela peut avoir des effets n\u00e9fastes sur sa long\u00e9vit\u00e9. C\u2019est le cas d\u2019une personne qui habite dans une ville bruyante ou d\u2019une proie qui nait dans un pic de pr\u00e9dateur. Dans ce dernier cas, <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/blog\/2014\/02\/03\/demystifier-neuroscience-et-epigenetique\/\"><span style=\"color: #008080;\">l\u2019\u00e9pig\u00e9n\u00e9tique<\/span><\/a><\/span> nous permet de comprendre aujourd\u2019hui que ces jeunes li\u00e8vres, par exemple, seront plus stress\u00e9s et auront sans doute <strong><span style=\"color: #888888;\"><a href=\"https:\/\/www.enr.gov.nt.ca\/fr\/services\/lynx\/cycle-du-lynx-et-du-lievre-damerique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #888888;\">une esp\u00e9rance de vie moindre que ceux qui naitraient quand il y a moins de lynx<\/span><\/a><\/span><\/strong>. Mais justement, le fait d\u2019\u00eatre stress\u00e9 quand il y a beaucoup de lynx leur permettra sans doute de mieux survivre \u00e0 court ou moyen terme en \u00e9tant plus vigilants par rapport aux pr\u00e9dateurs.<\/p>\n<p>De nombreux ph\u00e9nom\u00e8nes biologiques peuvent \u00eatre mieux compris ainsi \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019\u00e9volution. En fait, comme le disait d\u00e9j\u00e0 Theodosius Dobzhansky (1900 \u2013 1975) : \u00ab\u00a0Rien n\u2019a de sens en biologie, si ce n\u2019est \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019\u00e9volution\u00a0\u00bb. C\u2019est ainsi que Bohler, dans son article, rend compte d\u2019un r\u00e9sultat int\u00e9ressant <strong><span style=\"color: #808080;\"><a href=\"https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/pubmed\/?term=Effects+of+auditory+stimuli+and+their+absence+on+adult+hippocampal+neurogenesis\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #808080;\">publi\u00e9 en 2013<\/span><\/a><\/span><\/strong>\u00a0d\u00e9montrant que le silence favorise la production de futurs nouveaux neurones dans l\u2019hippocampe de souris alors qu\u2019un bruit de fond constant la diminue. Un effet par ailleurs semblable \u00e0 celui de <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/blog\/2016\/08\/08\/5670\/\"><span style=\"color: #008080;\">l\u2019exercice physique qui, par l\u2019entremise du facteur de croissance BDNF,<\/span><\/a><\/span> stimule lui aussi la neurogen\u00e8se dans le cerveau de souris.<\/p>\n<p>Or Bohler attire l\u2019attention sur le fait qu\u2019il peut sembler paradoxal que de nombreuses personnes se sentent mal quand leur environnement est trop silencieux, et ouvrent alors par habitude la radio ou la t\u00e9l\u00e9vision pour tromper l\u2019ennui que ce silence g\u00e9n\u00e8re en eux. Mais ce qu\u2019ils font \u00e0 ce moment, c\u2019est au fond garder constant un environnement auquel ils se sont habitu\u00e9s, pour lequel leur cerveau est d\u00e9j\u00e0 bien \u00ab\u00a0configur\u00e9\u00a0\u00bb, pour ainsi dire. Et ce, m\u00eame si cet environnement bruyant vient avec son lots d\u2019effets pas n\u00e9cessairement tr\u00e8s d\u00e9sirables sur le long terme (diminution de la concentration et donc de l\u2019apprentissage, niveau de base du stress plus \u00e9lev\u00e9, etc.).<\/p>\n<p>Un grand silence inhabituel pourrait alors constituer pour notre cerveau, comme le sugg\u00e8re Bohler, un signal que l\u2019on se retrouve dans un nouvel environnement auquel on doit s\u2019adapter. Et que comme toute adaptation oblige le cerveau \u00e0 fa\u00e7onner de nouveaux circuits nerveux, la production de nouveaux neurones serait alors un ph\u00e9nom\u00e8ne comportant un avantage ind\u00e9niable du point de vue de l\u2019\u00e9volution pour favoriser <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/blog\/2019\/04\/30\/8050\/\"><span style=\"color: #008080;\">la cr\u00e9ation de ces nouvelles traces<\/span><\/a><\/span>, de ces nouveaux chemins neuronaux. Ou pour le dire comme Bohler :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0[Le silence] fourbirait en quelque sorte ses armes, sous forme de ces frais et jeunes neurones encore tr\u00e8s modelables, afin de faire jouer toutes sa neuroplasticit\u00e9 et faire face \u00e0 un contexte in\u00e9dit. [\u2026] Il nous fait sortir, par sa discr\u00e9tion et par son immensit\u00e9, de nos habitudes.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\">* * *<\/p>\n<p>On retrouve, dans l\u2019autre article dont je voulais vous parler, un autre ph\u00e9nom\u00e8ne qui semble s\u2019expliquer en termes de compromis \u00e9volutif. En l\u2019occurrence, d\u2019un effet b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 court terme au prix d\u2019un inconv\u00e9nient \u00e0 plus long terme. Dans un article publi\u00e9 en juin dernier et intitul\u00e9 \u00ab <strong><span style=\"color: #808080;\"><a href=\"https:\/\/www.cell.com\/cell\/fulltext\/S0092-8674(20)30687-5\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #808080;\">Origin and Function of Stress-Induced IL-6 in Murine Models <\/span><\/a><\/span><\/strong>\u00bb, Hua Qing et ses coll\u00e8gues exposent eux aussi une situation qui semble de prime abord paradoxale : le fait qu\u2019un stress aigu semble amplifier les maladies inflammatoires malgr\u00e9 le fait que plusieurs hormones de stress (comme le cortisol) sont bien connues pour affaiblir notre syst\u00e8me immunitaire. Mais l\u2019\u00e9tude faite chez la souris montre que cela est possible parce que le taux d\u2019adr\u00e9naline et de noradr\u00e9naline qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve durant un stress aigu entra\u00eene l\u2019augmentation de la production de l\u2019interleukine-6 (IL-6), une cytokine pro-inflammatoire. Cette mol\u00e9cule est rel\u00e2ch\u00e9e par les cellules adipeuses brunes (\u00ab brown fat cells \u00bb) et entraine la lib\u00e9ration par le foie du glucose n\u00e9cessaire \u00e0 <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"http:\/\/lecerveau.mcgill.ca\/flash\/i\/i_03\/i_03_p\/i_03_p_que\/i_03_p_que.html\"><span style=\"color: #008080;\">la r\u00e9ponse de fuite ou de lutte<\/span><\/a><\/span> devant l\u2019agent stressant (on parle d\u2019hyperglyc\u00e9mie due au stress).<\/p>\n<p>Jusqu\u2019ici tout va bien, et l\u2019on d\u00e9couvre une fois de plus une r\u00e9ponse en cascade permettant de favoriser l\u2019action, un peu comme avec la d\u00e9couverte r\u00e9cente de <span style=\"color: #008080;\"><a href=\"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/blog\/2019\/09\/23\/la-reaction-au-stress-aigu-initiee-par-une-hormone-secretee-par-les-os\/\"><span style=\"color: #008080;\">la s\u00e9cr\u00e9tion d\u2019ost\u00e9ocalcine par nos os<\/span><\/a><\/span>. Le probl\u00e8me c\u2019est qu\u2019encore une fois, ce processus adaptatif rapide vient au prix d\u2019un d\u00e9savantage \u00e0 plus long terme\u00a0: une mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e lors de r\u00e9actions inflammatoires subs\u00e9quentes. Il semble donc que nous puissions nous adapter remarquablement rapidement \u00e0 des changements stressants dans notre environnement, mais que lorsque nous le faisons, c\u2019est souvent au d\u00e9triment de notre \u00e9quilibre biologique plus lointain dans le temps. Donc fuir ou combattre le stress aigu pour ne pas qu\u2019il devienne chronique et vous mette en <span style=\"color: #ff0000;\"><a href=\"http:\/\/lecerveau.mcgill.ca\/flash\/a\/a_03\/a_03_p\/a_03_p_que\/a_03_p_que.html\"><span style=\"color: #ff0000;\">inhibition de l\u2019action<\/span><\/a><\/span> c\u2019est bien, mais favoriser des environnements o\u00f9 l\u2019on ne rencontre tout simplement pas de menaces r\u00e9elles ou symboliques, cela semble encore mieux sur le long terme.<\/p>\n<p>La p\u00e9riode estivale est un bon moment pour aller <strong><span style=\"color: #888888;\"><a href=\"https:\/\/www.sciencepresse.qc.ca\/actualite\/2020\/07\/27\/nature-quete-silence\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><span style=\"color: #888888;\">dans de tels environnements paisibles, loin du bruit <\/span><\/a><\/span><\/strong>et du stress de toutes sortes. C\u2019est ce que je tenterai de faire pour ma part dans les prochaines semaines. On se revoit donc vers la fin ao\u00fbt pour mettre en pratique, je nous le souhaite, la conclusion de l\u2019article de S\u00e9bastien Bohler\u00a0sur le bruit, qui s\u2019applique aussi au stress en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0:<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Le bruit va donc reprendre. Graduellement, petit \u00e0 petit, et toujours <em><span style=\"font-family: 'Arial',sans-serif;\">crescendo<\/span><\/em>. Et nous serons toujours plus fatigu\u00e9s. Sauf si, d\u00e9sormais conscients de ces m\u00e9canismes, nous d\u00e9cidons d\u2019en \u00eatre les ma\u00eetres. Et de faire silence, r\u00e9guli\u00e8rement. Par mesure d\u2019hygi\u00e8ne mentale. Et pour laisser un peu de place \u00e0 nos neurones\u2026\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De retour de quelques jours dans le Bas-du-fleuve qu\u00e9b\u00e9cois, j\u2019ai pu appr\u00e9cier sa brise maritime mais aussi son silence. Dans ma tente, je n\u2019entendais pratiquement rien les soirs sans vents. \u00c9trange sensation pour un urbain comme moi habitu\u00e9 \u00e0 la rumeur constante de la ville. Cela m\u2019a rappel\u00e9 deux articles r\u00e9cents dont j\u2019aimerais vous parler [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[935,936],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1908"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2084,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1908\/revisions\/2084"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1908"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1908"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.blog-lecerveau.org\/avance\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1908"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}