Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 25 mars 2019
Le « corps-cerveau » sous toutes ses coutures

Je dis souvent qu’on ne devrait plus prononcer le mot cerveau tout seul, mais toujours de parler du « corps-cerveau ». Car on le sait maintenant hors de tout doute, un cerveau qui perçoit une situation stressante va causer, si la situation persiste, bien du tort au corps qui le porte. Et inversement un cerveau plein d’espoir va en quelque sorte s’auto-tromper au point où le corps qui le porte va aller mieux. On appelle ça l’effet placebo.

De même, juste dans l’actualité neuroscientifique des dernières semaines, on trouve par exemple le communiqué d’une étude intitulé « Heavy Drinking in Teens Causes Lasting Changes in Emotional Center of Brain ». On y explique que les beuveries adolescentes peuvent amener des modifications épigénétiques qui vont altérer l’expression d’un gène produisant une protéine essentielle à la formation de synapses dans l’amygdale cérébrale. Ces anomalies de câblage pouvant plus tard augmenter les risques de divers problèmes psychologiques, incluant bien sûr la dépendance à l’alcool. (Lire la suite…)

Que d'émotions! | Pas de commentaires


Mardi, 19 mars 2019
La fameuse question des différences cognitives entre les femmes et les hommes

Le sujet d’aujourd’hui n’est pas lié à une étude récente particulière comme c’est souvent le cas ici. Mais comme on me questionne vraiment très souvent sur les différences cognitives entre les femmes et les hommes, il semble que la chose intrigue encore et ce, comme on va le voir, peut-être pas nécessairement pour les bonnes raisons. Car il y a d’une part un discours voulant, pour paraphraser le titre d’un ouvrage à succès, que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus. Les différences y sont souvent si exagérées que c’en est presque drôle. Tellement qu’on en vient à se demander si ce ne serait pas les auteurs de ces livres qui vivent sur une autre planète… Et à l’opposé, on assiste depuis une décennie ou deux à la montée d’un discours à l’extrême opposé, qui affirme que les différences entre les deux sexes ne sont que des conséquences de notre éducation. Tout serait donc culturel pour la simple (et simpliste) raison que notre cortex fait preuve d’une grande plasticité (ce qui n’est pas faux, mais pas tout non plus). Malgré la caution scientifique que ce second discours semble apporter aux luttes contre le sexisme (celui que subissent les femmes en particulier), il ne résiste pas une analyse rigoureuse des données scientifiques disponibles et dessert malheureusement plus qu’il n’aide ces luttes nécessaires.

C’est pourquoi un collectif de chercheur.es de différentes disciplines des sciences cognitives avait publié dans le journal Le Monde du 15 avril 2016 un article intitulé « En sciences, les différences hommes-femmes méritent mieux que des caricatures ». (Lire la suite…)

De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires


Mardi, 12 mars 2019
La trace de nos apprentissages observée dans l’hippocampe et le cortex

Apprendre change le cerveau. Mais comment ? Et où ? Depuis quelques décennies, avec le développement des techniques d’imagerie cérébrale, on a de plus en plus de pistes de réponse à ces questions. Mais comme souvent avec le cerveau, ô surprise, ce n’est pas simple… Considérons seulement deux études récentes s’intéressant aux multiples modifications que subissent certaines régions du cerveau avec l’apprentissage, en particulier l’hippocampe et le cortex pariétal. (Lire la suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires


Mardi, 5 mars 2019
Du bienfait de la relâche pour apprécier les illusions d’optique

C’est la semaine de relâche scolaire et si vous avez des enfants j’espère que vous en profiterez pour aller jouer dehors avec eux, considérant tous les bienfaits connus que cela apporte. Et si vous n’en avez pas, ce serait peut-être une bonne idée de… relâcher un peu votre boulot quand même ! Parce que depuis au moins une décennie, on sait que rêvasser, c’est très bon pour le cerveau ! Sauf que selon un sondage, 83% des américains affirment ne jamais avoir le temps de relaxer ou de laisser libre cours à leurs pensées durant une journée. Or je le répète en anglais s’il le faut car la littérature scientifique est maintenant très solide là-dessus : Your Brain Needs More Downtime ! C’est pour cela que ce billet sera très court, pour vous (et me) permettre d’avoir un peu plus de temps libre pour laisser s’exprimer notre réseau du mode par défaut

En fait, l’une des choses toujours agréable pour se ressourcer, c’est justement un petit retour aux sources. Et dans le cas du Cerveau à tous les niveaux, l’une de ses sources d’inspiration fut le site web Neuroscience for Kids qui existe toujours et continue de choisir mensuellement son « Site of the Month ». Et pour le mois de mars 2019, le site à l’honneur est “The Illusions Index“, un répertoire déjà impressionnant et appelé à grandir d’illusions d’optique, un sujet abordé d’ailleurs il y a longtemps dans notre thème sur la vision. (Lire la suite…)

Les détecteurs sensoriels | Pas de commentaires


Mardi, 26 février 2019
L’histoire d’amour de Marian Diamond avec le cerveau et sa plasticité

Plusieurs personnes m’ont signalé le passage récent d’un documentaire sur le cerveau sur les ondes de Radio-Canada. Mais contrairement à d’autres signalements semblables que l’on me fait parfois, les gens semblaient avoir été beaucoup touchés par celui-ci. Et avec raison, car « Mon histoire d’amour avec le cerveau » raconte l’histoire d’une pionnière remarquable des neurosciences modernes, Marian Diamond, décédée en juillet 2017 à l’âge de 90 ans. Je ne saurais donc trop vous recommander l’écoute de la version originale intitulée « My Love Affair with the Brain : The Life and Science of Dr. Marian Diamond » ou de sa version française qui se retrouve sur le site tout.tv ou sur Youtube. (Lire la suite…)

Au coeur de la mémoire | Pas de commentaires