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Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Lundi, 20 décembre 2010
Neurobiologie de la charité

mendiant

En cette période du temps des Fêtes propice au don, que sait-on de ce comportement d’un point de vue scientifique ? D’abord qu’il active les voies dopaminergiques de la récompense. Ensuite, que cette activation est même généralement supérieure lorsqu’on donne que lorsqu’on reçoit une même somme d’argent, par exemple. « Donner fait plus plaisir que recevoir » : le vieil adage a donc maintenant des fondements neurobiologiques.

Des études comme celle de l’équipe de Paul Slovic viennent toutefois préciser que notre générosité est plus encline à se manifester pour un cas particulier (un enfant affamé photographié dans un camp de réfugiés en Afrique) que pour des statistiques démontrant un problème d’une ampleur beaucoup plus grande (la malnutrition de millions d’enfants en Afrique). Les sujets disposant de 5$ pour l’expérience y allant de dons de 2.50$ en moyenne pour l’enfant affamé et d’environ 0.50$ seulement pour le même problème à grande échelle.

Il semble donc que ce qui nous fait décider de donner ou de ne pas donner renvoie directement aux émotions que peut susciter en nous un autre être humain, beaucoup plus que l’analyse rationnelle de statistiques, aussi criantes soient-elles. Mais quoi de plus normal quand on songe à notre longue histoire évolutive au cours de laquelle le contact avec les autres êtres humains a toujours eu la plus grande importance pour une espèce sociale comme la nôtre.

Ce phénomène, plusieurs publicités d’organismes de charité l’exploitent depuis longtemps. Le sachant à l’œuvre dans notre cerveau, à nous de décider peut-être un peu plus consciemment à qui notre argent sera le plus utile. Et nous fera le plus plaisir… 

i_lien To give or not to give: It’s all about the brain
a_lien To Increase Charitable Donations, Appeal to the Heart — Not the Head
i_lien The Frontal Cortex (Jonah Lehrer’s Blog)

Le plaisir et la douleur | 1 commentaire


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