Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 20 août 2018
Se mettre à jour avec « l’École des profs » et faire avancer les neurosciences avec Mozak

Avant d’entrer dans le vif du sujet d’aujourd’hui, j’aimerais dire un mot sur les formations que j’offre à partir de ce site et de ce blogue.  J’ai par exemple eu le plaisir d’en donner une la semaine dernière au cégep de Thetford durant toute une journée. Ces « écoles de profs », comme je les appelle, donnent l’occasion à des profs de biologie, psychologie ou soins infirmiers (comme c’était le cas mercredi dernier, mais parfois aussi des profs de philosophie, sociologie, etc.) de se mettre un peu à jour en ce qui concerne les avancées récentes dans le vaste domaine des sciences cognitives.

J’ai peine à suivre cette effervescence avec mes billets de blogue hebdomadaires, alors imaginez un prof à temps plein avec plusieurs groupes au cégep ! C’est d’ailleurs comme ça que je justifie un peu cette petite « longueur d’avance » que j’essaie de leur faire partager. D’innombrables publications récentes sur l’épigénétique, le réseau du mode par défaut, le concept d’affordance ou de recyclage neuronal ou encore la technique révolutionnaire de l’optognénétique bousculent ainsi les grands paradigmes scientifiques sur lesquels on s’appuyait jusqu’ici pour comprendre la nature humaine. Et cela semble être apprécié si j’en juge par le mélange de ravissement et de doute qui transparaît souvent à la fin de ces journées. La notion d’aire spécialisée dans le cerveau est donc passablement dépassée malgré ce qu’en disent encore certaines monographies de référence (qui ont forcément des années de retard sur ce qui se publie chaque semaine) ? Dix nouvelles questions fascinantes surgissent alors, et bien que notre niveau de confusion augmente, il augmente pour des raisons plus intéressantes et plus importantes, comme le dit une citation que j’aime amener à la fin de ces journées… ;-)

Avant d’entrer dans le contenu du billet d’aujourd’hui, j’en profite donc, en ce début de session, pour offrir mes services pour de telles formations. Comme vous pouvez le voir sur ma page de l’École des profs, leur durée et leur contenu sont adaptables selon vos besoins. Et ces formations peuvent aussi s’adresser à d’autres publics que des profs, comme des professionnels de la santé (ostéopathes, éducateurs somatiques, etc.). Avec les petits dons que je reçois pour mes billets de blogue, ces conférences sont devenues mon gagne-pain après que le gouvernement conservateur au pouvoir en 2013 ait décidé de couper le financement qu’obtenait alors Le cerveau à tous les niveaux depuis dix ans. Mais malgré les soucis générés par cet événements, je dois dire que j’adore aujourd’hui rencontrer de « vrais cerveaux » pour échanger avec eux de neurosciences. De là à dire que je remercie Stephen Harper, il n’y a qu’un pas, que j’hésite tout de même à franchir…  ;-P (Lire la suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires


Mardi, 7 août 2018
Une neuroscientifique explique les effets de l’alcool sur le cerveau… en se saoulant !

Et elle ne fait pas que ça. Elle explique aussi les effets du sucre sur le corps-cerveau en mangeant des bonbons, les effets de l’insomnie en passant une nuit blanche, les effets de la grippe tout en étant grippée et même les effets d’une rupture amoureuse en rompant avec son copain ! Ou du moins, c’est ce qu’elle laisse croire. Nous y reviendrons en conclusion.

Cette neuroscientifique, c’est Shannon Odell. Plus précisément candidate au doctorat en neuroscience au Weill Cornell Medical College de l’université Cornell à New York. Elle a commencé en novembre dernier cette série de vidéos de cinq minutes intitulée « Your Brain On Blank » où elle se met en scène en expliquant de façon très dynamique, et non moins rigoureuse et accessible, ce qui se passe dans votre cerveau et votre corps quand vous avez tel ou tel comportement. (Lire la suite…)

Le plaisir et la douleur | Pas de commentaires


Mardi, 24 juillet 2018
Podcasts sur la nature biologique de notre « esprit »

Les vacances estivales sont bien sûr faites pour se reposer. Et quoi de mieux pour ce faire que d’écouter, en déambulant dans la nature, quelques bons podcasts sur la nature biologique de notre « esprit » ! ;-) C’est donc de deux de ces podcasts tournant autour de ce thème dont j’aimerais vous parler cette semaine. (Lire la suite…)

L'émergence de la conscience | Pas de commentaires


Mardi, 17 juillet 2018
Les cerveaux souvent étranges des autres animaux

On a bien raison de trouver le cerveau humain mystérieux et merveilleux. C’est en effet cette même fabuleuse machine qui nous permet de chanter, d’avoir mal, de voir, d’aimer, de faire la révolution ou d’aller magasiner. Et bien sûr de parler de tout ça, dans un blogue par exemple.

Mais ce n’est pas parce que les autres animaux ne peuvent pas nous expliquer « l’effet que ça fait » d’être une chauve-souris, une coquerelle ou un alligator que leur cerveau n’en est pas moins étrange et fascinant pour autant. C’est ce qu’a voulu illustrer Kayleen Schreiber dans sa série d’infographic (pour employer le terme consacré en anglais) « Weird Animal Brain ». Schreiber, qui est docteure en neuroscience, se consacre à la communication scientifique sur différents canaux, dont son site web et le site de vulgarisation collectif Knowing Neurons. (Lire la suite…)

De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires


Mardi, 3 juillet 2018
Deux exemples de « paysages d’attracteurs » en neurobiologie

Je reviens cette semaine sur le fascinant concept de « paysages d’attracteurs » (« attractor landscapes », en anglais) présenté la semaine dernière pour en donner deux exemples plus spécifiques à la neurobiologie.

Car l’exemple de l’animation de Nicky Case qui montrait comment représenter les fluctuations d’une population de poissons en termes de paysage d’attracteurs permettait également de comprendre certains phénomènes associés, comme l’effet de seuil d’un « tipping point ». Mais qu’en est-il de nos populations de cellules nerveuses et des signaux qu’elles s’échangent ? Leur développement ou leur comportement peut-il aussi être mieux compris à la lumière du concept de paysage d’attracteurs ?

La réponse, affirmative vous vous en doutez bien, est venue dès 1956 dans une publication du biologiste du développement anglais Conrad Waddington. (Lire la suite…)

Du simple au complexe, Le développement de nos facultés | Pas de commentaires