Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






Mardi, 18 décembre 2018
Karl Friston : vers une grande théorie unificatrice du vivant et de la cognition ?

J’aimerais vous parler cette semaine d’un fascinant reportage de Shaun Raviv publié dans la revue Wired le 13 novembre dernier sur un personnage devenu incontournable en les sciences cognitives, Karl Friston. Je parle de reportage plutôt que d’une entrevue car le journaliste a passé plus d’une semaine à Londres l’été dernier pour pondre ce texte sur «The Genius Neuroscientist Who Might Hold the Key to True AI». Titre qui peut paraître un peu sensationnaliste et facile, l’intelligence artificielle étant devenue le « buzz word » que l’on sait. Mais au fond ce titre est plutôt sobre et conservateur, car ce que Friston croit avoir identifié, pour reprendre les termes du journaliste, n’est rien de moins que le principe organisateur de toute forme de vie et de toute forme d’intelligence ! (Lire la suite…)

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Lundi, 10 décembre 2018
Premier atlas virtuel en 3D de toutes les cellules du cerveau de souris

Le premier atlas complet en 3D du cerveau de souris vient d’être lancé conjointement avec la publication des travaux ayant permis sa réalisation dans la revue Frontiers in Neuroinformatics. Intitulé A Cell Atlas for the Mouse Brain, cet article détaille les nombreuses étapes qui ont rendu possible le Blue Brain Cell Atlas, accessible sur Internet par son portail. (Lire la suite…)

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Lundi, 3 décembre 2018
L’étrange ordre des choses selon Antonio Damasio

De l’autopoïèse à l’homéostasie, et de l’affect à la culture, il n’y aurait qu’un pas qu’Antonio Damasio tente de franchir dans son dernier bouquin publié au début de l’année et intitulé « The Strange Order of Things: Life, Feeling, and the Making of Cultures ». Depuis au moins « L’erreur de Descartes » (1994, traduit en français en 1995), Damasio n’a jamais cessé de rappeler comment notre raison, loin d’être la chose désincarnée et rationnelle que l’on croit, s’enracinait littéralement dans nos émotions. Sans ces dernières, aucun choix éclairé ne serait vraiment possible, du moins en ce qui concerne notre survie ou ce qui, dans nos sociétés modernes, nous facilite la vie. C’est ce dernier pas, cette dernière brique à cet édifice qu’il construit depuis trois bonnes décennies, que l’on retrouve dans son dernier ouvrage si j’en crois cette recension dans Knowing Neurons et celle-là dans The Gardian. (Lire la suite…)

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Lundi, 26 novembre 2018
La sieste aidera votre jeune enfant à consolider ses apprentissages… s’il n’est pas trisomique

On ne passerait pas environ le tiers de notre vie à être couché immobile et inconscient, bref à dormir, si cela ne nous était pas grandement bénéfique. Et de fait, on commence à comprendre les nombreux bienfaits du sommeil pour l’organisme, et en particulier pour le cerveau. Cela va de l’élimination accrue des déchets comme la protéine bêta-amyloïde, à la diminution de surface des synapses augmentée par les innombrables stimulations de la journée (un « reset » nécessaire des connexions neuronales de l’ordre de 20%). L’un des effets positif du sommeil les plus étudiés est sans doute la consolidation des apprentissages significatifs qu’il favorise dans certains réseaux de neurones (qui eux vont donc conserver l’augmentation d’efficacité acquise durant la journée).

C’est cette contribution du sommeil à la consolidation des apprentissages qui vient d’être une fois de plus confirmée dans une étude faite sur les tous jeunes enfants (de 2 à 4 ans environ). (Lire la suite…)

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Lundi, 19 novembre 2018
Des facultés cognitives utiles aux échecs… et dans la vie

Si vous êtes un amateur d’échecs comme moi, ou à plus forte raison un joueur ou une joueuse intermédiaire ou expert.e, vous êtes peut-être en retard sur votre journée de travail parce que vous regardez la 8e partie en cours (sur 12) du championnat mondial des échecs opposant le champion en titre depuis 2013, le norvégien Magnus Carlsen à l’aspirant américain Fabiano Caruana, numéro deux mondial. Mais contrairement à vous peut-être, j’ai la chance, grâce à mon métier de blogueur sur les sciences cognitives, de transformer ma procrastination matinale en « temps de réflexion » pour mon billet d’aujourd’hui. Les ruses de l’esprit humain vont bien au-delà de l’échiquier…

Après uniquement des parties nulles à date (donc 7!), que nous réserve cette 8e rencontre ou pendant en général 4 à 5 heures (7 heures pour la première!) deux êtres humains sont assis l’un devant l’autre et font essentiellement que… penser. En langage des sciences cognitives (puisqu’il faut bien en parler un peu ici pour justifier ma procrastination), on pourrait dire que leur cerveau fait du « offline » pendant l’immense majorité du temps où ils réfléchissent, et du « online » quand ils finissent par bouger de temps en temps leurs pièces. Mais au fait, qu’entend-t-on au juste par « réfléchir » quand on joue aux échecs ? Quels sont les mécanismes cognitifs ou mentaux qui sont alors sollicités ? (Lire la suite…)

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